« Judaïca Hebraïca » : un regard sur le judaïsme visible quelques jours encore au Grand Curtius

JOEL MATRICHE

mardi 14 août 2012, 08:54

« Judaïca Hebraïca » : un regard sur le judaïsme visible quelques jours encore au Grand Curtius

A l’origine du parcours présenté quelques jours encore au Grand Curtius, de larges extraits d’une collection privée, celle d’Isy Halpern, antiquaire liégeois © Michel Tonneau

Il reste aux esthètes, aux curieux, aux amateurs d’histoire, de culture, de beaux objets moins d’une semaine pour voir « Judaïca Hebraïca », une étonnante exposition présentée au Grand Curtius.

A l’origine de ce parcours, de larges extraits d’une collection privée, celle d’Isy Halpern, antiquaire liégeois lancé depuis près de 30 ans à la recherche d’objets témoignant de la richesse du judaïsme. « Je pensais depuis longtemps à cette exposition, racontait ainsi récemment l’antiquaire au Centre communautaire juif et laïc. Au départ, j’espérais pouvoir la montrer au public liégeois durant une ou deux semaines dans l’ancienne église Saint-André, place du Marché, Mais lorsque j’ai présenté mon projet à Jean-Marc Gay, directeur du Grand Curtius, il s’est tout de suite enthousiasmé et a décidé d’accueillir l’exposition dans les salles de son musée (…) Il s’agit de montrer aux visiteurs tant des œuvres d’art religieux que des objets de la vie quotidienne, évoquant les nombreuses facettes du judaïsme, de l’Antiquité jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. Ces pièces proviennent principalement d’Europe centrale et d’Europe de l’Est, mais aussi du Maghreb, de France, des Etats-Unis, de l’Iran... Une section de l’exposition évoque le tourisme en Palestine sous l’Empire ottoman et le Mandat britannique. » Au fil du parcours, visible jusque lundi prochain au Grand Curtius, de nombreux objets de la vie quotidienne sont ainsi exposés, rappelant que la religion juive se

vit avant tout au sein du foyer. L’aspect spirituel est évidemment aussi très présent dans l’exposition qui compte des livres et objets de culte, parfois rares et précieux : ornements de bâtons de Torah, nèr tamid (une veilleuse synagogale), yad (le guide de lecture de la Torah), mènorah (chandelier à sept branches), bougeoirs, beaux livres et lithographies.

La présence juive à Liège – En 1806, six familles juives étaient ainsi recensées – est aussi largement commentée, en particulier la construction à la fin du 19è siècle de l’actuelle synagogue dans le quartier d’Outremeuse.