Moins de médecins, plus de biologistes à l'ULg

JULIE SCHIJNS

lundi 27 août 2012, 08:59

Enseignement. Les filières les plus réprésentées sont, dans l'ordre, les sciences médicales, les sciences économiques et de gestion et les sciences juridiques.

Moins de médecins, plus de biologistes à l'ULg

L’ULg enregistre une hausse des inscriptions par rapport à l’an dernier « C’est assez inhabituel, remarque Bernard Rentier, le recteur © Belga

Mille sept cent nonante-cinq. C'est le nombre de nouveaux inscrits en première année de baccalauréat à l'Université de Liège (ULg). Ce chiffre, arrêté au 23 août dernier, représente une augmentation de près de 14 % par rapport à l'an passé (à la même date). « C'est assez inhabituel, remarque Bernard Rentier, recteur de l'ULg. Lors de la clôture des inscriptions à la fin du mois de septembre, on n'arrivera pas à un pourcentage d'augmentation aussi élevé mais ça donne une idée de l'évolution. »

Les détails des inscriptions en première année de bac sont publiés sur le site Internet de l'université, section par section. Celles-ci sont classifiées en trois catégories : sciences humaines et sociales (47 % des nouveaux inscrits en 1er bac), sciences (24 %) et sciences de la santé (29 %).

Sans surprise, les filières les plus représentées sont, dans l'ordre, les sciences médicales (264 inscrits), les sciences économiques et de gestion (234) et les sciences juridiques (181). Au sein des sciences médicales, on note, toutefois, une régression des inscriptions en médecine : 250 étudiants pour 270 l'année dernière et 281 en 2010. « Il y a eu beaucoup de remous en médecine avec la suppression du numerus clausus, commente le recteur. Il y a également l'examen-test qui sera instauré à Noël qui pourrait décourager les étudiants. Je craignais une augmentation et heureusement elle n'a pas l'air d'avoir lieu, on pourra donc gérer le nombre d ‘étudiants. »

On note, par contre, une nette progression au niveau des sciences agronomiques et de l'ingénierie biologique. Même constat au niveau des sciences (physique, chimie, biologie, géologie, géographie). Et si le nombre d'inscrits en sciences de l'ingénieur ne diminue pas, on n'observe pas de tendance à la hausse. « Ce sont des métiers dont on a besoin, il y a une pénurie, affirme Bernard Rentier. Il faudra peut-être travailler là-dessus. »

http://www.ulg.ac.be/cms/c_2128103/suivre-levolution-des-inscriptions