« On a perdu un emblème »

JULIE SCHYNS

mercredi 08 août 2012, 09:52

Suite au décès de Michel Daerden, des registres de condoléances ont été ouverts dans différentes communes. A Herstal et à Ans, les marques de sympathie abondent par dizaines. A Liège, seuls quelques citoyens se sont déplacés.

« On a perdu un emblème »

Papa, tu vas laisser un grand vide. » Suite à l'annonce du décès de Michel Daerden, les marques de sympathie du genre fleurissent dans les registres de condoléances ouverts à la population, au sein des administrations communales.

À Herstal, un registre, à côté duquel trône une photo de Michel Daerden en compagnie de son fils, Frédéric, bourgmestre herstalien, est accessible aux citoyens depuis ce mardi matin. « Salut l'artiste », « Nous perdons un grand homme politique au service de tous », « C'est grâce à ton père que je suis devenu socialiste »… Sur le coup de midi, déjà plus d'une trentaine de personnes étaient venues rendre hommage au défunt et surtout écrire quelques mots à l'attention de son fils.

Comme Véronique : « J'espère que Frédéric s'en sortira aussi bien que son papa. Michel Daerden a vraiment fait beaucoup de choses pour Ans, il a été rejeté de façon injuste. C'était quelqu'un de très proche des gens et quand il parlait, on l'écoutait jusqu'au bout. » Le registre est ouvert au public tous les jours de cette semaine, de 9 à 12 heures.

Par contre, à l'Hôtel de Ville de Liège, le registre de condoléances déposé, dès lundi, dans la salle des Pas perdus, est resté presque vierge… Il restera accessible jusqu'à la semaine prochaine, de 10 à 17 heures.

A Ans, véritable fief de l'homme politique, les habitants font la file pour exprimer leur tristesse. Ouvert depuis ce lundi, le registre, déposé dans la salle du conseil face à une photo de l'ex-maïeur, a déjà récolté près d'une centaine de marques de sympathie. Malgré sa récente éviction de la vie politique ansoise, la notoriété de Michel Daerden semble être restée intacte. « Personnellement, je le considérais un peu comme mon deuxième papa, affirme Christian, avec émotion. Je l'ai bien connu quand il était gamin. Il était à l'écoute et savait rester simple. On a perdu un emblème. »

Pour Véronique, Ansoise également, Michel Daerden était un homme extraordinaire : « J'avais besoin de lui et il a fait énormément pour moi. Malgré tout ce qu'on peut dire sur lui, il écoutait tout le monde. »

Wendy, elle, vote pour lui depuis qu'elle a 18 ans : « Il avait le sens de l'humour. Il aimait boire son petit verre de vin mais il ne faisait de mal à personne… La politique je m'en fous mais lui, c'est le seul pour qui je me déplace. Désormais, je voterai blanc… » Le registre sera accessible jusqu'à là semaine prochaine.