Le commerce indépendant résiste aux grandes enseignes

NOELLE JORIS

lundi 11 juin 2012, 09:34

Economie. « Les routes du commerce », se dérouleront à Namur le 22 juin.

Le commerce indépendant résiste aux grandes enseignes

Le commerce indépendant tient toujours le haut du pavé à Namur malgré 74 fermetures en 2011, la plupart pour cause de faillite Mais les commerçants namurois veulent plus de propreté et une amélioration de la mobilit

Le 22 juin, vingt commerçants indépendants namurois feront découvrir, en soirée, les coulisses de leur commerce. Il s'agira de la troisième édition des « Routes du commerce », une initiative de l'Union des classes moyennes (lire par ailleurs). Pour ces commerçants, ce sera l'occasion de faire découvrir leur métier et de rencontrer leur clientèle. Une manière aussi de se démarquer des grandes enseignes, souvent plus impersonnelles, et de faire découvrir la réalité du tissu commercial namurois. Celui-ci se caractérise en effet par une majorité de petits commerces de détail gérés par des indépendants. « Les commerces indépendants sont plus nombreux que les grandes enseignes : ils représentent environ 950 des 1.100 commerces que compte Namur », explique Jean-Luc Maquet, président de l'association des commerçants de Namur.

La qualité d'abord

Des commerces de détail qui, en misant sur la qualité et l'originalité de leurs produits, résistent bien face aux grandes enseignes. « Une des forces de Namur, c'est cette complémentarité entre les grandes enseignes et les petits commerces. Les grandes enseignes attirent de la clientèle, qui vient ensuite dans nos commerces. L'inverse se produit également », analyse M. Vedovato, qui a ouvert il y a quelques mois, avec son épouse, le magasin de chaussures « Marine » dans le piétonnier. « Depuis quelques années, on observe un changement d'attitude du client. Il est moins friand des grandes enseignes. Il a de plus en plus envie d'un service personnalisé, d'un contact avec le commerçant », explique pour sa part Mme Fernémont de la boulangerie-pâtisserie « Carrément Bon ». Autre élément explicatif de cette bonne santé du commerce indépendant à Namur : la politique commerciale de la Ville. « Depuis 70 ans, les autorités communales refusent d'implanter de gros centres commerciaux en périphérie, qui pourraient faire concurrence aux petits commerces du centre-ville, rappelle Jean-Luc Maquet. De manière globale, on peut donc dire que, oui, les commerçants indépendants se portent bien à Namur. Mais j'en entends aussi qui souffrent »,

poursuit-il.

En 2011, 74 commerces namurois ont fermé leurs portes. Quelques-uns pour des départs à la retraite, mais la plupart pour cause de faillite. « Il y a toujours trois grands aspects que les commerçants namurois souhaitent voir s'améliorer : les problèmes de mobilité et notamment de stationnement, la sécurité et la propreté dans les rues du centre », conclut-il.