Meister Sprimont : seul 10 % du personnel a repris le travail
Rédaction en ligne
mercredi 29 février 2012, 10:11
Le travail a repris ce mercredi matin chez Meister Sprimont mais tout le personnel n’a pas pu travailler à cause des dégâts matériels causés à la société.
© Le Soir (Michel Tonneau)
Seul 10 % du personnel a pu reprendre le travail ce mercredi matin à Meister Sprimont vu les dégâts causés dans l’entreprise par la milice privée qui a tenté de force de récupérer des marchandises bloquées par les travailleurs. « Le travail reprend progressivement, mais ce n’est qu’aujourd’hui que nous constatons réellement l’ampleur des dégâts au niveau du matériel », explique Jean-Luc Noirfalise, délégué principal FGTB Métal. « Il faudra un peu de temps pour que tout soit opérationnel ».
Dimanche, une vingtaine d’hommes, qualifiée de « milice privée », ont débarqué sur le site dans l’intention d’emporter du matériel. Deux travailleurs ont été agressés, et du matériel de production cassé.
Réunis en assemblée générale mardi après-midi, les travailleurs du groupe Meister à Sprimont ont approuvé la désignation d’un manager de crise pour relancer l’activité de l’entreprise.
« L’assemblée générale a duré deux heures, nous avons joué la carte de la transparence », souligne René Petit, secrétaire régional CSC Metea, pour le front commun syndical.
« L’assemblée a avalisé l’accord que nous avions dégagé avec le conciliateur social, l’auditeur du travail et les avocats de la direction plus tôt dans l’après-midi ».
Le travail reprendra donc mercredi à 6 heures. « Du moins en théorie », précise le responsable du syndicat chrétien. « Car techniquement, il y aura des problèmes à la suite des dégradations de dimanche. Les travailleurs seront présents, ce sera au nouveau responsable du site à gérer la situation ».
Par ailleurs, le personnel, qui s’inquiétait du paiement des salaires, a obtenu la garantie qu’il serait rémunéré en temps et en heure.
Le conflit social touche la société Meister depuis lundi dernier lorsque la direction a annoncé que deux importantes commandes, initialement prévues à Sprimont, seraient réalisées ailleurs. La direction avait été séquestrée mercredi dernier.
P.LA et P.VA (avec Belga)