Les Spirous dominent mais ne concluent pas

STEPHANE DRUART

mercredi 30 mai 2012, 22:58

Playoffs (finale au meilleur des 5 matchs) Vainqueur au Spiroudôme (68-72), Ostende équilibre la finale à 1-1 et reprend l’avantage du terrain cédé au premier match. Match 3 vendredi à la Côte. Par Stéphane Druart

Les Spirous dominent mais ne concluent pas

Andre Riddick (Charleroi) et Brent Wright (Ostende) © Belga

L’avantage du terrain que Charleroi a gagné lundi à la Côte, Ostende est venu le reprendre au Spiroudôme au terme d’une deuxième manche que les Spirous ont longtemps dominée, mais sans achever la bête qu’ils étaient parvenus à blesser. A deux manches à zéro, plus personne ne donnait une chance à Ostende. Vendredi, les deux équipes repartent à égalité, mais plus qu’à deux victoires du titre.

Playoffs

Finale (en 3 manches gagnantes)

Ostende – Charleroi 69-80 (0-1)

Charleroi - Ostende 68-72 (1-1)

Ostende - Charleroi ven. 20h30

Charleroi - Ostende mar. 5 juin

Si nécessaire

Ostende - Charleroi ven. 8 juin

Elles rappelèrent au fil d’une première mi-temps à deux visages, mais in fine équilibrée, combien elles se tiennent de près : 31-34. Les 8 premiers tirs ostendais échouant, Charleroi, malgré des mains aussi hésitantes, prit le premier l’ascendant sous les pénétrations de Shengelia : 10-5. Sorti du banc, Lauwers lança alors enfin Ostende à distance, mais ses équipiers n’osaient plus entreprendre et le collectif côtier, brimé par la défense harassante de Spirous, n’autorisant pas la moindre passe, se dissout dans des rouspétances stériles à l’endroit des arbitres et des efforts individuels forcés.

Charleroi, porté par la vista de Hill vu la transparence de Mallet, avait l’emprise sur le match. Mais du quart-temps (18-15) à 21-17, sa domination ne se reflétait pas au marquoir. La réussite l’avait boudé sur quelques possessions et cela suffit à inverser la donne. Car, après Lauwers, c’est Buycks qui insuffla vitesse et audace aux Ostendais. Ce qui libéra d’autant Winston et Lojeski que Mallet, pas ses tirs précipités, leur avait permis de s’ébrouer en contre-attaque : 26-31, avant 31-34 donc à la pause.

La reprise s’ouvrit sur deux tirs primés de Hamilton, tandis qu’Ostende étouffait de nouveau sous l’incroyable intensité défensive de son hôte. Et cette fois, Mallet prit vie… Une provocation du coach Gjergja l’avait énervé et il propulsa Charleroi à 48-37 de 10 unités ! A l’image de Lojeski, le club côtier avouait un déficit physique et son collectif ne développe pas les mêmes automatismes que le champion sous une telle pression. Mais en commettant à son tour quelques erreurs, il lui avait laissé une chance à la demi-heure : 54-49.

C’était donc la deuxième fois que Charleroi ne concrétisait pas sa domination. Et autant qu’Ostende saisissait sa main tendue : 59-59 (35e) sous l’impulsion de Wright, Djordjevic, Petrovic et Drobnjak… Tiens, quatre joueurs de grande expérience. C’est peut-être le titre qui se jouait sur ces 5 dernières minutes. Mallet muselé par Serron, que le coach Gjergja n’oublia plus sur le banc, Djordjevic prit le contrôle, tout en refilant à Wright la cape du héros : 61-65, mais 68-67 à 1 minute du terme grâce à l’audace de Hill puis 68-70 avec 15 secondes de jeu grâce au sang-froid de Djordjevic, l’homme du match, avec Serron, qui empêcha Mallet de rentrer le tir de la victoire.