Ligue des champions : les quarts débutent avec Witsel
Rédaction en ligne
mardi 27 mars 2012, 13:21
Quarts de finale (aller) Ce soir, Axel Witsel et Benfica reçoivent Chelsea alors que le Real Madrid est à Nicosie pour y défier Apoel, l'invité surprise. A suivre en direct commenté dès 20h30
©belga
Qu'est ce qui est le plus fou ? Retrouver en quart de finale de la Ligue des champions un club au budget plus de 47 fois inférieur à son adversaire ? Ou bien que l'un de nos meilleurs Diables Rouges en activité soit un titulaire indiscutable dans un club qui a encore toutes ses chances ?
Benfica-Chelsea : Witsel dans la petite histoire du football belge
Six ans plus tard, Benfica renoue avec les quarts de finales de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Mais à l'inverse de 2006, où les Lisboètes n'avaient pas fait montre d'une grande résistance contre le futur champion qu'était alors le FC Barcelone, ils partiront cette année avec l'étiquette du favori. Invaincu depuis 10 matchs européens à domicile (décembre 2010), les hommes de Jorge Jesus aborderont en confiance la double confrontation avec les Londoniens.
Autre statistique prometteuse pour les Portugais : sa réussite face aux clubs anglais ces dernières années : deux victoires contre Everton en 2010 en Europa League (2-0, 5-0) et deux nuls face à Manchester United dans les poules de la Ligue des champions cette année (1-1, 2-2). De plus, Benfica pourra compter sur un effectif au grand complet dont évidemment Axel Witsel.
Un Axel Witsel qui n'a manqué que 76 minutes (lors du troisième tour de qualification aller contre Trabzonpspor) et qui viendra, ce soir, s'ajouter à la liste des joueurs belges ayant atteint ce stade de la compétition. Avec Vermaelen(Arsenal en 2010), Turaci (Fenerbahçe en 2008), Timmy Simons (PSV en 2007), Eric Deflandre (Lyon en 2004), Jelle Van Damme (Ajax en 2003) et Michel Preud'homme (Benfica, 1995), il y aura désormais Axel Witsel.
Mieux, en cas de qualification, l'ancien Liégeois pourrait égaler la performance de Philippe Léonard (demi-finales avec l'As Monaco en 1998) et Enzo Scifo (en 1994 toujours avec Monaco). Avec en ligne de mire la perspective de réussir la prouesse de Van Buyten (finaliste en 2009) ou même d'Eric Gerets (vainqueur avec le PSV en 1988) si l'on remonte à l'ancienne version de la Ligue des champions.
En face, Chelsea se présente en état de convalescence. L'équipe londonienne alterne quelques hauts, comme son match retour face à Naples au tour précédent, et beaucoup de bas, à l'image de sa cinquième place actuelle en Premier League. Une position qui exclut, pour l'instant, les hommes de Roberto Di Matteo, qui pourrait être remplacé par Laurent Blanc dès le mois de juillet, de la coupe aux grandes oreilles l'an prochain. Le chemin le plus court, dès lors, c'est une victoire en C1 : l'ultime objectif de Roman Abramovitch, le richissime président de Chelsea.
Apoel-Real : Un grand écart qui peut faire mal
Le Real Madrid a sans conteste tiré le gros lot lors du tirage au sort en héritant de l'invité surprise du Top 8 européen. Avec un budget annuel de 450 millions d'euros pour les Madrilènes contre
9,5 à l'Apoel Nicosie, le grand écart est frappant, voire même choquant.
Pourtant au coup d'envoi du match de ce soir, les deux équipes seront sur un pied d'égalité, et à en croire l'entraîneur des Madrilènes, José Mourinho, le leader autoritaire de la Liga prend ce match très au sérieux : « On doit respecter cette équipe qui a éliminé des formations comme Porto, le Shaktar Donetsk ou encore Lyon. Mais, on le sait, on est favori. On ne peut d'ailleurs pas comparer les palmarès du Real et de l'APOEL. » Le milieu de terrain du Real, Sami Khedira, tenait le même discours en conférence de presse : « Nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers. Cette équipe a éliminé de grandes équipes et joue avec son cur. » Une équipe espagnole qui pourra s'appuyer comme toujours sur Cristiano Ronaldo, auteur de 45 buts cette saison toutes compétitions confondues.
Ces chiffres pourraient toutefois tétaniser les Chypriotes. Premier club de l'île du bassin Levantin à accéder aux quarts de finale de la Ligue des champions, le club cher au président Fivos Erotokritou veut surtout profiter de deux matches de gala contre le recordman de victoires en Ligue des champions (9 titres) pour couronner une campagne européenne débutée au 2e tour préliminaire.
Un belge sur le banc
Urko Pardo, le gardien belgo-espagnol du club chypriote sera, lui, sur le banc comme lors de la double confrontation contre Lyon. Après les exploits réalisés par Chiotis contre les Français, il sera fort difficile à l'ancien pensionnaire de l'Olympiakos de revendiquer une place de titulaire d'ici à la fin de saison. Pardo avait pourtant défendu les goals de l'Apoel à quatre reprises (pour 4 buts encaissés) lors de la phase de poule.
Martin Grimberghs (st), Guillaume Raedts