Tour : Voeckler s’impose en solitaire, Evans définitivement lâché

Rédaction en ligne

mercredi 18 juillet 2012, 18:15

Thomas Voeckler a remporté en solitaire sa seconde victoire d’étape sur ce Tour. Wiggins, Nibali et Froome n’ont pas craqué au contraire d’Evans et Van den Broeck.

Tour : Voeckler s’impose en solitaire, Evans définitivement lâché

Le Français Thomas Voeckler (Europcar) a remporté la 16e étape du Tour de France, mercredi à Luchon (sud), après une longue échappée dans les grands cols pyrénéens. Voeckler a enlevé son deuxième succès d’étape depuis le départ, le cinquième d’un coureur français.

Dernier rescapé d’une échappée de 38 coureurs partie après 20 km, le Français est passé en tête au sommet de l’Aubisque (hors catégorie), du Tourmalet (hors catégorie), de l’Aspin (1e catégorie) et de Peyresourde (1e catégorie) et s’est ainsi emparé du maillot à pois de meilleur grimpeur que détenait Fredrik Kessiakoff. « J’ai pris ascension par ascension. Ca, c’est bien mis dès le début. J’avais quatre courses aujourd’hui pour moi. Le maillot à pois n’était pas une obsession, mais c’est mentir de dire que je n’y pense pas. C’est même devenu l’objectif. »

Evans craque

Au lendemain de la journée de repos, l’Australien Cadel Evans a subi une sévère défaillance dans une étape marquée par une forte chaleur. Le vainqueur du Tour 2011 a lâché prise une première fois dans Aspin avant d’être définitivement distancé dans Peyresourde par ses adversaires directs.

Le Britannique Bradley Wiggins (Sky) a conservé le maillot jaune de leader à l’issue de la 16e étape du Tour. Wiggins a franchi la ligne plus de sept minutes après le vainqueur de l’étape. Il est suivi, au classement général, par Froome, son équipier, et Nibali, qui a fini dans le même temps.

Le Belge Jurgen Van den Broeck a limité les dégats et gagne une place au classement général : il devient 4e. « Reprendre presque 4 minutes à Cadel Evans est une brillante opération. Mais à côté de ça, Nibali a été un peu plus fort que moi », a déclaré Jurgen Van den Broeck après avoir franchi la ligne d’arrivée à Bagnères-de-Luchon. « J’avais indiqué à mes équipiers que mon coup de pédale dans Peyresourde n’était plus aussi souple. Le danger était que Nibali attaque, et il l’a fait. J’ai dû lâcher prise. Si j’avais tenté de suivre, j’aurais explosé. » Il rajoute, « la journée a été très difficile, d’autant plus avec la chaleur. C’est comme si un sèche-cheveux m’avait soufflé dans le visage tout au long de la journée. L’arrivée demain est située au sommet du col de Peyragudes. J’espère être dans une très bonne journée car c’est une arrivée qui me convient probablement mieux. »

Le Tour de France n’est pas destiné aux attaques

Nibali a bien tenté d’attaquer le maillot jaune, mais Wiggins a répondu présent, avec l’aide de son équipier Chris Froome. Le second au classement général semble définitivement le plus fort sur ce Tour de France. On a quand même pu voir le visage de Wiggins qu’il n’était pas au mieux. Mais au final, le maillot jaune n’a pas encore lâché une seule seconde sur ses adversaires dans la montagne. Et comme il est le plus fort au contre-la-montre, il devrait s’imposer et gagner le Tour dimanche. À moins que son équipier Chris Froome ne change d’avis demain.

Schelck conteste formellement le dopage

L’aîné des frères Schleck a déclaré ne pas pouvoir expliquer la présence d’un diurétique. Cette substance pourrait condamner le coureur d’une réprimande à deux ans de suspension. Frank Schleck, qui a fait l’objet d’un contrôle antidopage positif à un diurétique (13e étape), n’a pas pris le départ ce matin.