Mont-Fat selon Dormio

LUC SCHARES

jeudi 19 juillet 2012, 09:30

Dinant. L'investisseur hollandais présentait les détails de son projet pour le site de Mont-Fat.

Mont-Fat selon Dormio

Le tracé du funiculaire est en bleu, exactement là où passait naguère le télésiège On distingue aussi la place, la verdure et les parkings en gris foncé © D R

L'avenir du site de Mont-Fat a déjà fait couler beaucoup d'encre, et ce n'est pas fini. Le mois dernier, le sujet avait été le plat de consistance du conseil communal (Le Soir du 20 juin). Avec une opposition PS-CDH qui était totalement sortie de ses gonds, criant à la « poudre aux yeux électorale ».

Hier, le bourgmestre Richard Fournaux (MR) présentait à nouveau l'historique fleuve du dossier. Surtout, le groupe Dormio était présent, en les personnes de son directeur général Don Van Schaik et du directeur de la filiale belge Michel Vossen, ainsi que plusieurs architectes du bureau gantois ASA qui a peaufiné les plans.

Quels éléments ressortent de la rencontre ? D'une part, que Dormio est réellement déterminé à voir aboutir ses desseins. Le groupe est bel et bien disposé à débourser 50 millions d'euros hors TVA (le maïeur avait été un peu plus large dans les chiffres…) pour créer un village de vacances de 220 logements comprenant 1.286 lits à Mont-Fat ainsi qu'une piscine – un bassin couvert de 25 mètres ainsi que deux autres petits bassins en connexion avec le premier, dont un extérieur – qui sera accessible aux Dinantais et aux écoles. « De notre côté, nous sommes totalement prêts et nous ne demanderions pas mieux de pouvoir entamer les travaux au plus vite », glissait en coulisse Michel Vossen. Concernant l'aménagement du « resort », les architectes ont expliqué que sur la place à créer (jouxtant l'endroit où on prendra le funiculaire pour descendre vers le centre-ville, depuis le plateau), ce seront des logements collectifs. Sur le reste de l'espace, baptisé « le parc », ce seront surtout des logements individuels. Il y aura six types de maisons, du modèle « Furfooz » pour 4 personnes avec jacuzzi au modèle « Crupet » pour 12 personnes, en passant par le « Bayard » ou le « Condroz » de capacité intermédiaire. Sur papier, les constructions sont effectivement typées, différentes, et soignées.

Quelques petites nouvelles sont à pointer, surtout du côté de la part publique – la Ville s'engage à aménager à ses frais deux grands parkings de persuasion ainsi que la liaison entre le plateau et le bas. Le collège confirme que ce sera bien un funiculaire, l'option la moins chère, et qu'il s'est décidé pour une formule de deux cabines de grande capacité (on pourra embarquer des vélos). Celles-ci seront indépendantes, assurant un service continu en cas de panne ou d'entretien. On parle d'un coût d'un euro (aller et retour) pour les visiteurs disposés à désengorger le centre-ville en laissant là leur véhicule.