Meister Sprimont : « On doit être vigilant »

Rédaction en ligne

mardi 28 février 2012, 10:46

Emily Hoyos (Ecolo) est « heureuse » de voir qu’une information judiciaire est en cours sur les incidents qui se sont produits chez Meister Sprimont mais la vigilance est de mise.

Interviewée par la Première, Emily Hoyos, candidates à la co-présidence d’Ecolo, est revenue sur ce qui s’est passé chez l’entreprise Meister à Srimont.

Dimanche, une vingtaine d’hommes, mandatés par la direction allemande du groupe, ont envahi le site de Sprimont dans l’intention d’emporter du matériel. Une centaine de travailleurs et de syndicalistes se sont postés devant l’usine pour bloquer toute sortie de convoi. La police est intervenue pour évacuer les vigiles.

« Ce qui s’est passé est particulièrement choquant, c’est d’une violence inouie, c’est inédit. Chaque Wallonne, chaque Wallonne ont été choqués », a déclaré la présidente du parlement wallon, Emily Hoyos

« Je suis heureuse de voir qu’une information judiciaire est en cours », a-t-elle ajouté.

« Notre modèle de concertation sociale est précieux »

« On doit être vigilant, notre modèle de concertation sociale est précieux, c’est le modèle belge : tout ce qui d’une manière ou d’une autre pourrait légitimer des formes tout à fait inacceptables de pression sur les travailleurs et les entreprises de manière générale devrait être condamné de la manière de la plus ferme possible », a dit Emily Hoyos.

« J’ai la crainte que la vigilance s’estompe et que ce type de phénomène inédit se banalise »

Ouverture d’une information judiciaire

Le procureur du Roi de Liège, Danièle Reynders, a ouvert une information judiciaire à la suite des incidents qui se sont produits dans l’entreprise Meister à Sprimont.

Cette information judiciaire s’appuie sur trois plaintes qui sont parvenues au parquet de Liège.

« Trois ouvriers ont porté plainte pour coups et blessures à la suite de l’intervention d’une milice privée sur le site de l’entreprise liégeoise », a confirmé le parquet de Liège.

« Plusieurs sociétés voisines de la société Meister ont également déposé plainte mais pour l’enlèvement de palettes de marchandises qui ont été utilisées par les travailleurs pour se réchauffer devant le site de l’entreprise », a ajouté Danièle Reynders. « La troisième plainte concerne l’intervention d’une milice privée venue d’Allemagne. Selon la loi Tobback, les sociétés de gardiennage doivent obtenir une autorisation pour opérer sur le territoire belge. Les sociétés, belges ou étrangères, qui ne disposent pas de cette autorisation tombent sous le coup de la loi sur les milices privées et sont passibles de poursuites judiciaires. »

P.LA (avec Belga)