Les 10 images de l'Euro

Rédaction en ligne

lundi 02 juillet 2012, 15:03

L'Euro 2012, c'est (déjà) fini. Un mois de football, 31 matchs, des buts, des prolongations, des tirs au but… Et des moments forts. Partagez les votres dans notre sondage.

Les 10 images de l'Euro

©ap

1. Le « ta gueule » de Nasri. Avec son « ferme ta g… » adressé à la suite de son but contre l'Angleterre, Samir Nasri a remis le feu aux poudres. Après les frasques de 2010, 2008 et 2006, la France continue de défrayer la chronique lors des grands tournois…

Non content de cette première frasque, Nasri a récidivé avec un « fils de p… » quelques jours plus tard. Le milieu de terrain de l'équipe de France, Samir Nasri, a insulté un rédacteur de l'AFP en zone mixte après l'élimination de l'équipe de France, battue samedi par l'Espagne 2 à 0 en quarts de finale.

Coïncidence ou non, Laurent Blanc a quitté son poste de sélectionneur quelques jours plus tard, n'ayant pas « trouvé d'accord » avec sa fédération.

2. Les chants des supporters de l'Irlande. « Merci l'Irlande », le cri du coeur à toute une nation. Dans le groupe C de l'Euro, l'Espagne a battu l'Irlande 4-0. Dans le stade ne résonnaient que les chants des supporters irlandais.

« Tain, j'ai les larmes aux yeux : il reste cinq minutes à jouer, c'est 4-0 pour l'Espagne et les supporters irlandais, ça fait un quart d'heure qu'ils chantent pour soutenir leur équipe en plein supplice. Hyper poignant ! Des milliers de mecs qui chantent d'une seule voix, même les commentateurs se taisent. » Poignant. L'Irlande, éliminée sans les honneurs après trois défaites, nous aura quand même fait frissonner.

3. L'interruption entre l'Ukraine et la France. Tout tient en une image : Ukraine-France, cinq minutes de jeu et… match interrompu. Des trombes d'eau s'abattent sur la pelouse de Donetsk. Le match reprendra quelques dizaines de minutes plus tard. La France s'imposera 2-0.

4. La sortie de Robben (et des Pays-Bas). L'illustration de l'égoïsme néerlandais en une image. Robben, remplacé, quitte la pelouse… à l'opposé de son banc. Fâché, il ne jettera pas un œil à ses équipiers. Les Pays-Bas, finaliste du Mondial, seront éliminés sans gloire de l'Euro, au premier tour, sans un point.

5. « Biscotto-ci, biscotto-là », le tweet de Buffon. Avant le dernier match de groupe, tout l'Italie a peur d'un nul de complaisance, qu'elle appelle le « biscotto » (la « combine »), entre l'Espagne et la Croatie qui éliminerait les Italiens de l'Euro. « Comme si on avait déjà gagné le match contre l'Eire », s'est énervé Gianluigi Buffon sur sa page Facebook.

« Biscotto-ci, biscotto-là, biscotto partout. Comme si les autres n'avaient pas le droit de se sentir offensés par de telles allusions, qui n'appartiennent en fait qu'à nous », a écrit Buffon. L'histoire lui a donné raison…

6. Merkel présente au quart entre la Grèce et l'Allemagne. Un quart sans surprise : une victoire meritée pour la Mannschaft qui a dominé cette rencontre. A 1-0 à la pause (but de Lahm), on pensait la cause entendue. Samaras a donné de l'espoir aux Grecs mais ensuite l'Allemagne a appuyé sur le champignon via Khedira, Klose et Reus. Salpingidis a fixé le score sur penalty, le premier converti dans cet Euro 2012.

Elément marquant, toutefois : la présence de Merkel dans les tribunes, en pleine crise de la zone euro…

7. La Panenka de Pirlo. Angleterre-Italie, le premier 0-0 de l'Euro. Pirlo est dans tous les bons coups, alors que la qualification va se jouer aux tirs au but. Alors que toute l'Italie maugréait suite au raté initial de Riccardo Montolivo, le génial Lombard y est allé d'une petite caresse de balle façon Panenka pour tromper le plus calmement du monde un Joe Hart exceptionnel durant tout le match.

Son geste teinté de folie « Balotellienne » aurait pourtant pu coûter très cher : s'il avait raté son essai, il aurait été pointé d'un doigt accusateur, se serait rangé aux côtés de ses illustres précédents foireurs italiens que sont Baggio ou Di Biagio. Magique.

8. L'élimination du Portugal, sans le tir au but de Ronaldo. Le Portugal a été éliminé aux tirs au but par l'Espagne en demi-finale de l'Euro au bout du suspense. Le plus dur ? Ronaldo, programmé en 5e tireur, n'a même pas pu tirer de penalty.

En voyant la qualification lui passer sous le nez, Ronaldo a murmuré « quelle injustice, quelle injustice ». Quand on lui a demandé par après pourquoi il était le dernier tireur portugais, il a répondu : « La décision a été celle de l'entraîneur, du groupe, de tous ».

9. Le « Hulk » de Balotelli. Mario Balotelli a été « la » star de cet Euro. Ce personnage hors du commun est au centre de toutes les attentions. La célébration de son 2e but contre l'Allemagne, en Hulk, n'en finit pas de faire parler d'elle…

10. Les pleurs des Italiens et les enfants espagnols sur la pelouse. C'est un contraste fréquent à la fin d'une finale. Un monde sépare Pirlo et consorts, genou à terre et les larmes aux yeux et les enfants de Torres et des autres Espagnols, gambadant sur la pelouse.