Projets pour le parc animalier

JEAN-LUC BODEUX

mercredi 01 août 2012, 13:15

Bouillon. Le parc animalier, unique dans la région frontalière ardennaise, veut étoffer ses atouts. Dès la rentrée, des visites guidées multiformes seront proposées. Marcel D'Oms, zoologue, veut aussi réalénager les enclos de façon plus esthétique et agréable pour les animaux.

Projets pour le parc animalier

Dans un cadre verdoyant inhabituel pour eux, Marcel D’Oms présente des chameaux, deux dernières acquisitions du parc animalier de Bouillon, un espace agréable à découvrir en famille cet été ou tout au long de l’

Ce n'est pas Anvers ni Amnéville ou Vincennes, mais Bouillon possède tout de même un parc animalier qui pourrait s'appeler parc zoologique, puisqu'il est agréé à porter ce titre privilégié.

Depuis quelques semaines, Victor Pochet qui gère avec sa fille ce parc situé sur les hauteurs de la cité ducale a engagé Marcel D'Oms pour dynamiser la gestion animalière du domaine. Zoologiste et muséographe, cet Arlonais voyageur a travaillé ou travaille encore comme guide pour les zoos d'Anvers, Mulhouse, Paris, Francfort, Amnéville ou la réserve africaine de Sigean. « Désormais, je vais assurer le suivi et à l'agrandissement des collections vivantes et travailler notamment à l'embellissement des différentes zones de ce parc », commente Marcel D'Oms.

Ce parc qui s'étend sur 13 hectares a été conçu comme un parc à gibier, en 1989, à l'initiative d'un Bouillonnais. Quelques années plus tard, Marcel Pochet rachète cette vaste butte forestière couverte uniquement de beaux feuillus et entame un long périple administratif de dix ans pour régulariser ce qui ne l'était pas. Le parc obtient in fine le statut de parc zoologique, mais garde son premier nom, parc animalier, « un terme plus convivial pour attirer les familles ».

Ouvert toute l'année, le parc qui a de très belles infrastructures d'accueil et de restauration entend encore étoffer son offre au fil des mois, notamment par des échanges d'animaux entre zoos, ce que sa reconnaissance lui permet. Un jaguar arrivera ainsi du zoo de Sarrebruck fin août. Un tout nouvel enclos est en cours de préparation, Marcel D'Oms s'attachant à ce qu'il soit conçu de façon créative pour l'animal et pas comme un simple enclos brut. « Nous sommes en train de réfléchir à toute une série de choses, comme l'amélioration des divers enclos. Cela passe par une décoration agréable, mais aussi par des aménagements permettant d'offrir aux animaux de l'eau courante et plus stagnante. Et puis, nous installons au fur et à mesure des aubettes de jour permettant de voir les animaux en étant protégés de la pluie le cas échéant, et des chambres de vue de nuit, permettant d'observer les animaux durant leur sommeil, sans les déranger. »

450 animaux à découvrir

Le parc gère 450 animaux de 75 races différentes. Du classique et du très pointu, allant d'un castor au bison d'Amérique, d'un lynx à un puma, de deux tigres de Sibérie et un ours brun, notamment. Chaque semaine, le menu est costaud : une tonne de viande, deux de fruits et légumes, une tonne de céréales, six tonnes de foin. Et cela devrait s'alourdir puisque le parc veut étoffer ses collections, notamment avec des hyènes, léopard, fennec. Marcel D'Oms entend aussi améliorer le système de visites, pour l'heure sans guide. « A partir de cette rentrée académique, il y aura divers types de visites guidées : générale, scolaire, académique – pour expliquer l'ABC aux novices de l'environnement –, et pour non-voyants. »

Par ailleurs, dans une vaste annexe, Marcel D'Oms entend créer un mini-musée d'histoire naturelle avec des expos estivales spécifiques liées aux collections de zoos, aux artistes animaliers, etc. S'y ajoutent aussi un projet de mare didactique, de nouvelles volières. Bref, il y a des idées !