« Dernier Euro à Varsovie »

JULIE HUON

mercredi 13 juin 2012, 15:33

Y avait hors-Ju On disait qu'on ferait un film. Entre la tragédie grecque et le western spaghetti. Parce que le foot, oui, c'est du cinéma.

« Dernier Euro à Varsovie »

Sûr que Ridely Scott, Woody Allen et Martin Scorsese suivent l'Euro. Parce qu'avec son casting de vedettes et de jeunes premiers, leur indéniable talent de comédien, la tension dramatique des matchs et la palme à récolter à la fin, le foot, oui, c'est du cinéma.

On disait qu'on ferait un film. Entre la tragédie grecque et le western spaghetti. Il y en aurait qui tomberaient au combat, qui se blesseraient et qui continueraient à courir sur une jambe, comme Eugen Polanski, le milieu polonais, hier contre la Russie.

Et tiens, comme il est bon qu'à commettre de grosses fautes d'anti-jeu, celui-là, sortons-le du terrain et mettons-le derrière la caméra. La bande originale du film, on la confierait à Darida, le Tchèque – « Laissez-moooooi jouer, tout l'été, laissez-moi jouer, marquer en liiiibertééé ». Et au générique, pêle-mêle, il y aurait le Français Ménez (petit-fils de Bernard ?), les deux Kelly (pourvu qu'il leur reste un peu de Grace), l'un Anglais et l'autre Irlandais, dont les potes attaquants ont à mort des noms d'acteurs d'une série de HBO : Simon Cox, Kevin Doyle, Robbie Krane, Shane Long et Jonathan Walters.

Si on tournait un porno, on demanderait au Polonais Grosicki et à l'Allemand Mothersucker, oh non pardon, Mertesacker, de mettre toute la sauce. Si on tournait un film de vieux, on prendrait les Portugais Nani et Pepe dans les rôles principaux.

Oui mais et quoi ? Y a pas d'héroïne alors ? Sisisi. Evidemment qu'il y en a une. Les spectateurs du monde entier espèrent la revoir ce soir à 17h55 dans les gradins. La nouvelle coqueluche du Danemark, sacrée supportrice la plus sexy de la compétition (jusqu'ici), était présente dans les tribunes du stade de Kharkov lors du match Danemark-Pays-Bas, samedi dernier. Toutes les caméras l'ont repérée, elle a fait le tour de tous les blogs et de tous les JT. On l'appelle déjà la petite sirène de Copenhague, la bombe glacée. Une vraie dégaine de star : blonde, décolleté plongeant et soutien-gorge à petits pois.

Et comme on n'est pas dans « Dernier tango à Paris » mais dans « Dernier Euro à Varsovie », qu'est-ce qu'elle tient à la main ? Le plus beau des accessoires : une bière.