La F1 bientôt en bourse ?

Rédaction en ligne

mardi 22 mai 2012, 09:26

Formula One, la structure qui gère la F 1, a reçu le feu vert pour être cotée à la Bourse de Singapour. L’opération pourrait lever quelque 2,5 milliards de dollars. Mais la prudence s’impose

La F1 bientôt en bourse ?

Le dernier GP de Singapour © AFP

Le fonds privé d’investissement CVC Capital Partners, qui détient une part majoritaire dans Formula One, la structure qui gère la Formule 1, va juger de l’intérêt des investisseurs et pourrait se décider pour une introduction en Bourse fin juin, selon des sources de cette opération.

Un porte-parole de la place de Singapour n’a pas souhaité commenter ces informations, citant la pratique de ne pas faire de « déclarations publiques sur les discussions avec des candidats à la cotation. »

Les analystes et la presse évoquent une opération qui pourrait lever 2,5 milliards de dollars (2 milliards d’euros).

La cité-Etat de Singapour accueille un Grand Prix de Formule 1 tous les ans – le prochain est prévu pour le 23 septembre – et ce sport compte une base solide de fans dans la région.

CVC Capital Partners détient 63,4 % du capital de SLEC, la holding de Formula One, depuis 2006.

Si l’opération avait lieu, il s’agirait de la plus importante de l’année à la Bourse de Singapour, qui doit aussi accueillir à l’automne l’introduction de Manchester Utd. Mais le club de football anglais attendrait une amélioration des conditions sur les marchés boursiers, perturbés par la crise de la dette dans la zone euro.

L’exemple de Facebook

Justin Harper, analyste chez IG Markets Singapore, se déclare « très prudent », au regard des conditions actuelles.

« D’une certaine manière, ça ressemble à Facebook. On peut facilement se laisser entraîner par le côté branché et glamour de Facebook ou de la Formule 1 », estime-t-il.

Après une entrée ultra-médiatisée à la Bourse de New York vendredi, l’action de la star des réseaux sociaux Facebook a perdu près de 11 % lundi, pour son deuxième jour de cotation.

Une glissade qui illustre pour beaucoup le scepticisme persistant des investisseurs vis-à-vis de la solidité de Facebook, un temps occulté par l’énorme engouement du public pour le géant des réseaux sociaux sur internet.

« La Formule 1 pourrait donner la même chose, et en plus pourrait ne pas bénéficier du soutien que le marché réserve aux très grosses introductions en Bourse », a ajouté Justin Harper.

Selon le site internet de CVC Capital Partners, Formula One Group, qui détient les droits de commercialisation de ce sport, affiche un chiffre d’affaires annuel de 1,17 milliard d’euros.

(D’après AFP.)