En selle, sur un Bia vélo
NOELLE JORIS
lundi 23 avril 2012, 09:59
240 vélos ont été livrés ce samedi à Namur. Premier essai concluant dans la foule des chalands du week-end. 240 abonnements ont déjà été vendus. Les Namurois n'ont plus qu'à s'emparer du système.
Henry, Grandchamps, Hoyos, Prévot
Trois Ecolos et un CDH à vélo : pas de doute, on est en campagne à Namur © N JORIS
Ils sont arrivés, neufs, propres et bien huilés. Avec leurs garde-boue turquoise, leur petit panier à commissions, et leur sonnette au timbre aigu. Les 240 « Bia Vélos » ont été livrés ce samedi à Namur.
Les Bia Vélos, ce sont ces vélos partagés que la Ville de Namur, à l'initiative de Patricia Grandchamps (Écolo), échevine de la mobilité, a décidé d'implanter dans 24 stations réparties dans le centre-ville, ainsi qu'à Jambes et Salzinnes. Le système a fait ses preuves dans de grandes villes comme Bruxelles, Paris ou encore Luxembourg. Depuis samedi, Namur est la première ville wallonne à proposer aux citoyens ce nouveau mode de déplacement.
Comment ça marche ? C'est plutôt simple ! Première étape : se rendre à une des stations. Celle du Grognon, par exemple. Sur chacune d'entre elles, se trouvent une borne ainsi que les vélos fixés à des socles. En quelques clics sur la borne, ou en scannant sa carte d'abonnement, le point d'attache libère le vélo. Avec une petite manette, on règle la hauteur de la selle, puis on range son sac à main dans le panier apposé au guidon, et on est prêt à rouler.
Quelques petites secondes pour trouver son équilibre puis le coup de pédale revient rapidement. Cinq minutes plus tard, après avoir slalomé entre les piétons dans la rue de l'Ange, on se retrouve en haut de la rue de Bruxelles, place d'Omalius où une station a été aménagée le long du parc Marie-Louise.
Quelques vélos y sont déjà stationnés, mais des socles sont également libres. On glisse le nôtre sur l'un d'eux, et un signal sonore informe que le verrouillage est correctement effectué. Premier essai réussi !
Le temps d'effectuer quelques courses dans le quartier et, une demi-heure plus tard, deuxième essai à la station de la place Maurice Servais, cette fois : sept vélos y sont encore disponibles.
On insère le code reçu lors de la première utilisation, et un nouveau Bia Vélo se libère. La mise en selle est déjà plus facile, que lors de la première utilisation. C'est bien connu : le vélo ça ne s'oublie pas !
Quatre minutes plus tard, en empruntant le halage en bord de Sambre et de Meuse puis le pont des Ardennes, nous arrivons à notre destination finale, à Jambes au rond-point Joséphine Charlotte, où quelques points d'attache vides permettent de remettre aisément le Bia vélo en place. Jusqu'à son prochain utilisateur.
Le Tout-Namur n'a plus qu'a s'emparer du système. À ce jour, plus de 250 abonnements ont déjà été distribués.