Tyson Gay : « J’ai l’intention de revenir avec une médaille »

Rédaction en ligne

samedi 11 août 2012, 16:56

Tyson Gay a échoué au pied du podium sur 100 m et compte sur le relais du 4X100 m de ce soir (22 heures) pour ne pas rentrer bredouille.

Tyson Gay : « J’ai l’intention de revenir avec une médaille »

Tyson Gay

Il était en larmes dimanche dernier. Inconsolable après avoir échoué à la quatrième place de -la finale du 100 m. Tyson Gay, 29 ans, n’a plus que le relais 4x100 m de samedi pour repartir avec une médaille. Dans une interview organisée par son sponsor Omega, le deuxième meilleur performeur de l’histoire derrière Usain Bolt revient sur son combat cette saison pour récupérer après une opération de la hanche et évoque la vie de sprinteur à l’ère du roi jamaïcain.

Après votre déception sur 100 m, quelle importance revêt pour vous le relais du 4x100 m ?

C’est très très important pour moi. J’ai l’intention de repartir avec une médaille. Je vais dire à mes coéquipiers qu’ils doivent me décrocher une médaille. Je vais leur mettre la pression. Cette course est essentielle pour moi.

Avez-vous une stratégie pour essayer de battre les Jamaïcains ?

Nous n’avons pas de stratégie. Nous allons juste essayer de passer le témoin les premiers et de nous accrocher. C’est tout. Notre plan est de sortir en tête à la première ligne droite, puis à la deuxième, et de le rester jusqu’à l’arrivée. C’est aussi simple que ça. On ne se parle pas beaucoup. On connaît notre objectif, on sait de quoi on est capable.

Vous étiez très déçu dimanche dernier après le 100 m. Mais vu l’année que vous venez de passer, parviendrez-vous à prendre du recul et à relativiser ?

Peut-être. C’est vrai que quand les médias sont venus me voir en Floride au printemps, au moment où je recommençais tout juste à jogger, ils n’en revenaient pas de me voir comme ça. Mes amis aussi étaient étonnés quand je leur disais ce que j’avais l’intention d’accomplir et qu’ils voyaient ma jambe droite, plus petite que l’autre il y a deux mois encore. Sûrement que je relativiserai. Mais je suis quelqu’un d’exigeant avec moi-même. Et peu importe par quoi je suis passé, si je décide de m’aligner au départ d’une course, c’est pour faire un résultat. C’est seulement quand les gens me le disent que je réalise que le fait d’être au départ était en soi déjà un petit miracle. L’autre jour, on m’a comparé à un gangster. Une manière de souligner le fait que je n’abandonne jamais et que, peu importe ce que je traverse et les efforts fournis, je continue à me battre tant que je n’ai pas pu commettre de crime.

Isabelle Musyi (LE TEMPS)