Quel avenir pour Bruxelles?


Catégorie(s): Belgique

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Alors que les quatre présidents de partis francophones se rencontrent aujourd’hui pour sceller le front qui négociera avec la Flandre, en 2007, une éventuelle nouvelle réforme de l’Etat, entre Régions flamande et wallonne, quel avenir pour Bruxelles? Retrouvez l’ensemble de ce chat, avec notre journaliste Olivier Mouton, en cliquant ci-dessous. 

87 réponses à “Quel avenir pour Bruxelles?”

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  1. Olivier Mouton dit:


    Voilà, nous sommes déjà arrivés au bout de cette heure de chat. Merci pour vos questions et le débat bien nourri qu’elles ont suscité. Citoyens interactifs, rendez-vous mercredi prochain pour un nouveau chat.

  2. Jean-François dit:


    Pour le Parti des Bruxellois, je suis partant!

  3. Van Nes dit:


    Belgique 2007 et réchauffement de la planête. Quel rapport?
    Nicolas Hulot interpelle la France dans le cadre des élections présidentielles.
    Adhérer à son manifeste tel quel serait faire un simple « copier coller » sans dépasser les frontières françaises.
    Et si nous participions vraiment au débat en le portant chez nous, dans un cadre qui nous interpelle.
    Proposition
    Cadre :
    Les législatives 2007 et la négociation « Belgique 2007 »
    Interpellation :
    Avec le réchauffement de la planète, dans quelques années la Flandre n’existera plus car elle sera sous eau !

    http://www.astr.ucl.ac.be/users/marbaix/impacts/sealevel/index.html

    Ceci n’est pas une « fiction », surtout quand on a lu le reste du rapport de l’UCL. demandé par GREENPEACE

    Cfr. : http://www.astr.ucl.ac.be/users/marbaix/impacts/

    Pas convaincu ? Comparez la carte des zones inondées avec celle de la densité de population

    Cfr : http://www.belspo.be/belspo/home/publ/pub_ostc/recens/fr016.pdf

    Il y aura encore des indécrottables qui diront :

    Qu’il faudra transformer la frontière linguistique en digue !

    Qu’il faudra appliquer les règles actuelles d’immigration pour les citoyens qui voudront passer de Flandre indépendante en Wallonie !

    Que le niveau des fleuves et ruisseaux va aussi monter et que si Charleroi a déjà pris l’eau, Namur sera englouti tout comme Liège.

    Donc quelle que soit l’idée que l’on a de la Belgique, que l’on soit pour ou contre son concept…

    Qu’est ce qui est important, voire urgent ?

  4. Olivier Mouton dit:


    Jean-Jacques, je viens de répondre pour l’éducation multilingue: oui, ce devrait être une piste politique à porter! De vrais partis bruxellois? Pourquoi pas? Ou à tout le moins de nouvelles passerelles au départ de Bruxelles entre partis des deux communautés.

  5. Olivier Mouton dit:


    Patrick, Nous avons raté la chance d’un vrai bilinguisme belge. C’était dans les années 1930 et ce sont les francophones qui ont refusé! Autre temps, autre époque. Bruxelles devrait évidemment être doté d’un enseignement bilingue! Philippe Van Parys, prof d’unif, évoquait aussi hier à l’issue d’un colloque, l’opportunité de les rendre somme toute trilingues: avec l’anglais!

  6. Jean-Michel D'herde dit:


    @ Olivier

    Je ne suis pas tout-à-fait d’accord avec ta traduction pour un sukkeleir. C’est plutôt un qui “peine”, même si c’est dit avec ironie (comme une “charge” ministérielle, ne se traduit pas par le poids de l’argent “mis de côté).
    D’ailleurs, quelqu’un aurait-il les références d’un dictionnaire français-néerlandais-flamand-wallon-bruxellois ?

    En ce qui concerne le transfrontalier, on ne peut concevoir ce concept que si l’on accepte l’existence des frontières (échecs d’hier). Je suis plutôt partisan d’une Europe des régions dont Bruxelles serait la Capitale. Les autres régions devraient avoir leur chef-lieu (capitale ?) sur leur sol. Bruxelles, capitale de la Flandre ? Pourquoi pas de la Catalone ?

  7. Jean-Jacques dit:


    Que pensez-vous de l’idée d’élaborer un programme politique (un parti) qui défende les droits des bruxellois et propose un modèle d’éducation multilingue?

  8. Nicolas Hanoteau dit:


    Bien dit Gauthier, j’ai habité dans ma vie etterbeek, Woluwé-saint-Pierre, Saint-Lambert, Ixelles, Anderlecht et Saint-gilles. je connais donc bien les communes à difficulté (TM Fred). Il est clair qu’elles pourraient compenser la relative misère au centre…

  9. Sarrasin dit:


    Quentin, pas de parano please! ou alors la même méfiance envers nos copains wallons. Ils peuvent aussi avoir un agenda caché pour bxl!

  10. Jean-François dit:


    Contrairement à Quentin, je crois que Bxl existe tellement qu’elle est l’ejeu de la prochaine réforme institutionnelle. Et les Bruxellois…?

  11. Olivier Mouton dit:


    Yannick, tu as vu l’appel citoyen bruxellois de ce jour. Tu peux le signer, si tu veux: http://www.bruxel.org
    Les citoyens peuvent et doivent se réapproprier l’espace pûblic et politique! Et les médias sont un canal pour y arriver!

  12. Sarrasin dit:


    Yannick, nous avons besoin des politiques, mais il faut les faire sortir de leur poto-poto interne qui est de plus en plus en décalage avec la réalité.
    Des partis bxllois, une région bxlloise, capitale de qui veut, ouverte, qui attirera les communes de la périphérie, qui voudront nous rejoindre!

  13. Gauthier dit:


    Avez-vous pensé que les communes à facilité de la périphérie sont parmi les plus riches de Belgique (2ème place pour Wezembeek-Oppem) ? Elargir les frontières bruxelloises ne serait pas seulement légitime. Ce serait un moyen de renforcer la capacité d’autonomie financière de Bruxelles en récupérant des dizaines de milliers de ménages fiscalement contributif. La classe moyenne est aussi un facteur de richesse d’une société de solidarité. Quelque part, les bourgeois de la périphérie “appartiennent” aux personnes qui vivent à Bruxelles dans la difficulté. La frontière linguistique est un dispositif de captation du potentiel financier bruxellois, bien au-delà du problème des navetteurs. Songez aussi à l’exode des classes moyennes bruxelloises, encouragé bientôt par le RER. Il faudrait y songer, plutôt que d’essayer de faire déguerpir les eurocrates et leurs dépenses qui font tourner la ville.

  14. Olivier Mouton dit:


    Fred, excellente ton expression: des communes à difficultés. C’est bien belge, ça! :-) Elargir Bruxelles, je le disais précédemment, ce devrait être une évidence géographique, sociale, économique. Mais nous sommes dans un pays laboratoire où nous devrons être créatifs! Une communauté urbaine? Des passerelles diverses?

  15. patrick dit:


    le bilinguisme complet de bruxelles ne serait alors pas la solution pour cette ville si complexe, sorte de trait d’union entre wallonie et flandre?

  16. Quentin Verniers dit:


    La Flandre ne reconnait pas les institutions bruxelloises. Son souhait est de la faire rentrer dans le rang et d’en faire un ville flamande et non multi ethnique et multi culturel. Les walons ne sont pas en position de force et apparement vu l’existence de ce forum et des lettres des élites bruxelloises pour hurler que Bxl région existe; Celle-ci de facto n’existe pas sur l’échiquier politique. Nous allons en 2007 négocier une confédération. Soit Bruxelles s’agrandit(le plan de Di Rupo) soit BHV est scindé et le gouvernement flamand l’étrangle à petit feu.

    L’un comme l’autre Bruxelles est perdante. Maintenant, si la Belgique éclate. Etes-vous certain le maintien de l’UE et de l’OTAN à Bruxelles. Le nouveau siège de l’Otan n’est pas encore construit. Il peut facilement être déménager. L’UE ne voudra pas être source de problème. Dès lors, elle se retira de la défunte Belgique(Certaines déclaration d’euro-député va dans ce sens). Donc en cas de scission, Bruxelles redeviendrait une ville provinciale comme par le passé.

    Bruxelles région connaît un PIB de 207 si je m’abuse. Cela est du à quoi? Cela est du au 40000 fonctionnaire de l’UE qu y vive. Cela est du au 15000 lobbies qui y vivent et travaillent. Cela est du à la présence des sièges sociales de groupe/holding. Cela veut dire que la richesse est crée ailleurs mais consolidée et déclarée à Bruxelles. J’appelle cela le phénomène de la boite au lettre.

    Je pense que la gouvernement flamand et leurs partis ont compris ceci. Il n’y que les francophones qui ne réalisent pas cette hypothèse.

    Une fois la Belgique scindée, c’est-à-dire confédérée, rien ne sera plus comme avant. Nous rentrons alors dans une ère inconnue.

  17. Olivier Mouton dit:


    Mallet, bienvenue de France. La question des identités régionales se pose dans toute l’Europe, tu as raison. En tant que petit Belge, je pense que l’on devrait aller vers un double mouvement: plus d’Europe, plus de reconnaissance des identités humaines. Terrain miné, hum: c’est un peu la thèse défendue par certains en Flandre

  18. Yannick dit:


    J’ai l’impression que le problème ne vient pas tant d’une absence de solutions simples que d’une confiscation du débat par le politique.

    Je m’aperçois que je me faisais des idées fausses sur l’opinion publique bruxelloise, et que de nombreux Bruxellois font de même avec la Wallonie. Les Wallons n’ont AUCUNE envie de mettre Bruxelles sous tutelle, que du contraire… Nous sommes TOUS d’accords sur le renforcement des compétences régionales. Le problème vient donc des partis francophones.

  19. Olivier Mouton dit:


    Jean-Michel, tu te sens l’âme d’un travailleur transfrontalier? Amusante, ton idée. Mais penses-tu que bcp feraient le pas.

  20. Jean-Michel D'herde dit:


    @ Yannick 62

    un sukkeleir, c’est un qui sukkele

  21. Olivier Mouton dit:


    Yannick, un sukkeleir, ici, c’est un profiteur

  22. Fred dit:


    Les Wallons sont vu par les Flamands comme des chômeurs incapables et fénéants, les Flamands sont vu par les Wallons comme des extrémistes rassistes et les Bruxellois, en tant que 1er emplyeur du pays, veulent le beurre etc… N’oublions pas que la région la plus prospère est le Brabant wallon et que Bruxelles a un taux de chômage record. Les Flamands possède un des plus grand port d’Europe (Antwerpen puisque Anvers n’existe plus) et une densité de population plus importante qu’en Wallonie. Ne nous voilons pas la face, nous avons tous besoins les uns des autres. Bruxelles a besoin des travailleurs Wallons et Flamands, la Flandre a besoin de Bruxelles (sinon elle l’aurait lâcher depuis longtemps) et la Wallonie aussi. Cela ne se résume pas à un problème de langue! Tout le monde sait qu’avec le flamand on ne va nulle part! Alors que les flamands apprènent le français pour se faire comprendre dans le sud de la France. Mais le flamand fait partie de l’identité culturelle de la Belgique (comme le brusseleer ou le wallon…) et il faut le défendre, le promouvoir…mais pas l’imposer! Personnellement je suis 100% pour l’agrandissement de Bruxelles. Plus de problème de communes à difficultés! Et pourquoi se limiter à la périphérie proche?

  23. Sarrasin dit:


    Décommunautarisons Bruxelles, ayons notre propre enseignement, bilingue ou multilingue, notre propre culture multiple, c’est ça notre avenir.

  24. Nicolas Hanoteau dit:


    Yannick, j’ai raté quelques années d’études et suis aujourd’hui licencié en animation socioculturelle. Vu le nombre d’emplois disponibles dans ce domaine et l’imbroglio des plans d’insertion des chômeurs, je le suis moi aussi. Cette année je me suis cassé le doigt de pied et ai du subir deux visites chez le dentiste… Fais le compte en te reposant la question: pas de valeur ajoutée la Belgique?

  25. Olivier Mouton dit:


    Patrick, très intéressant, ce que tu dis! Dans sa lettre aux amis francophones, Peter Vandermeersch, rédacteur en chef du Standaard, parle de Bruxelles comme étant “la ville la plus mal gérée d’Europe de l’ouest”. Cliché réducteur. Un, elle joue un rôle qui n’est pas reconnu à sa juste mesure, financièrement. Deux: c’est une ville complexe dont le modèle a inspiré en son temps des chercheurs pour Jérusalem ou Sarajevo, c’est pas rien quand même! Trois: cela n’empêche que l’on devrait pouvoir se poser des questions sur les équilibres entre Région et communes, le rôle de la Commission communautaire française… Oui, sans cliché!

  26. Yannick dit:


    Excusez mon ignorance mais c’est quoi un “sukkeleir” en brusseleir ?

  27. Yannick dit:


    Sarrasin, nous sommes d’accord, contre les politiques.

  28. Olivier Mouton dit:


    Goede, la fusion des communes en zone, c’est une piste. Qui a d’ailleurs été suivie, comme tu le sais, pour les zones de police… Quant aux “sukkeleirs” d’eurocrates, comme tu dis, on devrait en effet songer à les rendre contributeurs, sans que cela devienne une chasse aux sorcières. C’est cool, cette ville aux langues multiples, non?

  29. Jean-Michel D'herde dit:


    Que diriez-vous d’un référencement de tous les belges qui se sentent bruxellois. On leur attribuerait une carte d’identité particulière, indépendamment de leur régime linguistique (caractéristique aussi négligeable que la couleur des yeux, me semble-t-il). Les bruxellois vivant alors en Flandre ou en wallonie serait de fait des travailleurs transfrontaliers.

  30. Jean-Jacques dit:


    Oui, nous sommes les otages des deux principales communautés de ce pays.
    De père flamand et de mère wallonne, je comprends probablement mieux (comme beaucoup de bruxellois finalement) certaines revendications de ces deux communautés, qui me paraissent légitimes.
    Toutefois, je souhaite un autre modèle de société pour ma famille et les générations futures, basées sur un enseignement multilingues et une connaissance (pour mieux les comprendre) des différentes communautés (pourquoi pas aussi la germanophone).
    J’ai la chance d’effectuer un travail international et maîtrise correctement quatre langues. C’est peut-être aussi une des conditions (avec d’autres, bien sûr) d’avoir une plus grande ouverture d’esprit que la plupart des politiciens qui ne nous gouvernent plus qu’à un niveau de sous-région (leurs proches électeurs).
    Comment dès lors constitutionnellement et législativement développer Bruxelles comme région à part entière (éducation, finances, etc.) et de vivre plus harmonieusement avec les deux autres régions voisines?

  31. Yannick dit:


    Mallet, je me moque de ce qui est bon pour la Belgique. La Belgique ne vaut que si elle apporte une valeur ajoutées aux entités qui la composent. En cela, je suis sur la même longueur d’onde que le Premier flamand, Yves Leterme.

    Les réalités belges et françaises ne sont pas transposables.

  32. patrick dit:


    Qu’en est il de la gestion calamiteuse de la région Bruxelloise que la presse néerlandophone dénonce? Rien à ce sujet ne transpire dans les média francophones. Alors, intox ?

  33. Olivier Mouton dit:


    Julien, tu sais que le recensement est un sujet tabou dans notre bonne Belgique depuis la question royale. Mais récemment, le ministre bruxellois Vanhengel - VLD et ancien porte-parole de Verhofstadt! - a proposé que l’on pose une question de ce type aux habitants de la périphérie: voulez-vous rejoindre Bruxelles ou non? Lui, misant sur le fait qu’ils préféreraient finalement rester dans une région plus riche et financièrement avantageuse. Le ministre bruxellois Cerexhe (CDH) lui a répondu: “… chiche!”

  34. Sarrasin dit:


    Yannick,
    Ne pas confondre les partis politiques francophones et les Bruxellois.
    Les Bruxellois ne demandent que d’être reconnus avec leurs specificités de ville multiculturelle(40% d’origine étrangère), bilingue, productrice de richesse mais ou la pauvreté s’installe(22% de chômeurs, réfugiés, illégaux et clandestins), car sa richesse part en Wallonie et en Flandre… Et notre Région n’est pas reconnue comme les autres: nous ne pouvons pas légiférer librement en matière de loi communale, d’élection, nous n’avons que des “ordonnances” alors que les autres régions et les communautés produisent des décrets…
    Et surtout, les Bruxellois sont minorisés tant au sein des partis politiques flamands que francophones, qu’au sein des assemblées communautaires.

  35. MALLET dit:


    Suite à cette discution sur le partage de la Belgique , je trouve celà néfaste
    pour la Belgique et ses habitants .Je suis Français , je connais aussi le
    Flamand .Alors pourquoi nous aussi les Français on ne ferait pas idem avec
    la Corse ,la Bretagne etc …On veut une Europe unis et se partage ,DROLE !

  36. Olivier Mouton dit:


    Nicolas, Union-Marseille, quelle affiche. Ou union- Saint-Etienne. Deux buts de Buelinckx

  37. Nicolas Hanoteau dit:


    @ fazca: excuse-moi mais je ne pense pas que dans une situation d’aliénation par rapport au pouvoir (on peut bien sûr ne pas partager mon sentiment), il serait judicieux de supprimer le pouvoir local. J’habite Saint-Gilles et je ne voudrait pas que cette commune soit gérée par un grand pouvoir central de la grand place. Le pouvoir local est une solution à la crise démocratique, il en faudrait même plus d’après moi. Parce que les individus doivent se reconnaître dans leur communauté, soutenons les communes et créons des structures participatives dans la société civile. Il ne faut pas toujours faire confiance au pouvoir, donc, citoyens, levez-vous!!!

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