Di Grégorio suspendu : « Un manque de respect du Tour de France »
Rédaction en ligne
mardi 10 juillet 2012, 18:24
Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme n'est pas partisan de sanctionner l'équipe du coureur. « Le message est le suivant : ceux qui trichent se font prendre tôt ou tard. »
Di Grégorio, © AFP
Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme a estimé que l'interpellation d'un coureur, le Français Rémy Di Grégorio, mardi, était significative de l'action des instances et des pouvoirs public dans la lutte antidopage. « J'ai été frappé au début du Tour des questions que l'on a pu me poser sur le thème : les instances relâchent leurs efforts », a-t-il rappelé.
« Les instances ne relâchent pas leurs efforts »
« Cela veut dire très clairement que les instances du monde du sport, UCI (Union cycliste internationale) et AFLD (Agence française de lutte contre le dopage), et les autorités de santé publique, ne baissent pas les bras, ne relâchent pas leurs efforts. Il y a un vrai travail effectué », a-t-il affirmé.
« Le message est le suivant : ceux qui trichent se font prendre tôt ou tard, chacun doit bien le comprendre et ça nous va très bien. Plus ils se font prendre tôt, mieux c'est », a insisté le directeur du Tour.
« Un cas isolé »
« Si c'est avéré (NDLR : le cas Di Grégorio), il y a un manque de respect du Tour de France », a-t-il ajouté, précisant qu'il n'était pas partisan, en revanche, de sanctionner l'équipe du coureur (Cofidis) : « C'est un cas semble-t-il isolé ».
L'équipe française Cofidis a annoncé la suspension immédiate de son coureur. « Ce cas isolé ne doit pas remettre en cause la participation de l'équipe au Tour de France et pénaliser ceux qui n'ont rien à se reprocher », a ajouté Cofidis.
Le coureur Di Grégorio a été interpellé mardi matin dans une affaire présumée de dopage, à l'hôtel de Bourg-en-Bresse (Ain) où séjournait son équipe pendant la journée de repos du Tour.
Il a été placé en garde à vue dans le cadre d'une commission rogatoire ouverte en juin 2011, alors qu'il était membre de l'équipe Astana, pour trafic de produits dopants en bande organisée.
P.VA. avec AFP