Basket : Charleroi reprend la première place
Rédaction en ligne
jeudi 12 avril 2012, 23:27
Ethias League (28e journée) Au terme d'une prestation indigne d'un match au sommet, Les Spirous ont battu les Giants (70-61) et repris la première place.
Douze jours d'arrêt forcé pour Charleroi et seulement trois de récupération pour Anvers, enfin de digestion tant son échec en finale de la Coupe lui reste en travers de la gorge, ont plombé le rythme d'un match indigne, autant par sa qualité que son esprit négatif, de la conquête de la première place, enjeu de ce sommet qui n'en a eu que le nom. Mais qui n'en permet pas moins à Charleroi de reprendre la pole à son hôte.
Seules les défenses, certes les plus étanches de la Ligue, l'ont animé, mais elles ont aussi profité de l'extrême lenteur de protagonistes qui s'étaient partagé 16 pertes de balle dès la pause (34 au total !) et dont Huffman, Beghin et Broyles (27 pts à plus de 70 % à eux trois) côté carolo, contre Roll pour Anvers, avaient été les seuls des vingt joueurs alignés à tirer vers le haut une première mi-temps soporifique : 36-30. L'avantage des Spirous apparaissait donc mérité. Mais vu la pauvreté du collectif anversois, ils n'en avaient pas assez profité.
Marqués, sans doute autant physiquement que psychologiquement, les Giants ne tenaient que pas des efforts individuels. Pas une passe n'éclairait leur mine renfrognée. Et leur frustration grandissait : celle de Mejri dès sa première faute (4e mn), celle de Black, éteint, Biggs, las de ne jamais touché le cuir, ou Moors, hargneux. Bref, de la mauvaise humeur, en plus d'une incapacité à accélérer ou à pénétrer la raquette des Carolos.
Mais dans leurs rangs aussi, il y avait donc trop de déchets et pas assez d'enthousiasme à l'abord de ce dernier quart de saison annoncé haletant dès lors que les trois premiers se tiennent en une victoire. Aucune des deux équipes, il est vrai confrontées à la détermination de l'autre de lui couper tout élan, à l'image de Moors oppressant Huffman, le rythme ou plutôt son absence étant la clé du match, ne parvenait donc à l'enflammer : 40-34 après 25 minutes et 48-47 au bout d'un 3e quart-temps qui s'était musclé à la limite de la correction et où la pâleur de Shengelia contrastait avec les couleurs qui commençaient à donner vie au duo-clé d'Anvers qu'est Black Mejri, au-delà de Roll.
Mejri, auteur de 11 points, autant de rebonds et 7 contres, affirmait donc à son coach sa volonté d'apprendre des erreurs inhérentes à son inexpérience. A l'inverse, Charleroi, malmené par un seul homme des deux côtés, ce pivot tunisien qui s'efforçait de ne pas céder aux provocations surgissant désormais de tous côtés et qui tenta naïvement de forcer seul la différence, résistait par son expérience (55-51 à la 35e), avant d'émerger d'un 7-0 à 65-54. Mais ce match ne se jouait plus qu'à l'influence. Les amateurs de basket, eux, n'ont pas vu grand-chose.
STEPHANE DRUART