Dopage chez Cofidis : Di Grégorio maintenu en garde à vue

Rédaction en ligne

mercredi 11 juillet 2012, 12:34

Après 3 interpellations hier dans le cadre d’une affaire présumée de dopage sur le Tour de France, on apprend le maintien en détention du coureur Rémy Di Grégorio et d’un naturopathe de 75 ans.

Dopage chez Cofidis : Di Grégorio maintenu en garde à vue

Le coureur Di Grégorio (BELGA)

Chaque Tour de France semble avoir son affaire de dopage. L’édition 2012 ne manque donc pas à la tradition après les interpellations réalisées hier à Bourg-en-Bresse (Ain). Le coureur Cofidis Rémy Di Grégorio et deux autres personnes ont été placés en garde à vue.

Ce matin, ils n’étaient plus que deux à être entendus à Marseille par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique et de la section de recherches phocéenne. Rémy Di Grégorio et un naturopathe de 75 ans pourraient être présentés à la juge Annaïck Le Goff mercredi en fin de journée ou jeudi, à l’issue des 48 heures de garde à vue.

Selon une source proche du dossier, l’enquête judiciaire sur un trafic de produits dopants ouverte en juin 2011 portait initialement sur l’ancienne formation de Rémy Di Grégorio, l’équipe kazakhe Astana.

Les investigations n’avaient alors pas abouti et ce sont des écoutes téléphoniques qui ont fait rebondir le dossier » récemment et conduit aux trois interpellations de mardi.

Des analyses sont en cours pour déterminer si les produits suspects retrouvés dans un véhicule à Bourg-en-Bresse sont des produits dopants.

Les motifs

L’information judiciaire vise des faits d’offre ou de cession à un sportif de substance interdite dans le cadre d’une compétition, d’administration à un sportif de substance interdite, d’incitation à l’usage de substance interdite, d’importation de substance interdite sans justification médicale, d’acquisition, détention, et transport de substance interdite aux fins d’usage sans justification médicale, et d’infraction aux règlements sur le commerce ou l’emploi de substances vénéneuses, avait précisé mardi le parquet de Marseille.

Des infractions prévues par le code du sport et pour lesquelles la peine maximale encourue est de 7 ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende.

(APS avec l’AFP)