Tour de France : Cavendish l’emporte de justesse à Tournai

Rédaction en ligne

lundi 02 juillet 2012, 22:42

Pour la 2e étape du Tour et dernière en Belgique, le champion du monde Mark Cavendish a devancé d’une demi-roue André Greipel, sur la ligne d’arrivée, à Tournai.

Tour de France : Cavendish l’emporte de justesse à Tournai

Le champion du monde en titre, le Britannique Mark Cavendish (Sky), a remporté au sprint la 2e étape du Tour de France, lundi, à Tournai, devant l’Allemand André Greipel (Lotto-Belisol). Le Britannique a parcouru les 207,5km en 4 : 56.59 et a réglé le sprint massif.

Le Suisse Fabian Cancellara (RadioShack) a conservé le maillot jaune de leader après cette troisième et dernière journée en Belgique.

André Greipel s’est dit terriblement déçu : « L’équipe a travaillé à la perfection. Cavendish a profité de notre travail, son équipe n’a rien fait. Il a tout fait tout seul. Il faut être très fort pour réussir ça. Félicitations. »

Une étape marquée par une longue échappée

Parti dès le 22e kilomètre, le français Anthony Roux a ensuite été rejoint par Christophe Kern et Michael Morkov. Pour le deuxième jour, le peloton n’a pas laissé l’échappée aller au bout. Repris à quatorze kilomètres de l’arrivée, Anthony Roux a lutté jusqu’au bout. Pas pour rien : le coureur de la Française des jeux remporte le prix de la combativité.

Du coup, comme prévu, cette dernière arrivée en Belgique a fait la part belle aux sprinteurs et c’est bel et bien le favori de l’étape Mark Cavendish, tout seul, qui s’est imposé dans le premier sprint massif devant le Roi Albert II. Le champion du monde n’a pas eu la tâche facile : il l’a emporté d’une demi-roue devant l’allemand André Greipel.

« Je suis plus détendu »

Cavendish, qui est âgé de 27 ans, a enlevé sa 9e victoire de la saison, son 21e succès dans le Tour depuis 2008. « Cette année, on est dans une autre configuration, l’équipe se consacre au maillot jaune et c’est un peu plus difficile pour moi », a déclaré le numéro un du sprint.

« D’un autre côté, je suis plus détendu, ça m’a enlevé un certain stress. Je cours de manière plus détendue. Si je gagne tant mieux… », a ajouté « Cav » en reconnaissant : « Je suis champion du monde, j’ai toujours dit que je voulais marquer l’histoire du cyclisme. »

Cancellara toujours en jaune, Tony Martin distancé

Le Suisse Fabian Cancellara (RadioShack-Nissan) conserve le maillot jaune pour le troisième jour de rang. Vainqueur dimanche, Peter Sagan s’est lui classé sixième et reste en vert.

Aucun abandon n’a été enregistré dans cette étape. Tony Martin, qui souffre d’une fracture du scaphoïde gauche, a été distancé dans la partie finale, tout comme l’Espagnol Luis Leon Sanchez et l’Allemand Marcel Kittel.

Le Tour quitte la Belgique et retourne en France ce mercredi pour une étape de 197km entre Orchies et Boulogne-sur-Mer, où les puncheurs et les habitués des classiques devraient avoir l’occasion de se mettre en évidence.

Matt Goss : « Il y aura encore des sprints… »

« Les premières étapes de sprint sont toujours un peu folles. On a essayé de rester groupé mais dans le final, il y a certains coureurs qui n’ont pas de train et ont voulu me décrocher du mien. J’ai réussi à me replacer mais ça m’a coûté beaucoup d’energie et « Cav » et Greipel sont des gars puissants… », explique le 3e de l’étape.

« Si on veut avoir notre chance sérieuse pour le maillot vert, on ne peut pas se permettre de laisser filer des points comme ça. Il y a encore plusieurs sprints à venir. »

« Cavendish avait pris les devants »

Alessandro Petacchi a terminé 5e de l’étape et n’a pu devancer Canvendish : « J’avais de bonnes jambes dans le final. J’étais content de l’approche du sprint jusqu’au dernier kilomètre, jusqu’à ce que Veelers se place devant moi. J’ai dû me relancer pour reprendre la roue des premiers, j’ai tenté de remonter mais Cavendish et Greipel avaient pris les devants. »

Peter Sagan heureux d’avoir le maillot vert

« C’est une belle satisfaction d’avoir le maillot vert. J’espère le garder le plus longtemps possible », confie le 6e de l’étape.

« Je sais que ce ne sera pas facile comme il n’était pas facile, aujourd’hui, de faire le sprint. Beaucoup de désordre, de tensions, de dangers. Tout le monde veut trouver de l’espace. J’ai cherché à garder ma position puis j’ai coupé un peu car ça devenait trop risqué. En même temps, je gagne en expérience. Toutes les occasions sont bonnes pour apprendre et ne pas se faire surprendre dans les prochains sprints. »

Avec Belga, afp