Fermeture du chaud à Liège : « Les Liégeois sont un peu biesses »

Rédaction en ligne

lundi 23 janvier 2012, 09:49

Selon un rapport commandé par la Région wallonne, la phase à chaud de Liège n'a plus d'avenir. « Il faut une commission de réconciliation entre Liégeois afin de trouver, ensemble, une meilleure façon de répondre aux exigences de Mittal », a estimé l'auteur de l'étude.

Fermeture du chaud à Liège : « Les Liégeois sont un peu biesses »

La fermeture du chaud à Liège est irréversible ». C'est une des conclusions du rapport du bureau de consultants Laplace Conseil, commandé par la Région wallonne suite à la décision d'ArcelorMittal de fermer la phase à chaud à Liège.

Selon Marcel Genet, l'auteur du rapport Laplace, la fermeture du chaud à Liège est irréversible, en raison notamment du déclin des outils depuis 1970 mais aussi de l'attitude – « l'aveuglement » écrit même L'Echo – des syndicats qui a refroidi l'ardeur des actionnaires successifs. L'Echo pointe aussi le manque de vision des patrons locaux qui « n'ont pas su motiver une base ouvrière manipulée par des « irresponsables incontrôlés », peut-on lire dans l'édition de lundi du journal.

« Les Liégeois sont un peu biesses »

Sévère, ce rapport ? « Je trouve qu'ils sont un peu biesses », s'est justifié Marcel Genet, sur les ondes de La Première, lui-même originaire de la Cité ardente, estimant que ces informations étaient déjà connues. « J'ai été très objectif et ferme avec l'ensemble des Liégeois – syndicats mais aussi direction et autorités publiques, ndlr – qui ont fait partie du système de décision ».

« Créons une commission de réconciliation entre Liégeois afin de trouver, ensemble, une meilleure façon de répondre aux exigences de Mittal », a ensuite déclaré lundi, Marcel Genet.« C'est ma plus importante recommandation ».

Les consultants, qui pointent aussi l'échec d'ArcelorMittal, conseillent de créer une filiale pour y loger le froid, pour éviter de le voir disparaître. « Le froid peut être sauvé à condition que nous changions notre manière de travailler et que nous cessions nos querelles », a conclu Marcel Genet.

G.D, avec belga