Basket : Ostende balaie Mons
STEPHANE DRUART
dimanche 15 avril 2012, 09:53
Division 1 (28e journée) Le club côtier reste une victoire derrière le leader carolo, mais dépasse Anvers dans la lutte à trois pour la pole. Alost, surpris à Pepinster, paraît en effet définitivement décroché. Liège, lui, a démissionné à Gand.
Ostende - Mons78-54
28e journée
Ostende - Mons 78-54
Pepinster - Alost 69-63
Gand - Liège 82-55
Charleroi - Anvers 70-61
Bye : Louvain
Mons est-il réellement venu à la côte avec l’intention de malmener un des candidats au titre ? L’intensité avec laquelle il a entamé son déplacement, en défense singulièrement, là où il devait bousculer Ostende, ne l’a pas laissé entendre. Mons fut lâché dès 20-13 (22-15 au quart-temps) et jamais on ne sentit sa réelle volonté de réagir au cours d’une première mi-temps aux allures de match amical. Un bon entraînement pour des Ostendais qui n’ont pas dû forcer leur talent pour mener 44-29 et dominer tous les secteurs. Seul Nivins, auteur de 11 points, posait quelques soucis à la défense côtière. Mais globalement, peu importent les temps-mort ou les rotations du coach Shivek, il n’y avait pas photo : Cage en sus maintenu sur le banc tout le deuxième quart-temps pour 2 fautes rapides, Mons s’avouait bien trop tendre pour endiguer le rayonnement collectif d’Ostende, emmené par 11 points de Lojeski et 9 de Djordjevic. Le principal adversaire d’Ostende était donc lui-même. Car si Nivins donna l’illusion que Mons pouvait se réveiller (44-33), une accélération plus tard, il était résigné : 53-35 et 20 points d’écart atteints à 60-40 en toute tranquillité. Même Nivins était sorti de son match. Et comme à Ostende, Serron, Winston et Djordjevic avaient encore de l’appétit, ce petit match sans histoire était fini (62-42 à la demi-heure), le dernier quart se jouant dans une
indifférence telle que le coach Gjergja secoua son équipe à 63-48 pour qu’elle retrouve un niveau décent et l’écart des proportions plus en phase avec celui qui sépare ces deux équipes.
Pepinster - Alost69-63
Alost est tombé dans le piège de la décompression après l’euphorie de sa première Coupe, remportée lundi passé au bout d’une soirée assez anecdotique… Après que le service d’ordre ait enlevé, devant une assistance maigrichonne, les banderoles des supporters réclamant le départ du coach local, McCarthy, et que Bingo Merriex ait fleuri Nate Fox pour le succès alostois, Copeland anima le premier quart de 13 points, heureusement compensés par l’efficacité de Merriex et Love (23-22). Il fallait attendre le quart d’heure pour entrevoir une première éclaircie initiée par un 0-10, résultat d’une défense alostoise resserrée et de l’adresse de Kruger et Gaddefors (27-37). Une avance que les Alostois contrôlaient facilement jusqu’au repos (35-45). Mais quand Merriex mit Pepinster au commandement à 53-50, au terme d’un 13-0, le match commençait vraiment. Young, puni à 4 reprises, ouvrait la porte sous l’anneau à Love et De Zeeuw (61-53). Cette fois Pepinster tenait le bon bout, car les Alostois n’avaient plus guère de ressources morales ni physiques pour reprendre en main une rencontre qui leur filait étrangement entre les doigts.
Gand - Liège82-55
Au-delà du forfait définitif de ses deux pivots, Matela et Iarochevitch, ce qui a permis aux Gantois Brown et Louves de régner sur le rebond, Liège n’a surtout jamais donné l’impression de vouloir défendre au Tolhuis. Au bout d’un premier quart-temps portes-ouvertes (24-20), le match vacilla sous la démission totale des Liégeois, qui n’inscrivirent que 4 points dans le 2e acte et qui n’avaient commis que 5 fautes à la mi-temps, adjugée 48-24. Les 30 points d’écart renseignés dès la reprise eurent le don de freiner l’élan de Gantois dans l’ensemble séduisants et donc manifestement toujours motivés à l’idée de finir la saison à la 7e place. Tout au plus, la timide réaction de Liège, dont seul Bostic s’est battu, a-t-elle permis d’équilibrer cette parodie de débat.
Charleroi - Anvers70-61
Charleroi avait repris à Anvers la première place dès jeudi lors d’un sommet très défensif, où c’est l’expérience des Spirous qui a eu raison de la ténacité des Giants, volontaires et très physiques à défaut de convaincant.