Wilmots : « J'irai jusqu'au bout de mon contrat quoi qu'il arrive »

Rédaction en ligne

mercredi 06 juin 2012, 15:21

Marc Wilmots, nommé nouvel entraîneur des Diables Rouges pour deux ans, s'est dit « fier et content » et a prévenu : « Je respecterai mes engagements, même si on me propose 15 fois plus. »

L'Union belge a présenté son nouveau sélectionneur en la personne de Marc Wilmots. « C'était notre premier choix », a certifié Philippe Collin, président de la Commission Marc Wilmots réagit à sa nomination pour le site de l'Union Belge. « Nous voulions absolument que ça se fasse vite pour envoyer un message clair à Marc et au groupe ».

Wilmots restera-t-il consultant à la RTBF

La nomination de Marc Wilmots comme T1 va-t-elle mettre la RTBF dans l'embarras ? La chaîne publique, qui retransmet les matchs de l'Euro, a un accord avec Wilmots pour être consultant aux côtés de Rodrigo Beenkens pour certains matchs. Va-t-il pouvoir respecter ses engagements ? Certains en doute, mais à la RTBF, on estime « qu'il n'y a aucune raison de croire que Marc Wilmots remettra en cause cet accord. »

Marc Wilmots a également pris la parole pour exprimer sa fierté. « C'est un engagement et je ne partirai pas avant la fin de mon contrat, même si on me propose 15 fois plus ailleurs », a-t-il insisté. « J'ai le respect de mes engagements et je sais à quoi m'en tenir ».

Votre première réaction, Marc Wilmots.

« Je suis content et fier, les deux en même temps. On ne s'attendait pas au départ de George, je l'ai repris, et je pense avoir apporté ma griffe, ma vision. Maintenant, il y a une décision qui a été prise, rapidement je trouve, par la fédération, J'ai été étonné qu'on m'appelle aussi rapidement, avec un rendez-vous fixé au lundi soir. On s'est vus, on a discuté de tout ce qui est sportif, et la manière dont on pouvait améliorer ce qu'on avait jusque maintenant. »

« On s'est revus mardi pendant 4 heures, il y avait une option pour plus longtemps, mais j'ai refusé. Le contrat porte sur deux ans puis on fera le bilan. Le seul objectif que l'on doit avoir c'est le Brésil. »

Vous avez la pleine confiance de la Fédération ?

« Oui, mais ce n'est pas ça le plus important. Ce qui compte, c'est l'encadrement, les gens qui travaillent autour de moi, l'équipe, le staff, le public. On ne fait qu'un, ce n'est pas une personne qui va y arriver. »

« On a un objectif difficile, on aura besoin de tout le monde. On aura besoin de tous les supporters. Cette équipe en veut. Pour l'instant, on n'a pas le petit brin qui donne un résultat favorable mais la manière et la disponibilité de tout le monde sont exceptionnels. »

Une idée de personne pour le T2 ?

« Tout a été très vite. Je suis entraîneur principal, si je choisis une personne, c'est quelqu'un qui s'est intégré parfaitement dans la cellule en place. Je vais en discuter avec mon encadrement. Il faut que ce soit un profil qui convienne à tout le monde. Je n'ai pas encore de nom, mais le reste du staff ne bougera pas. »

Qu'est-ce qui va changer ?

« Rien, je suis dans la continuité du Montenegro et de l'Angleterre J'ai posé les bases, la manière de travailler. Quelques points pourront évoluer, mais la base a été mise. »

La mission, c'est aller au Brésil. Un défi énorme ?

« C'est un défi et une responsabilité. Quand on me l'a offert, j'ai été ébahi… J'ai l'habitude. En 1994 j'ai été désigné « plus mauvais de la nation », en 2002 le Roi de la nation. Entre les deux, il n'y a jamais rien. Le problème avec l'équipe nationale, c'est le manque de vision à long terme, on est jugé sur un résultat ou l'autre. J'ai barré un mot de mon vocabulaire, c'est « peur ». Soit je relève le défi, soit je fuis comme quelqu'un qui a peur. Le groupe a confiance en moi, on va assumer ça ensemble. »

« Celui qui dit que c'est défi facile, ce n'est pas vrai. On a dix finales à jouer, j'espère éviter les blessures. On a une chance contre tout le monde, tout peut aller vite, il n'y a pas de top favori. tout dépendra des événements, des blessures… »

Frédéric Larsimont, Cédric Petit,