Optimaliser la ligne 165 Virton-Athus-Rodange

JEAN-LUC BODEUX

mercredi 02 mai 2012, 09:06

Transports. Les Amis du Rail et les bourgmestres concernés ont dressé le bilan de la réouverture, après 5 ans.

Optimaliser la ligne 165 Virton-Athus-Rodange

La ligne 165 fonctionne bien mais il subsiste des lacunes et des points à améliorer comme les tarifs transfrontaliers, jugés prohibitifs par les Amis du rail © Frédéric Humblet

Cinq ans après la réouverture de la ligne 165 Virton-Athus-Rodange, les bourgmestres concernés du Sud-Luxembourg (Virton, Meix, Aubange, Habay) et les maires des communes françaises voisines ont refait le point de la situation avec les Amis du Rail. Car si la ligne fonctionne bien, il subsiste des lacunes et des points à améliorer, même s'il y a une volonté, enfin, des autorités politiques belges pour faire avancer les choses. On rappelle à ce propos la réunion voici un mois à Attert entre le ministre luxembourgeois Claude Wiseler et le secrétaire d'État CDH Melchior Wathelet.

Les points de tracas des Amis du Rail portent toujours sur les tarifs transfrontaliers, jugés prohibitifs. L'abonnement au départ de Rodange coûte 45 euros au navetteur, avec accès au réseau luxembourgeois complet. D'Aubange, à 3 km de là, il coûte 70 euros et 80,50 euros de Halanzy. Idem au départ de Kleinbettingen (45 euros) alors qu'à Arlon, c'est 85,5 euros + 25 ou 30 euros de parking.

Ce dossier doit prochainement être abordé par les autorités belgo-luxembourgeoises. Idem pour l'homologation urgente des rames Desiro qui prendront le relais des automotrices A41.

Michel Ambroise (Amis du Rail) critique par ailleurs le projet de zones de covoiturage initié par la Province de Luxembourg. Pour lui, « cela va à l'encontre des transports publics et c'est favoriser la voiture, même partagée. » « C'est de plus un plan qui a été créé sans concertation avec les autorités communales », estime le bourgmestre CDH d'Aubange Jean-Paul Dondelinger, opposé à ce projet. Il estime que c'est aller à contre-courant de tout ce qui se fait au Luxembourg, afin d'éviter le tout à la voiture.

Trains bondés

Le bourgmestre méchois Pascal François pense par ailleurs qu'il serait utile de rouvrir le point d'arrêt de Meix-devant-Virton, ses citoyens devant prendre leur voiture pour aller en gare de Virton. « Turpange serait aussi une autre opportunité de réouverture, estime Michel Ambroise, car il y a beaucoup d'étudiants qui n'ont comme solution que le TEC, mais les communications sont lentes. »

D'autres points ont été soulevés, notamment le manque de relations ferroviaires directes avec les communes françaises voisines, mais aussi le manque de communication tout court pour faire connaître aux navetteurs français potentiels les gares qui jouxtent la frontière.

Enfin, l'échevin habaysien Olivier Barthelemy a pointé des trains bondés aux heures de pointe. « Les abonnés paient cher pour ne pas avoir de place assise. C'est anormal. Certains ont d'ailleurs choisi de reprendre leur voiture… »

On le voit, tout n'est évidemment pas noir, mais il subsiste bien des points à régler encore. Les bourgmestres vont adresser un cahier de revendications aux responsables de la SNCB.