200 étudiants français à la belle étoile
PHILIPPE BODEUX
mardi 03 juillet 2012, 11:56
Liège. En France, les places sont rares pour certaines filières comme la logopédie. Ce qui motive des étudiants français à camper devant l'école de la Ville de Liège. Les étudiants liégeois, belges ne doivent pas tarder à s'inscrire.
Des étudiants français ont dormi sur le trottoir dans la nuit de dimanche à lundi Non pour être les premiers aux soldes mais pour sinscrire à lécole de logopédie © Michel Tonneau
De la rue Hazinelle jusqu'à la place Cathédrale, plus de 200 étudiants français, parfois accompagnés par un ami ou leur famille, ont dormi dans la nuit de dimanche à lundi sur le trottoir. Un seul but : s'inscrire à la Haute-Ecole de la Ville de Liège, section logopédie. Une formation pour laquelle les places, en France, sont rares.
« Nous sommes habitués depuis pas mal d'années à compter des étudiants français dans nos différentes filières mais c'est la première fois que nous sommes confrontés à pareil phénomène, explique Pierre Stassart, l'échevin liégeois PS de l'Instruction publique. Quelques jours plus tôt, c'est à Bruxelles que les mêmes étudiants français ont campé devant une autre école de logopédie. »
Alertées par quelques noceurs qui festoyaient au « Village Gaulois », les autorités de la Ville ont avancé l'heure d'ouverture des inscriptions. « Dès 7 heures du matin ce lundi, nous avons ouvert la porte de l'école, histoire que ces étudiants n'attendent pas plus longtemps dehors », explique Pierre Stassart. Ils ont donc pu s'inscrire en respectant l'ordre d'une liste informelle dressée par leurs soins qui comptait pas loin de 300 étudiants alors que le maximum pour la première année de logopédie est de 400 places. « Tous ces étudiants français ne s'inscriront pas définitivement chez nous : il y a des doublons. Ce n'est que lorsque le minerval sera payé (NDLR : 555 euros pour la première année) que nous pourrons voir exactement combien il en reste. »
En attendant, l'échevin conseille aux étudiants non-français de ne pas tarder à s'inscrire vu que, théoriquement, plus de 300 des 400 places sont déjà prises.
« Jusqu'à présent, nous n'avons jamais dû refuser un étudiant pour manque de place en logopédie. S'il a trop d'étudiants pré-inscrits par rapport au nombre de places, nous établirons une liste d'attente. Et puis, nous estimons que si François Hollande applique sa politique de revalorisation de l'enseignement français, nous aurons moins de flux vers nos écoles. »