ArcelorMittal : la CSC s’inquiète de la délocalisation des stocks d’acier

Rédaction en ligne

jeudi 29 décembre 2011, 08:07

Redoutant l’effet des grèves sur son approvisionnement en temps réel, Renault a demandé à ArcelorMittal de ne plus stocker ses commandes d’acier à Liège.

ArcelorMittal : la CSC s’inquiète de la délocalisation des stocks d’acier

La CSC voit dans la demande du constructeur automobile français Renault, qui ne veut plus que l’acier produit à Liège et qui lui est destiné soit stocké sur le site de l’usine principautaire, un signe du début de désengagement d’ArcelorMittal dans le « froid » en Cité Ardente. Le groupe sidérurgique, qui assumera un surcoût de 10 à 15 euros par tonne pour satisfaire son client français, est « en train de réunir les conditions économiques pour justifier la fermeture partielle de la phase à froid à Liège, après la fermeture définitive de la phase à chaud », estime-t-on.

Le porte-parole d’ArcelorMittal Liège, Etienne Botton, confirme la demande du groupe français. « Renault craint que des travailleurs décident de bloquer ses stocks dans le cadre d’une nouvelle action sociale. Or, dans le secteur de l’industrie automobile, on travaille à flux tendu, avec des livraisons ‘just in time’. » Le site liégeois a déjà perdu des commandes en raison de la crainte de clients face aux grèves, ajoute-t-il.

La CSC redoute une fermeture partielle

La branche « plat carbone » d’ArcelorMittal Europe a perdu des parts de marché. « Deux millions de tonnes d’acier sur les neuf derniers mois », indique le secrétaire régional de la CSC Metal, Jordan Atanasov. « Ce sont des volumes très importants, qui correspondent aux trois-quarts de la production de Liège. » Le syndicaliste redoute que la phase à froid liégeoise soit, en compensation, au moins partiellement fermée.

(belga)