Neufchâteau dit oui au Parc

JEAN-LUC BODEUX ET ERIC BURGRAFF

jeudi 19 avril 2012, 10:36

Haut-sur-Sûre/Forêt d'Anlier. Les élus chestrolais ont dit oui à l'adhésion de Neufchâteau dans le Parc naturel. Il couvrira bientôt sept communes. Le nouveau plan de gestion, avec une vision à 10 ans, devra être voté par chaque commune concernée.

Le parc naturel Haute-Sûre / Forêt d'Anlier est en effervescence ces derniers jours avec sa fête annuelle en apothéose, (lire ci-contre). Mais sur le terrain administratif, c'est dans les conseils communaux que cela se passe. Après Bastogne la semaine dernière, Jean-Marie Pairoux, président de la commission de gestion du Parc, et Donatien Liesse, directeur, sont passés ce mardi par Neufchâteau et Habay pour présenter le plan de gestion 2013-2023.

Neufchâteau. À l'unanimité, les élus chestrolais ont donc décidé d'adhérer au Parc, rejoignant ainsi les communes de Habay, Léglise, Fauvillers, Bastogne, Martelange et Vaux-sur-Sûre. Des élus manifestement conquis par le projet et la méthode de travail. « Nous étions demandeurs, dit le bourgmestre Yves Evrard, car nous pouvons jouer en quelque sorte une porte d'entrée du parc. Je suis notamment impressionné par le pragmatisme du directeur Donatien Liesse et sa capacité à mobiliser des subventions. »

Plan de gestion. Dernier né des parcs naturels en Wallonie, ce parc est aussi le premier à présenter un plan de gestion détaillé. « Après dix ans de fonctionnement nous avons acquis de la maturité pour gérer tout le dédale administratif et toute une série de projets », explique Jean-Marie Pairoux. Pour le plan à venir, les responsables du Parc ont retenu 65 pistes d'action. Le plan initial (2002-2012) en avait prévu 97 et 75 ont pu être réalisées.

En terme de patrimoine naturel, cinq grandes priorités sont dégagées : l'étude, la protection et la restauration des espèces et habitats (certaines sont en recrudescence, d'autres, en régression). « Il faut aussi assurer une gestion intégrée des ressources en eau, lutter contre le fléau des plantes invasives et coordonner les politiques régionales, commente Donatien Liesse. Seconde priorité : le patrimoine bâti, l'aménagement du territoire, en préservant ou restaurant les paysages, en planifiant les énergies renouvelables, en restaurant le petit patrimoine. »

Le développement rural et économique n'est pas oublié. En matière agricole, le parc souhaite pousser la transformation, aider à la commercialisation, poursuivre l'encadrement agronomique. Le développement d'une image attractive du territoire est un autre objectif : créer plus de randonnées, mieux utiliser les nouvelles technologies, créer des produits touristiques, etc. Les défis ne manquent pas, et c'est à l'unanimité que les élus habaysiens et chestrolais ont accepté ce plan de gestion.