Les premiers détenus en novembre 2013

NICOLAS DRUEZ

vendredi 10 août 2012, 09:15

Les premiers détenus en novembre 2013

Les travaux de la future prison de Marche avancent à une vitesse impressionnante La ministre Turtelboom a pu le constater © Nicolas Druez

Il y a neuf mois, le premier camion rentrait sur le site… Quinze hectares avec des prairies, à la sortie de Marche-en-Famenne en direction de Liège. Depuis, plus de cent hommes se relaient chaque jour pour faire sortir de terre une prison. Une véritable ruche. Les travaux se déroulent à une vitesse impressionnante. Jeudi après-midi, la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD), est venue constater l'avancement du chantier. Elle a visité les premières cellules individuelles, de dix mètres carrés.

L'établissement pénitentiaire de Marche-en-Famenne (312 places) est le premier du Masterplan de l'État fédéral à être construit. Les premiers détenus seront accueillis en novembre 2013. Jusqu'ici, le planning est respecté. « Nous sommes dans les temps. Grâce notamment aux efforts de la commune pour tous les permis, nous n'avons connu aucun souci administratif, commente Johan Van Den Broeck, directeur chez Eiffage, le groupe responsable du projet. Les conditions n'ont pas été faciles en hiver car le climat est rude et c'était au moment des fondations, mais ce cap est passé. Nous sommes en train d'achever le gros œuvre. »

La découverte d'engins explosifs sur les grues ne semble plus qu'un mauvais souvenir et personne ne souhaite encore commenter cet épisode. La ministre de la Justice est satisfaite de voir l'évolution, en neuf mois. « Les délais sont tenus, souligne Annemie Turtleboom. C'est un bon projet. »

Au départ, la prison de Marche-en-Famenne devait compenser la fermeture des établissements de Dinant et de Namur. Cette option n'est plus d'actualité, pour l'instant. « Ce dont nous avons besoin, c'est d'augmenter la capacité, pour diminuer le problème de surpopulation. Cet objectif a été fixé pour la fin de la législature », ajoute la ministre.

La prison prendra encore davantage la forme d'un site complètement sécurisé d'ici quinze jours, avec l'édification du mur d'enceinte, de six mètres de haut. « Ce dispositif sera complété par une double clôture », indique Johan Van Den Broeck. Les équipes s'attaqueront aussi prochainement à une phase délicate, qui concerne l'électricité. « Vous avez beaucoup d'installations liées à la sécurité et il s'agit de quelque chose de complexe », dit-il. Le recrutement du personnel se déroule lui normalement, d'après la ministre. La mise en service de la prison entraînera la création de trois cents emplois.