Drame à Liège : ce qui s’est réellement passé

Rédaction en ligne

mercredi 14 décembre 2011, 09:17

Vers 12h30, Nordine Amrani tire sur la foule déclenchant un mouvement de panique dans Liège. Les rumeurs successives créent la confusion dans tout le centre-ville. Mais que s’est-il réellement passé ? La chronologie des faits

Drame à Liège : ce qui s’est réellement passé

©belga

Etait-il seul ? Y avait-il d’autres tueurs ? Que s’est-il passé place Cathédrale ? La confusion a régné, à Liège, en début d’après-midi, suite à ce geste inexpliqué de Nordine Amrani. Que s’est-il réellement passé à Liège ? Voici la chronologie des faits.

12h30. Nordine Amrani, un Liégeois de 33 ans, habitant rue de Campine et connu de la justice, se dirige vers la place Saint Lambert. Plus précisément sur la plate-forme qui surplombe la gare des bus. Sur la place, le village de Noël est exceptionnellement fermé, en raison des bourrasques.

12h33. Deux explosions sourdes retentissent dans le centre de Liège, suivies d’une rafale de coups de feu, puis de nouvelles explosions. Nordine Amrani vient de lancer des grenades et de tirer au fusil automatique sur la foule, principalement des jeunes adolescents qui sortent d’examens.

12h40. Des dizaines de personnes sont touchées par les déflagrations et les morceaux de vitres des abribus qui ont explosé. Les gens courent dans tous les sens, se réfugient dans les commerces avoisinants. C’est la panique générale. Sur la dalle, un dernier coup de feu : Nordine Amrani vient de se tirer une balle dans la tête et s’effondre. Tout est fini mais personne ne le sait encore.

12h50. La police boucle et évacue la place. Une rumeur tenace fait état de deux autres personnes armées qui courent encore dans les rues avoisinantes. Un flot de personnes paniquées déboule de l’îlot Saint-Michel. Des policiers dégainent, prêts à tirer. Au fil des rumeurs et des mouvements de foules, tout le centre-ville est cadenassé et interdit à la circulation. La rumeur s’étend : il y aurait aussi des blessés rue Saint-Paul, à quelques centaines de mètres. Les policiers déboulent par dizaine. C’est le chaos.

13h40. C’est cette fois la place Cathédrale qui est au centre des rumeurs. Des policiers, à pied ou en véhicules, en uniformes ou en civils, affluent vers la place. Tous les commerces y sont fermés. Fausse alerte, à nouveau.

14h50. Les services de sécurité ont enfin l’assurance que cette tuerie est le fait d’un « tireur isolé ». La police annonce que la situation est sous contrôle.