Oscar Pistorius, premier athlète paralympique à participer aux JO

Rédaction en ligne

mercredi 04 juillet 2012, 15:43

Oscar Pistorius, qui court avec des prothèses à la place des jambes, disputera les 400m et 4x400m aux JO de Londres De quoi relancer le débat : Pistorius est-il un athlète extraordinaire ou un bon athlète qui bénéficie d'un avantage ?

Oscar Pistorius, premier athlète paralympique à participer aux JO

©AFP

Oscar Pistorius, qui court avec des prothèses à la place des jambes, sera le premier athlète paralympique à disputer les JO après avoir été retenu mercredi dans l'équipe sud-africaine de relais 4x400 m pour les Jeux de Londres. « Aujourd'hui est vraiment l'un des plus beaux jours de ma vie ! Je serai à Londres-2012 pour les jeux Olympiques et les Paralympiques ! », a déclaré sur son compte twitter l'athlète de 25 ans, amputé des deux jambes à l'âge de 11 mois en raison d'une malformation congénitale.

Vendredi, Pistorius avait craint de voir son rêve s'envoler après avoir échoué à se qualifier en individuel sur 400 m. Il avait terminé 2e des Championnats d'Afrique à Porto Novo (Bénin), mais en seulement 45 sec 52/100, alors qu'il devait réaliser moins de 45 sec 30/100 pour obtenir son billet pour Londres sur cette distance.

Un athlète extraordinaire ou un bon athlète qui bénéficie d'un avantage ?

Sans remettre en question l'extraordinaire courage de Pistorius, qui a surmonté un handicap qui en aurait abattu plus d'un, on ne peut pas (plus) affirmer désormais que les huit coureurs d'une épreuve où il sera au départ partiront à égalité. Comme se le demandait l'ancien coureur britannique Roger Black, sur le site de la BBC, est-il un athlète extraordinaire ou un très bon athlète qui bénéficie d'un avantage ?

Les deux prothèses d'Oscar Pistorius sont des lames en fibre de carbone recourbées, fixées à ses genoux et baptisées « cheetah » (guépard) par leur fabricant islandais Ossur. Chacune pèse 512 grammes. Lors de la course, elles ont pour effet d'absorber les chocs pour éviter que le contact du membre sur le sol vienne résonner dans la hanche ou le genou, mais aussi d'emmagasiner de l'énergie puis de la répercuter lorsqu'elles reprennent leur forme initiale, produisant ainsi un effet « ressort ».

En tout cas, s'il bénéficiait d'une sympathie de la sympathie générale des membres de la confrérie des coureurs de 400 m, depuis qu'il est devenu un concurrent direct à la victoire finale, les autres coureurs se posent des questions. Car plus vite Pistorius courra, plus on se demandera si ce n'est pas grâce à ses jambes en fibres de carbone.