Basket : Ostende arrête Charleroi

Rédaction en ligne

dimanche 22 avril 2012, 00:20

D1 – 30ème journée Les Spirous restent leaders, mais leur défaite à la côte couplée à la nette victoire d’Anvers à Mons ramènent l’écart entre les trois premiers à une victoire.

C’était annoncé… c’est confirmé : une nouvelle saison a commencé !

30e journée

Ostende – Charleroi 85-81

Mons – Anvers 44-74

Alost – Liège 86-67

Pepinster – Louvain 88-95

Gand bye

Ostende – Charleroi 85-81

Ostende et Charleroi, les deux favoris au titre avec Anvers, se sont renforcés avant la limite des playoffs. Il leur reste 7 journées pour atteindre leur meilleur niveau d’ici les playoffs. Mais Ostende a prouvé pendant une demi-heure qu’il n’en est déjà plus loin. Van den Spiegel de retour dans son « 5 » de base, c’est tout l’équilibre côtier qui est modifié. Lauwers a lui affirmé sa faim de jouer, après en avoir été privé un mois. Tandis que Buyks, le nouveau meneur américain, a d’entrée confirmé son talent : c’est lui qui provoqua la cassure (11 pts) à 27-19, face à Mallet, le patron des Spirous, de retour mais peu à son affaire au cours d’une première mi-temps dominée par Ostende : 42-30. C’était surtout le jeu intérieur qui faisait la différence, au-delà de la précision insolente de Lojeski (14 pts à 75 %), trop peu gêné. Trop tendre au rebond et dans ses incursions, Charleroi se laissait dicter le tempo. Il manquait d’énergie, de vitesse et de collectif. Au contraire d’Ostendais dont les dix rotations avaient permis de maintenir une grosse intensité.

La reprise ne fit que confirmer ce constat : Charleroi n’était pas prêt pour ce sommet. Il ne parvenait ni à équilibrer les débats intérieurs, ni à refroidir Lojeski, ni à développer l’intensité pour répondre aux assauts d’Ostende, détaché à 20 points dès 54-34 à la 25e, à 30 unités à 72-42 et donc sur du velours à la demi-heure (72-46) tant les Spirous l’avaient mis sur orbite. Du moins le pensait-on car Ostende s’arrêta alors de jouer : déconcentré, il céda à la facilité. Et Charleroi, sous l’impulsion de Shengelia, Huffman et Green, retrouvés, se mit soudain à y croire, se rapprochant jusqu’à 83-79 à 15 secondes de la fin au terme d’un 11-33 éloquent quant au brusque changement de cap de ce match étonnant qu’Ostende a failli laisser s’échapper, plutôt que de marquer le coup. Comme quoi, Charleroi s’est simplement réveillé trop tard.

Mons – Anvers 44-74

La meilleure défense de la Ligue a offert une nouvelle démonstration ! Anvers, même privé de Roll (entorse), sans un grand Mejri et sans l’aide de son renfort Morrison, n’a même pas dû briller offensivement tant son intensité étouffa d’entrée, d’un pressing très haut, des Montois dont le principal fait d’armes fut de marquer 15 points dans le 2e quart-temps. Pour le reste, ils n’avaient pas l’organisation nécessaire pour prendre en défaut une défense aussi intransigeante. Au quart-temps, c’était 6-21, ce qui a permis au coach Casteels de préserver son meneur Black pour offrir du temps de jeu à Hopkins, qui a notamment conclu le match de trois tirs primés. A la pause, c’était 21-32 et le meilleur marqueur de Mons, Foster, avait inscrit 4 points ! Dans le 3e quart, les Montois, qui ont tiré à 25 % (13 sur 51), n’arracheront qu’un rebond : 32-52 à la demi-heure et l’écart maximal à la sirène finale.

Alost – Liège 86-67

Face à des Alostois qui restaient sur 3 défaites en déplacement, Liège a tenu le coup durant 10 minutes. Le temps pour les Okapis de réaliser que se reposer exclusivement sur leur réussite à distance (2/3 de ses tirs étaient tentés à 3 pts) était illusoire : 23-17. Une fois Copeland repositionné au poste 4, Alost pouvait s’envoler tranquillement au gré d’un second quart bouclé sur un 24-12 sans appel : 47-29 au repos. Bien emmenés par le jeune Henrard (18 ans, 2,06 m), les Liégeois avaient le bon goût de s’accrocher durant tout le 3e quart-temps malgré l’abattage de la paire Copeland -Holiday (67-53 à la demi-heure). Mais la bonne volonté a des limites et c’est donc sans réel suspense que les Okapis pouvaient dérouler jusqu’au bout pour renouer avec le succès. (D.Sr.)

Pepinster – Louvain 88-95

La réception de Louvain fut des plus glaciale, suite au retrait pendant 20 minutes des fervents supporters pepins, qui tenaient à manifester leur déception quand au comportement actuel de l’équipe. Après un premier quart dominé par les Pepins (16-13, 20-15), sous l’impulsion de Love dans le secteur intérieur, mais mieux terminé (20-23) par des Louvanistes, qui avaient déjà multiplié les rotations, profitant de l’essoufflement local, les visiteurs poursuivaient sur leur lancée (23-33), avant que les arbitres ne plombent Pepinster par les 3e pénalités imaginaires de Mukubu et De Zeeuw, complétées d’une technique à Merriex (27-36). Dagunduro renvoya toutefois l’ascenseur à Beal, en lui offrant 5 lancers francs convertis et remettre ainsi les Pepins dans le match (38-41). Après le repos (42-49), Louvain maîtrisa rapidement son sujet (47-59), grâce à la précision à distance de ses ailiers et à sa puissance sous l’anneau, où Love était bien trop esseulé pour rivaliser (61-73). Malgré un courageux retour à 71-78, Pepinster ne pouvait guère espérer mieux face à un adversaire qui contrôlait, par l’intelligent Marnegrave, la fin de rencontre malgré les coups de pattes désespérés de Beal. (J.-M.P.)