La semaine foot en un coup d'œil

Rédaction en ligne

jeudi 03 mai 2012, 12:36

Entre le Sporting d'Anderlecht qui se rapproche du titre, le Real qui décroche les lauriers et Marseille qui retrouve la victoire, même la semaine est agitée avec le foot. Par Vincent Joséphy

La semaine foot en un coup d'œil

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Soucieux de vous proposer un regard décalé et subjectif sur ce sport-roi qui fait tant parler au boulot ou sur zinc du bistrot du coin, le soir.be vous propose de décortiquer pour vous, ce jeudi, l'actu foot de la semaine écoulée, que ce soit en Belgique ou à l'étranger.

Le pas décisif de la semaine

Si certains supporters anderlechtois avaient espéré en début de semaine pouvoir compter sur le coup de pouce du Standard pour se porter (mauves) pâles au boulot ce jeudi matin après une nuit de libations liées à un nouveau sacre, c'est rapé ! Mardi, les vilains Rouches, qui doivent encore se déplacer au parc Astrid en fin de parcours pour tenter d'y défendre avec une ardeur toute liégeoise leur… inutile 5e place, ont en effet été incapables d'arracher un deuxième succès dans ces playoffs 1 au stade Jan Breydel.

Y a pas à dire, on est loin de la remontée fantastique de la saison passée ! Sans génie mais avec un réalisme typiquement « daumien », Bruges a rapidement mené au score via une frappe lointaine de Vazquez sur laquelle Moris a été moins rapide que son ombre pour se détendre, et puis a géré vaille que vaille, bénéficiant d'un peu de réussite et du coup de pouce involontaire de M. Nzolo, qui n'a pas toujours tout vu, ou bien vu.

Du coup, plus de lamentations brugeoises, quelques timides récriminations Caliméro-liégeoises mais la grande perdante de la soirée, c'est Michou, la plus célèbre supportrice des Mauves qui, mercredi soir, n'a pas accueilli dans son bar plein de Coupes la horde de supporters anderlechtois déchaînés et assoiffés de houblon après le triste succès des Mauves face à Gand. Ce n'est, toutefois, que partie remise, vraisemblablement jusqu'à dimanche.

Mercredi, comme bien trop souvent dans ces PO1, le spectacle est resté au vestiaire du stade Constant Vanden Stock mais, comme on l'a entendu à de maintes reprises après le match, « le principal, c'était de remporter les trois points ». Que dire de plus ? Sans génie, au terme d'un duel qui n'a pas volé plus haut que le débat des candidats à la présidentielle française sur la question des énergies renouvelables ou de l'immigration, les Anderlechtois ont fait du Daum pour se rapprocher encore davantage de ce titre qui leur tend plus que jamais les bras.

S'ils parviennent à obtenir le partage contre Bruges, dimanche, il sera in the pocket. De manière méritée mais poussive, grâce à un Kanu une fois encore sorti des limbes et à propos duquel les supporters devraient sérieusement songer à ériger une statue en son honneur. On a les champions qu'on mérite.

Les champions de la semaine

Si les Mauves ne sont pas encore champions, la soirée de mercredi a permis à deux équipes elle aussi mythiques de le devenir officiellement, sans la moindre surprise d'ailleurs.

Aux Pays-Bas, d'abord, l'Ajax a fait honneur à son statut de champion plus que virtuel en alignant face à la redoutable formation de VVV Venlo un 13e succès consécutif qui lui offre un deuxième sacre de rang. S'il n'a pas marqué son 8e but de la saison (mais il a frappé le montant à deux reprises), le capitaine belge des Amstellodamois, Jan Vertonghen, a un nouvelle fois fait parler de lui avant de vraisemblablement s'en aller franchir la Manche comme Thomas Vermaelen ou bien d'autres avant lui, peut-être pour rallier Tottenham, Newcastle, Arsenal ou Manchester City.

La saison passée, « Big Jan » avait dérapé verbalement en traitant les supporters de Feyenoord de « cafards » pendant la cérémonie de remise de trophées. Le tollé général qu'avait provoqué sa sortie « maladroite » a incité le grand blond à la chaussure noire, gaffeur patenté, à tourner sept fois sa langue dans sa bouche de Hollandais d'adoption, mercredi soir. Mais pas à lâcher le trophée lorsqu'il fut interviewé après la rencontre. Sacré Jan !

A quelques centaines de kilomètres de là, à Bilbao, c'est le Real qui a savouré à sa juste valeur le 32e sacre de son histoire, le premier depuis quatre ans et la mainmise du Barça de Guardiola sur cette Liga plus que jamais à deux vitesses.

Dans la foulée de la correction infligée par les Catalans à Malaga grâce à un nouveau triplé de Lionel Messi (46 buts en Liga, 68 buts au total, ce qui lui permet de dépasser le légendaire Gerd Müller sur une seule saison), le Real n'a pas tremblé pour arracher un succès facile et jamais contesté avant de faire se soulever ses supporters et toute une ville, assoiffés de revanche.

Si Cristiano Ronaldo (qui a marqué mais aussi raté un nouveau péno) n'a pas pu s'empêcher d'y aller d'un sympathique petit bras d'honneur en direction d'un adversaire l'ayant un peu trop chambré (on ne se refait pas), José Mourinho, après avoir été porté en triomphe par ses joueurs, a davantage fait dans la sobriété, dans la joie intérieure après ce qui constitue toute de même le 7e titre de champion de sa carrière dans une 4e compétition majeure différente, « assurément le plus difficile d'entre tous », selon lui.

« Ce titre, on l'a mérité car on a dû se battre comme des diables pour aller le chercher, au forceps », a expliqué le Portugais avant, évidemment, de lancer une nouvelle petite pique vis-à-vis de son rival catalan. « Le Barça aussi s'est efforcé de gagner tous ses matches, même s'il a eu quelques penalties discutables. C'est un grand adversaire, qui essayé de pousser la rivalité avec nous aussi loin que possible. C'est un club de grande tradition, je pense donc qu'eux aussi savent que nous avons mérité cette Liga. »

Déjà focalisé sur le gain de la Coupe, Guardiola a confirmé du bout des lèvres, mais a lui aussi lâché une phrase pleine de sous-entendus nauséabonds en conférence de presse. « Le Real mérite d'être champion, mais nous avons aussi tu beaucoup de choses. » Bon, les gars, on se calme, et, comme le dirait Mèmè Tchité sous-titré, on wèglewa cela balle au pied la saison prochaine. Ah non, au fait, Guardiola sera parti, le « Mou » devrait se promener. Elle va nous manquer, cette rivalité.

Le but de la semaine

Les joueurs du Barça ont vraiment passé une sale soirée : outre le fait que le titre a filé à Madrid, ils ont finalement compris qu'il n'était pas si imperméable que cela, le Petr Cech avec son casque molletonné ridicule, là. Mercredi, c'est Papiss Cissé qui leur a montré la voie à suivre, certes un peu tardivement. Débarqué l'hiver dernier de… Fribourg, l'attaquant sénégalais des « Magpies » n'en finit plus, depuis lors, d'empiler les buts de classe mondiale à la pelle (13 buts en 12 matchs).

Là, il a carrément fait un strike pour permettre à Newcastle de continuer à rêver d'une place qualificative pour la prochaine Ligue des champions. Du coup, Chelsea (6e) est largué, du moins via le championnat, et doit se retrancher sur la finale de Munich, le 19 mai, pour espérer en être, lui aussi. A Anderlecht, plus que jamais, on like le Bayern !

La vidéo du premier but, déjà assez sympathique :

La vidéo du second but, carrément irréel :

L'hommage de la semaine

Il émane d'Angleterre, une fois de plus. A la mi-temps de Bolton-Tottenham, match de sinistre mémoire pour les supporters des deux équipes, Fabrice Muamba est apparu souriant et a récolté un tonnerre d'applaudissements. Le foot, parfois aussi, nous laisse de tels moments d'émotions. « J'aurais aimé jouer aujourd'hui, mais évidemment les circonstances ne le permettent pas pour le moment », a-t-il déclaré après avoir versé toutes les larmes de son corps au Reeboh Stadium sous les flashes de sa chère et tendre.

Ah oui, pour la petite histoire, Tottenham n'a pas fait dans les sentiments dans la foulée, écrasant les potes à Dedryck Boyata sur le scorede 1-4. Mais ça c'est une autre histoire. Tellement anecdotique, finalement.

L'info à vérifier de la semaine

Profitant lâchement du fait que 18 millions de paires d'yeux étaient rivées soit sur TF1 soit sur France 2 pour assister à l'éblouissant hommage de Laurence Ferrari-Potiche et de David Pujadas-Playmobil à The Artist, Marseille aurait, selon certaines sources encore à vérifier, enfin remporté un premier succès en championnat depuis le 29 janvier, à Rennes. Sa victime ? La gentille Nancy, étrillée 1-0 au Vélodrome.

Pour le reste, le suspense est à nouveau relancé en tête de la Ligue 1 : en battant Saint-Etienne, mercredi, le PSG s'est rapproché à 3 longueurs de Montpellier, qui a bu la tasse face à Evian au cours d'un match marqué par un penalty foiré durant les arrêts de jeu, après une bagarre générale qui a obligé l'homme en noir à voir rouge et à sortir quatre joueurs. Et quoi Loulou, tes joueurs commencent à craquer sous la pression ?

La vidéo de la bagarre