Euro : l'Allemagne et le Portugal au rendez-vous des quarts

Rédaction en ligne

dimanche 17 juin 2012, 23:22

Groupe B : Les Pays-Bas, finalistes du dernier Mondial, sont éliminés de l'Euro après leur défaite (2-1) face au Portugal. L'Allemagne, vainqueur du Danemark (2-1), termine première du groupe.

Euro : l'Allemagne et le Portugal au rendez-vous des quarts

©ap

Finalement, on ne sait pas trop ce qu'il faut retenir de cette soirée décisive dans le groupe B, souvent renommé « groupe de la mort » en raison de la qualité supposée de ses membres.

Faut-il retenir la prestation galactique de Cristiano Ronaldo, auteur des deux buts du Portugal (et de deux poteaux…) face aux Pays-Bas ? Faut-il signaler le sans-faute plein de métier de l'Allemagne ou faut-il analyser en détail les raisons de la déroute néerlandaise, à nouveau battue logiquement, dimanche soir, et quitte donc cet Euro par la toute petite porte, sans le moindre point ni la moindre once de révolte ?

Finalement, l'enseignement majeur de cette soirée qui aura également vu l'Allemagne l'emporter face aux courageux Danois grâce à un but de Lukas Podolski (son 44e personnel pour ce qui constituait sa 100e sélection) et une autre de Bender (son premier avec la Mannschaft), c'est qu'on connaît déjà deux des quarts de finale de cet Euro plein de surprises. Jeudi, à Varsovie, Le Portugal ira défier la République tchèque tandis que le lendemain, à Gdansk, c'est l'Allemagne qui partira largement avec les faveurs des pronostics face à cette surprenante formation grecque.

Intenable Ronaldo

Critiqué de toutes parts parce qu'il avait raté l'immanquable à plusieurs reprises lors des deux premiers matchs du Portugal, Cristiano Ronaldo a en tout cas offert la plus belle des réponses à ses détracteurs, dimanche soir, après avoir à nouveau… changé de coiffure à la mi-temps. « Ne paniquez pas : il va le faire » avait titré en Une un important journal portugais avec la photo du capitaine lusitanien. « Les buts, c'est comme le ketchup », avait poétiquement enchaîné le joueur du Real Madrid. « Quand ils arrivent, tout vient parfois en un coup. » Virevoltant, altruiste, réaliste et même un peu malchanceux puisqu'il vit deux de ses envois puissants terminer leur course sur les poteaux de Stekelenburg, l'attaquant du Real Madrid a littéralement explosé, dimanche soir, à Kharkiv. Double buteur, il a ainsi fait taire une certaine malédiction dans les grands tournois. Montant clairement en régime, il pourrait, s'il continue à prester à ce niveau, aider le Portugal à viser le dernier carré, voire plus si affinités. Et, pourquoi pas ?, venir titiller Lionel Messi dans la course au Ballon d'Or…

Lamentables Néerlandais

On l'avait dit avant le tournoi et les événements nous ont malheureusement donné raison. Ces Néerlandais-là, intenables durant la campagne qualificative (une seule défaite en Suède, alors qu'ils étaient déjà qualifiés), peuvent aussi être lamentables quand la confiance n'y est pas.

Composée de stars offensives, cette « équipe » – à mettre entre parenthèses – avait pourtant bien débuté la rencontre, qu'elle devait gagner de deux buts tout en espérant un coup de pouce de l'Allemagne. Servi par Robben, van der Vaart avait envoyé, de l'extérieur du rectangle, un magnifique envoi brossé qui n'avait laissé aucune chance à Rui Patricio. Mais cela ne fut qu'un feu de paille tant l'esprit de groupe manqua à l'appel et, surtout, que la défense oranje s'avéra en fait être un gruyère plein de trous qu'il aurait fallu boucher.

Imbattable Mannschaft

De son côté, même si elle ne séduit pas toujours, l'Allemagne continue d'enfiler les victoires comme des perles, avec un réalisme réellement impressionnant. Dimanche, elle n'a jamais paniqué même si elle ne s'est rassurée complètement qu'en fin de match suite au but de la victoire de Bender (Leverkusen). Plus que jamais, la Mannschaft de Joachim Löw s'érige en principal favori (avec l'Espagne) de cet Euro. Même si on sait que sur un match, la vérité d'un jour n'est pas toujours celle du lendemain…

VINCENT JOSEPHY