Un Giro ouvert et humain

GUILLAUME RAEDTS

samedi 05 mai 2012, 12:28

Le Tour d’Italie débute ce samedi. Exit Contador et un tracé inhumain. Place à une foule de candidats à la victoire et à un départ du… Danemark.

Un Giro ouvert et humain

Michele Scarponi, © AP

Ce 95ème Giro va occuper l’espace cycliste durant les trois prochaines semaines. Les organisateurs veulent en finir avec le spectre d’Alberto Contador, vainqueur déchu de l’an dernier, et se tourner vers l’édition 2012 qui s’annonce très ouverte et moins ardue que l’an passé. Les organisateurs nous ont tout de même réservé une dernière semaine terrible avec trois arrivées au sommet et un contre-la-montre final dans les rues de Milan.

15 Belges au départ

Ils seront quinze Belges au départ de ce Giro. Pas vraiment là pour jouer la gagne ou le podium, nos représentants tenteront de se montrer sur les étapes plates voire de moyenne montagne : Kevin Seeldrayers (Astana), Kevin Hulsmans (Farsene Vini), Jens Keukeleire (Orica-GreenEdge), Bart De Clercq, Francis De Greef, Kenny Dehaes, Gert Dockx, Olivier Kaisen, Gianni Meersman, Dennis Vanendert (Lotto-Belisol), Nikolas Maes, Serge Pauwels, Julien Vermotte (Omega Pharma-QuickStep), Jan Bakelants, Ben Hermans (RadioShack-Nissan), Thomas De Gendt (Vacancesoleil-DCM).

Un départ du Danemark

Pour sortir de l’ordinaire et pour des raisons financières, les organisateurs du Tour d’Italie ont décidé de démarrer depuis le Danemark et la ville de Herning, ville natale de Bjarne Riis, ancien coureur et aujourd’hui directeur sportif de l’équipe Saxo-Bank.

Le Danemark a droit au prologue et à deux étapes sur ses terres. Un départ hors d’Italie hors du commun mais pas inédit puisque le Giro s’est déjà élancé des Pays-Bas mais aussi de Belgique en 2006 où il avait débuté à Seraing.

Un départ qui nécessitera un jour de repos précoce dès ce mardi pour pouvoir effectuer le transfert entre le pays nordique et l’Italie.

Une course ouverte

L’an passé, il y avait Alberto Contador et le reste du peloton. Aujourd’hui, l’Espagnol est suspendu et il reste un peloton. Aucun favori ne se dégage vraiment et il faudra attendre le premier contre-la-montre ou les premières pentes pour savoir qui sera réellement candidat au maillot rose.

Evidemment, on peut en citer quelques-uns. A commencer par Scarponi, vainqueur de l’édition 2011, après déclassement de Contador. Un Scarponi qui veut gagner ce Giro sur la route aujourd’hui. Côté italien, on peut encore citer Damiano Cunego ou Domenico Pozzovivo mais sans guère de conviction.

Il reste les autres comme Franck Schleck arrivé sur ce Tour de la Botte presque par hasard et dont le niveau de forme n’est pas connu ou encore l’inconstant Joaquin Rodriguez. Enfin, il y a Gadret qui a fini au pied du podium l’an passé.

Ce qui est sûr, c’est que le futur vainqueur le sera sur un parcours au visage humain, pas comme l’an passé, avec quatre étapes de haute-montagne (14ème étape : Cherasco-Cervinia, 17ème étape : Falzes-Cortina d’Ampezzo, 19ème étape : Treviso-Alpe Di Pampeago et 20ème étape : Caldes-Passo Dello Stelvio) dont deux dans les trois derniers jours de la course. Sans oublier deux contre-la-montre, l’un par équipe à Vérone juste après les étapes au Danemark et l’autre lors de la dernière étape dans les rues de Milan.