Giro : Guardini domine Cavendish au sprint

Rédaction en ligne

jeudi 24 mai 2012, 23:03

Le jeune Italien Andrea Guardini (22 ans) a remporté la 18e étape jeudi à Vedelago en dominant Mark Cavendish dans le dernier sprint du Giro. Place à la montagne et au chrono

Giro : Guardini domine Cavendish au sprint

Andrea Guardini © AFP

Le champion du monde Mark Cavendish, a trouvé son maître d’un jour à l’arrivée de la 18e étape du Giro, jeudi, à Vedelago, où le jeune Italien Andrea Guardini l’a devancé nettement.

« Aujourd’hui, il était le plus rapide », a convenu Cavendish après avoir eu un geste de mauvaise humeur sous le coup de la déception en franchissant la ligne. « J’étais en train de perdre ! », a expliqué le numéro un du sprint.

Mâchoires serrées, le champion du monde a revu les images de ce sprint, le dernier du Giro, puisque la course toujours menée par l’Espagnol Joaquim Rodriguez aborde deux journées décisives en haute montagne avant le contre-la-montre final dimanche à Milan.

Sur l’écran, Cavendish a revécu le triomphe du jeune Italien de 22 ans, l’un des espoirs de la discipline. Guardini, qui dispute son premier grand tour sous les couleurs de l’équipe Farnese Vini (deuxième division), s’est imposé nettement, d’une longueur de vélo, après un sprint magistral et limpide.

Dans le sillage de l’Italien Roberto Ferrari, Guardini a produit son effort juste avant que Cavendish, dans la roue de son coéquipier gallois Geraint Thomas, entame son sprint. Lancé (sans doute) à une vitesse insuffisante, fatigué (de son propre aveu) par les efforts du Giro, le champion du monde n’a pu remonter son adversaire et a échoué à gagner une quatrième fois depuis le départ.

« Incroyable, incroyable », a répété Guardini, formé à la piste (champion d’Europe juniors de keirin en 2007) et révélé surtout par ses séries au Tour de Langkawi (5 étapes en 2011, 6 en 2012). L’Italien de Colognola ai Colli (dans les vignobles de Soave) a d’autant plus exulté qu’il a gagné dans sa région de Vénétie, au lendemain d’une étape qu’il avait terminée… en dernière position.

Premier Belge au général, Thomas De Gendt occupe la 9e place à 4 mn 38 du leader.

La décision en 3 jours

Sous la chaleur enfin retrouvée, les candidats au maillot rose se sont offert une sortie sur le grand braquet, à plus de 49 km/h. Avant de retrouver la montagne, vendredi, dans la 19e étape, longue de 198 kilomètres de Trévise à l’Alpe di Pampeago.

Après le Passo Manghen (20,5 km à 7,4 %), le parcours propose une boucle spectaculaire. L’Alpe di Pampeago est escaladée à deux reprises, une première fois jusqu’au sommet du col (10,5 km à 9,7 %), la seconde jusqu’à la ligne installée à 1740 mètres d’altitude (7,7 km à 9,8 %) comme lors des 4 arrivées précédentes depuis 1998 (victoires de Tonkov, Pantani, Simoni, Sella).

Le danger Hesjedal

Pour Joaquim Rodriguez et l’Italien Ivan Basso, c’est l’avant-dernière chance de distancer le Canadien Ryder Hesjedal, meilleurs rouleur qu’eux, dont la cote est montée en flèche après la première étape dolomitique de mercredi.

« Trente secondes d’avance sur lui, ce n’est pas suffisant », a estimé le leader du Tour d’Italie.

« Pour l’instant, je vois Hesjedal comme le favori numéro un, a confirmé Valerio Piva, le directeur sportif du Catalan. Pour gagner le Giro, Rodriguez doit prendre du temps au Canadien et maintenir son av avantage sur les autres. »

A commencer par Basso, qui a prévu de poursuivre sa stratégie de procéder par élimination en s’appuyant sur ses équipiers, omniprésents.

Le Giro arrive dimanche à Milan avec un contre-la-montre individuel de 31,5 km.

(D’après AFP.)