Les Spirous ont gagné à Ostende

STEPHANE DRUART

lundi 28 mai 2012, 23:44

Playoffs (finale au meilleur des 5 matchs) Les Spirous imposent leur métier aux Ostendais (69-80) et reprennent l'avantage du terrain. Deuxième match mercredi au Spiroudôme. par Stéphane Druart

Les Spirous ont gagné à Ostende

Chris Hill (Charleroi) © Belga

Charleroi, impressionnant d'expérience, d'exécution et d'intransigeance, a reconquis à Ostende, dès la première manche de la finale, l'avantage du terrain que le club côtier lui avait ravi à domicile lors de la dernière journée de la saison régulière. Un résultat logique au terme d'un match qui a lentement mais sûrement choisi son camp après la mi-temps (41-38), Ostende, perdant son collectif et son emprise dans le jeu intérieur, ne marquant plus que 28 unités.

Deux tirs primés sur les deux premières actions côtières : Ostende a d'entrée donné le ton. Et comme Charleroi était prêt à lui répondre, il n'y eut aucun round d'observation.

Cette finale atteignit d'entrée un excellent niveau, alliant intensité, précision et électricité dans une Sleuyter Arena impatiente de renouer avec ce titre que monopolise Charleroi depuis 2007. Emmenés par Mallet, les Spirous ont renversé le premier quart d'un 0-11 soldé à 10-13. Mais pas le temps de gamberger : les deux bancs rivalisaient de talent, avec un léger avantage à Lojeski et Buycks : 23-18.

Ces chiffres obligeaient Charleroi à durcir sa défense. Donc à gérer sa fraîcheur, que Mallet perdait à mesure que Buycks, incomparable de vitesse, l'obligeait à se dépenser des deux côtés. Les Spirous assaillaient le cercle, mais ils ne transformaient pas leurs lancers (8 sur 15 à la pause) et, à force de courir derrière, la frustration coûta à Broyles une faute technique en plus de sa 3e pénalité : 35-25. Quand Green relança Charleroi, tandis que le match, plus viril, avançait au pas : 41-38 à la mi-temps.

Charleroi n'était donc que brièvement passé devant. Et sa précipitation appela un temps-mort dès 46-38… à bon escient puisque Mallet, Welsch et Shengelia forcèrent Gjergja à en faire de même dès 48-48. Premier avertissement pour Ostende : la défense des Spirous exigeait désormais (48-51) un discernement sans faille. Mais la gestion d'Ostende aussi transpirait de maturité et cette première manche se déciderait donc dans le dernier quart-temps : 55-56.

Moins dépendant de Mallet, dont Welsch et Hill assuraient brillamment le rôle de créateur, Charleroi conservait un ancrage dans la raquette, alors qu'Ostende dépendait de plus en plus de sa réussite au périmètre. Tant que Lauwers et Djordjevic y assuraient, aucune cassure ne s'opérait (66-67). Mais le fil se tendait (66-71), alors que le coach Gjergja, bouillonnant, laissa Buycks sur le banc après la mi-temps (?) et qu'Hamilton avait mis Winston sous l'éteignoir.

Charleroi tenait cette première manche en mains : le collectif d'Ostende s'était dissous sous son étreinte et Mallet, qui avait su se faire oublier, resurgit pour rendre à Charleroi le statut de favori.