Naissance d'une réserve à Bassenge

ANNE-CATHERINE DE BAST

mercredi 23 mai 2012, 10:45

La biodiversité se développe dans une nouvelle réserve naturelle de 4 hectares, à flanc de côteaux, gérée par un pâturage. Orchidées et grillons champêtres y ont déjà été découverts.

Naissance d'une réserve à Bassenge

Le site a été acquis par Natagora, avec le soutien financier du Baron Edgar Kesteloot, ancienne cheville ouvrière du « Jardin extraordinaire » © M tonneau,

Le réseau de réserves naturelles de la Montagne Saint-Pierre, à cheval sur les régions wallonne et flamande, vient de s'agrandir un petit peu : Natagora et Natuurpunt, associations de défense de la nature, ont inauguré mardi la réserve naturelle de « Derrière les Massottes – Baron Edgar Kesteloot » à Boirs (Bassenge), rue Thier au Moulin. Une geste symbolique, en cette journée internationale de la diversité.

La nouvelle réserve de 4 hectares, très pentue, se compose de prairies maigres de fauche, essentiellement gérées par un pâturage extensif de moutons rustiques de la race Mergelland. On peut trouver dans cet espace des grillons champêtres, insectes terrestres, en abondance. Tandis que deux variétés d'orchidées y ont également été découvertes.

Le soutien d'Edgar

Pour aider la biodiversité à se développer sur le site, une haie constituée de 17 espèces indigènes à fleurs et à fruits a été plantée au pied du site lors d'une opération de sensibilisation à destination du grand public, il y a deux ans. Elle devrait permettre de nourrir les insectes butineurs, les oiseaux et autres mammifères. Et en partie haute de la réserve, un verger à hautes tiges a été mis en place. Les arbres plantés produiront d'anciennes variétés de pommes, tandis que leur écorce, à terme, abritera une nourriture variée pour les oiseaux.

Le site a été acquis il y a deux ans par Natagora, avec le soutien financier du Baron Edgar Kesteloot, ancienne cheville ouvrière du « Jardin extraordinaire », l'émission emblématique de la RTBF. L'association a également bénéficié de moyens mis à disposition par le projet européen Life Hélianthème, qui vise à préserver les pelouses calciques. Dans le cadre de ce dernier, la région est d'ailleurs prioritaire : la vallée du Geer abrite les derniers reliquats de pelouses sur gravier, qui caractérisent les réserves de la Montagne Saint-Pierre, et permettent le développement d'une végétation mixte, à la fois typique des pelouses calcaires mais aussi des espèces plus acidophiles.

Le site est accessible au public, mais aucun sentier n'est balisé. Puisqu'il s'agit d'un pâturage, mieux vaut s'y aventurer lors des visites guidées organisées par les associations de défense de la nature.

Pour plus d'infos : www.natagora.be