« Un diurétique n’améliore pas les performances »

Rédaction en ligne

mercredi 18 juillet 2012, 17:22

Frank Schleck a quitté le tour de France à cause d’un contrôle antidopage positif à un diurétique. « Le diurétique n’est pas utilisé pour améliorer les performances, au contraire », explique un médecin du sport.

« Un diurétique n’améliore pas les performances »

Mardi soir, le Tour de France a encore été touché par une affaire de dopage. Le Luxembourgeois Frank Schleck a fait l’objet d’un contrôle antidopage positif au Xipamide, un diurétique, le 14 juillet, lors de la 13e étape dont l’arrivée était jugée au Cap d’Agde.L’aîné des frères Schleck a déclaré ne pas pouvoir expliquer la présence d’un diurétique. Cette substance pourrait condamner le coureur d’une réprimande à deux ans de suspension.

Un diurétique ?

D’après un médecin du sport, « le diurétique n’est pas utilisé pour améliorer les performances. Au contraire, il a tendance à favoriser la déshydratation. Le diurétique augmente la diurèse et donc le flux urinaire. Il n’y a que les médicaments qui contiennent du diurétique. » Le Luxembourgeois ne pourra donc pas incriminer un aliment contenant cette substance, comme Contador l’avait fait lorsqu’il s’était fait prendre pour dopage au clenbuterol.

Notre expert rajoute « On l’utilise plutôt comme agent masquant. Le diurétique masque donc d’autres produits. Il permet aussi de troubler les urines. On ne sait plus trop s’il y a vraiment dopage ou non. »

Ce produit peut aussi s’utiliser au moment des transfusions sanguines. Lorsque le volume sanguin est trop important, on utilise un diurétique. « On peut donc suspecter les coureurs de transfusion sanguine » rajoute notre médecin.

Kolobnev, le même cas

Alexandr Kolobnev a été contrôlé positif à un diurétique (hydrochlorothiazide) lors de la 5e étape du Tour de France en 2011. Dans un premier temps suspendu par son équipe, la Katusha, il fut condamné par sa Fédération à un simple avertissement et à une amende de 1560 dollars (soit 1222 euros) en invoquant des « circonstances atténuantes ».

L’Union Cycliste Internationale a fait appel de cette décision face au Tribunal Arbitral du Sport qui l’a finalement relaxé en avril dernier Franck Schleck va-t-il lui aussi réussir à s’en sortir ?

Pierre Lambert (st.) avec afp