Quel avenir pour Bruxelles?

Alors que les quatre présidents de partis francophones se rencontrent aujourd’hui pour sceller le front qui négociera avec la Flandre, en 2007, une éventuelle nouvelle réforme de l’Etat, entre Régions flamande et wallonne, quel avenir pour Bruxelles? Retrouvez l’ensemble de ce chat, avec notre journaliste Olivier Mouton, en cliquant ci-dessous.

Olivier Mouton dit:
Nicolas, tu soulèves un débat intéressant. Oui, l’on devrait pouvoir envisager une autre redistribution de l’IPP en tenant compte du lieu de travail (au moins partiellement) et non du domicile. Pour tenir compte du flux important de navetteurs et du rôle de capitale. Je pense que cela se trouvera sur la table l’an prochain.
goede dit:
Renforcer le pouvoir de la Région Bruxelloise, ainsi que ces moyens : c’est indispensable si on veut être un peu plus respecté.
Pour y arriver :
1) élargissement de la région à sa réalité géographique et économique (communes à facilités, zoning industriels de la périphérie…). Pq les flamands veulent ils conserver des territoires ou ils n’ont que des problèmes avec une majorité de francophones ? Bxl est qd même bilingue et de plus leur capitale !
2) fusion des communes en 4 zones (Bxl ouest = Koekelberg, Molenbeek, Ganshoren… Bxl est= Woluwe, Watermael…. Bxl Sud (Uccle…) et Bxl centre => diminution du nb de centres de décision et redistribution des compétences entre ces super-communes et la région
3) effectivement revoir une taxation éventuelle de ces sukkeleirs d’eurocrates…
Olivier Mouton dit:
Fazca, le débat sur les communes DOIT pouvoir être mené. Sachant. Un: que l’équilibre démocratique au niveau communal n’est pas le même qu’au niveau régional (où c’est 50/50 à l’exécutif avec les néerlandophones). Deux: que l’exemple anversois a montré la nécessité d’absolue de préserver un niveau de pouvoir proche des gens. Mais réorganiser les compétences, on ne l’évitera pas!
Yannick dit:
L’Union ? Ca me dit quelque chose… ah oui ! 2-1 ! mdr
Plus sérieusement, je suis surpris de voir un accord sur la forme se dégager aussi vite. Je pensais qu’en tant que wallon j’allais être le seul à plaider la suppression de la CFB. Je constate que les Bruxellois ont l’air favorable. Qu’est-ce qu’on attend pour le faire savoir aux politiciens qu’on n’en veut pas de leur machin ?
On pourra ensuite réfléchir à un partenariat Wallonie-Bruxelles qui arrange tout le monde.
Theo Tsianakas dit:
A l’heure où nous parlons Bruxelles est déjà vendue au Wallons, nos dirigents bruxellois se moquent de ce que nous pensons. On fait de la propagande à la rtbf pour traumatiser les francophones, on nous a montré le chaos qui pourrait arriver si on ne réagit pas ensemble contre les “méchants” flamands. Francophone unissez vous pour sauver la Belgique! Tous les partis dénoncent et demandent des sanctions et 2 jours après on nous parle partout de rapprochement Wallonie-BXL! Mais de qui on se moque?
Olivier Mouton dit:
Yes Yannick
Fondons un parti ensemble
Gauthier dit:
Bruxelles doit exister pleinement évidemment et donc en autonomie, mais là où vivent tous les bruxellois. Installé à Kraainem depuis quelques années, je n’ai jamais eu à l’esprit que l’on puisse perdre son identité bruxelloise en habitant à quelques centaines de mètres d’une frontière de nature beaucoup plus linguistique que politique. Une frontière mal tracée, mal légitimée, inachevée. Une frontière en pointillé puisque la Région flamande n’y applique pas les mêmes lois qu’ailleurs en son sein. J’attends des bruxellois de l’intérieur qu’ils tendent la main aux bruxellois qui habitent aux portes de leur ville. Nous nous y sommes installés le plus souvent contraints par une montée des prix de l’immobilier dont nous ne sommes pas fautifs, pour offrir l’air d’un jardin à nos enfants et non pas tant, comme d’aucuns seraient tentés de le croire, pour “profiter” de conditions fiscales attrayantes pour autant qu’elles subsistent (merci pour la caricature !). De toute façon, à Kraainem la population est capable de comprendre qu’il est honnête d’apporter sa contribution financière à la ville où s’exerce notre vie sociale et culturelle. Il est illusoire, d’invoquer un lien d’identité entre Kraainem et les territoires plus lointains du Brabant flamand. Il n’existe pas pour la plupart d’entre nous. Venez parcourir les rues de notre commune et constatez une continuité urbanistique évidente. Personnellement, je pense que ceux qui se laisseraient tenter par l’idée de caresser la Flandre dans le sens du poil en échangeant leur autonomie contre l’abandon de l’exigence d’élargir Bruxelles commettront une faute morale. Ce serait comme se retrancher dans une citadelle, baissant la herse et haussant le pont-levis, en se fichant pas mal du sort de ceux d’entre eux qui sont restés dehors pour se faire taper dessus. Une preuve du risque ? La « Zone F » où les nuisances aériennes ont été concentrées en fonction du principe de densité de population francophone (bruxelloise ?). De quel droit, d’ailleurs, un habitant d’Uccle ou Evere pourrait décréter que je n’ai pas le droit de me sentir bruxellois à Kraainem ?
Nicolas Hanoteau dit:
Et c’est l’union qui triomphera… Le championat bruxellois: Anderlecht, Brussels, Union en Europe… Voilà bien la seule bonne nouvelle si nous nous retrouvons isolés… Un bon vieux Union-Marseille en finale de l’UEFA lol…
Olivier Mouton dit:
Jean-François, cela croît, l’idée de fonder de vrais partis bruxellois. Aux dernières communales, les alliances entre francophones et Flamands ont d’ailleurs été nombreuses… contre lesquelles le FDF a hurlé. L’émergence d’une vraie conscience bruxelloise, du manifeste, ira-t-elle jusque là?
L’Europe rapporte, de mémoire, 14% du produit intérieur régional. C’est un apport indéniable, dont on ne mesure d’ailleurs pas toute l’étendue. Mais il est vrai que cela génère des coûts et des hausses, notamment en matière de logement. D’où le besoin d’un refinancement à la mesure de ce que Bruxelles apporte objectivement au pays
Julien dit:
Bonjour,
Pourquoi les francophones ne mettraient-ils pas sur la table des négociations un recensement de la population? les communes à facilités où il y a une majorité de francophones pourraient être rattachées à Bruxelles où à la Wallonie (au choix…). On supprime alors le régime des facilités, on agrandi Bruxelles et on fixe clairement et de manière définitive les frontières?
Olivier Mouton dit:
Chris, je suis moi aussi supporter de l’Union! Yes! Devenons champions de la Belgique tant qu’elle est encore là et volons ensuite au niveau européen. Vive Czernia!
Jean-François dit:
Bien d’accord avec toi, Olivier: le Gouvernement flamand n’est pas tendre. Mais ce n’est pas pour lui qu’il faut apprendre le néerlandais, c’est dans notre intérêt de francophone.
Jean-Michel D'herde dit:
La suppression de la Communauté française (ce nom m’a toujours fait bondir, il serait plus exact de parler de Communauté francophone) est un préalable à la redistribution des compétences vers les Régions (enseignement, par exemple, quelque soit la langue des établissements).
Nicolas Hanoteau dit:
Beaucoup de flamands tiennent aussi à une Bruxelles bilingue et il est exclu de les en exclure. A quand une redistribution partielle de l’IPP sur le lieu de travail (8 heures sur 24, soit 1/3)? Il serait temps que les richesses produites à Bruxelles servent à autre chose que la fabrication de nouveaux squares fleuris at bariolés à Rodhes-saint-genèse, genval, ou Lillois. Les navetteurs utilisent les infrastructures, nous polluent la vie en redant la pression automobile inacceptable, puis rentrent dans leur villa quatre façades en périphérie.En tout cas, il est temps que Bruxelles ne soit pas le dindon de la farce. Je soutient C. Picqué, mais n’est-il pas trop tendre face aux cerbères déguisés en agneau genre Yves Leterme?
Olivier Mouton dit:
Sylvain, élargir la Région bruxelloise fait désormais ouvertement partie du cahier de revendications francophone. Objectivement, oui, ce serait idéal! Un atlas récent de l’observatoire social bruxellois montrait d’ailleurs que les frontières naturelles de Bruxelles vont jusqu’à…. Beauvechain. Mais politiquement, pour la Flandre, c’est “onbespreekbaar”. Alors, une communauté urbaine à la lilloise pourrait être une solution
fazca dit:
Bonjour,
Est-il vraiment nécessaire que BXL soit scindée en 19 communes ? Il me semble qu’en fonction de la correspondance des couleurs politiques entre la Région et la commune, certains dossiers avancent ou stagnent… Les choses ne seraient-elles pas plus pratiques sur le terrain si BXL n’était plus qu’une seule et grande commune ? Eliminons autant de degrés de pouvoirs que possible…
Yannick dit:
@Ju : nous sommes d’accord sur notre mésentente et sur la solution à y apporter
Olivier Mouton dit:
Jean-François, tu as certainement raison sur le fait que quand on va habiter quelque part, on fait l’effort d’apprendre la langue de l’autre. Mille fois ok! Derrière cela, il y a toutefois une dimension symbolique forte et la confrontation de deux types de droit, le droit de la terre et celui des gens. Avec une dimension importante, pour laquelle le Conseil de l’Europe est intervenu: le respect des minorités. Or, parfois, le gouvernement flamand n’est pas tendre…
Yannick dit:
Oui, c’est le noeud du problème ! Assurer la solidarité dans les respect de l’identité de chacun.
Jean-François dit:
Ce qui manque à Bruxelles, c’est un vrai Parti politique. La relève de Picqué, qu’elle soit à gauche (sans doute) ou à droit (pourquoi pas) est absente. Il faut un parti qui défende les intérêts des Bruxellois, francophones et néerlandophones. Le FDF est donc à exclure.
Le débat sur l’implantation de l’UE est très intéressant (a-t-on un jour fait le compte de ce qu’elle rapporte et de ce qu’elle coûte aux BRUXELLOIS, en termes de pouvoir d’achat par exemple?)
Chris Renoit dit:
Je suis supporter de l’Union st gilloise, que deviendra-t-il de mon club ? va-t-il avoir une division pour lui tout seul si Bruxelles se sépare du reste de la Belgique ?
Yannick dit:
Olivier, je pense que nous sommes tous d’accord ici pour dénoncer ce fédéralisme à deux.
Je suis évidemment en faveur d’un fédéralisme à 4 (n’oublions pas les germanophones).
de Maere Pierre-Alexandre dit:
Je rêve d’une région qui soit réellement et à nouveau carrefour, capitale des différentes régions et communautés de notre pays, où les différents acteurs politiques et médiatiques puissent vraiment aller à la rencontre les uns des autres, sans a priori, puissent travailler dans l’objectif de rassembler plutôt que de diviser, offrant aux acteurs économiques et sociaux un cadre favorable pour offrir le plus de bien-être possible à celles et ceux qui vivent et/ou travaillent à Bruxelles.
Je rêve d’une région qui puisse se développer de façon harmonieuse avec les deux autres, dont chacune reconnaisse tout le bénéfice qu’il y a à construire ensemble, plutôt qu’à travailler de manière nombrilique.
Je plaide pour que nos élus représentent davantage la volonté de leurs électeurs, dont les priorités ne sont ni institutionnelles, ni idéologiques, ni régionalistes.
Je plaide pour que chacun puisse être respecté dans sa culture et cesse d’être stigmatisé par des déclarations politiques, des émissions-fictions, des débats, ou des articles irresponsables et destructeurs.
Je rêve d’une Bruxelles qui soit le prémisse d’une Belgique où l’on réapprenne à se réentendre et où l’on est tous fiers de qui nous sommes, dans le respect de tout un chacun.
Ju dit:
En tant que Bruxellois, je me sens ni wallon ni flamand. Supprimons la communauté française, et augmentons les compétences régionales. Quand Yannick dit “Poser cette question revient à demander aux Bruxellois ce qu’ils veulent. Or j’ai souvent l’impression qu’ils veulent le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.” Cela me semble évident … étant donné que 20% de la richesse du pays est créée à Bruxelles. Si les dirigeants wallons désirent tant un front commun francophone, ce n’est pas pour nous servir nous les Bruxellois mais pour mettre la main sur la richesse produite. En effet le jour où la Flandre décidera de couper les vivres il faudra bien qu’ils trouvent d’autres “pigeons” afin de subsidier leur incompétence chronique!
Olivier Mouton dit:
Yannick, comme je le disais dans ma première réaction, je crois qu’il y a une double conscience. Celle des spécificités propres à Bruxelles et à la Wallonie. Mais aussi celle d’un indispensable lien francophone face aux revendications flamandes. D’où ce terme de Communauté Wallonie-Bruxelles, tenant davantage compte des identités régionales. Reste à concrétiser cela dans les faits et les institutions
Olivier Mouton dit:
Jacqueline, la Flandre a fait un coup de force à l’époque en nommant Bruxelles capitale. Pour la Communauté, c’est évidemment jouable. Mais pour la Région, ce devrait être anticonstitutionnel. Subtilité: la Flandre, sûre de son fait, a fait le choix dès le départ de fusionner Région et Communauté. Visant sans doute, déjà, un confédéralisme à deux.
Yannick dit:
Je rajoute un élément : de nombreux Bruxellois veulent que leur région sorte de la tutelle de la Flandre et de la Wallonie. Or comment s’exerce cette tutelle ? Via les communautés ! C’est quand même incroyable que les politiques veulent promouvoir cette communauté alors que les citoyens s’en méfient aussi bien côté bruxellois que côté wallon.
Je pense que Bruxelles a un destin européen en tant que région à part entière. Et je pense aussi que les destin des Bruxellois doit être laissé aux Bruxellois.
Sylvain dit:
Bonjour,
Je pense que Bruxelles sera toujours plus attaché à la Wallonie qu’à la Flandre car elle est en grande majorité francophone. Le bilinguisme n’éxiste pas réellement à Bruxelles.
Que pensez vous d’élargir Bruxelles aux communes à facilités voisines? Cela permetterais sans doute un meilleure équilibre francophone/flamand ainsi qu’un meilleur financement de la région (le problème posé par les personnes travaillant à Bruxelles mais payant leurs impôts dans une autre région)
Merci.
Olivier Mouton dit:
Jean-François. Intéressant de lire ce que tu dis: la Belgique confédérale est la seule issue à terme. Je me dis parfois - mais cela va à contre-courant de bien des idées reçues - qu’il serait intéressant d’aller plus loin dans l’autonomie, avec des identités claires, pour renouer ensuite les liens entre les trois parties du pays. Les réactions à l’émission de la RTBF, dont notre projet avec le Standaard, montrent que cela est possible. En attendant, oui, il y a une identité bruxelloise qui réclame une réelle prise en compte de ce qu’elle devient.
Jean-François dit:
Si on pouvait aussi cesser de faire tourner les revendications francophones autour des communes à facilités! S’il y en a qui veulent le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière, c’est bien ceux-là! Je suis francophone: si je vais habiter en Flandres, j’apprends le néerlandais et je n’emm… pas tout le monde.
Theo Tsianakas dit:
Bien sur, pour moi le plus important c’est une partie à trois (c’est tout de même ça la Belgique). Mais quand dans la capitale de l’Europe on atteint des 20 à 25% de chomage (sans compter les travailleurs précaires de l’intérim) y a de quoi s’interroger. Alors quand Yves Leterme dit que Bruxelles est une belle maitresse et qu’il faut savoir l’amadouer on peut se laisser tenter. Le plus important c’est le bien-être des Bruxellois (un boulot et des revenus correct pour tous)
Olivier Mouton dit:
Saifi, pour l’instant, ce n’est pas aussi simple. Pourquoi? Parce qu’il s’agit de tenir compte de la cohabitation des deux communautés à Bruxelles. Et parce que tout compétence régionale est soumis à un processus de décision mêlant francophones et Flamands. Mais de plus en plus de voix s’élèvent à Bruxelles pour demander un renfrocement de la Région. Une identité bruxelloise naît vraiment, je crois
Sarrasin dit:
Enfin les bruxellois réagissent face aux enjeux qui vont les conscerner directement , sans qu’apparement aucun parti politique de ce pays ne prennent la peine de savoir ce qu’ils veulent. En aurions-nous assez d’être les otages d’un conflit communautaire qui ne nous concerne que très peu?
Yannick dit:
Est-ce possible ? Je pose la question franchement.
On voit bien que la politique actuelle de la Communauté est plus francophone que wallonne. On me dira que c’est son rôle, mais alors qu’on ne s’étonne pas que de nombreux wallons s’en plaignent.
Il faut rationaliser, comme l’ont fait les Flamands de manière intelligente. Or, un sondage paru dans votre journal il y a quelques années a montré que la CFB était la mal-aimée des citoyens. Je pense donc que ce n’est pas à la RW de s’effacer devant la CFB mais l’inverse.
Les premières réactions bruxelloises sur ce chat me conforte dans cette idée. On voit clairement qu’il y a une méfiance vis-à-vis d’une alliance forte avec la Wallonie.
Olivier Mouton dit:
Mergeay, c’est un noeud, ça, la contribution fiscale des Européens. Il y a toujours une volonté en ce sens, y compris chez Picqyé, mais il convient aussi de tout faire pour CONSERVER l’Europe à Bruxelles. D’autres villes ne seraient pas contre un déménagement. D’où cette timidité, à mon avis…
Jacqueline Gillard dit:
Petite question, comment Bruxelles région à part entière peut elle être la capitale d’une autre région? Si les Flamands se choisissaient une autre capital régional peut être que la gestion de la ville serait plus simple.
saifi dit:
Né à Bruxelles et bilingue, je ne suis ni attaché à la Flandre et à la Wallonie,
je revendique une identité bruxelloise, pourquoi Bruxelles ne peut devenir une vraie Région autonome comme les 2 autres ?
Olivier Mouton dit:
Thierry, à mon avis, miss Bruxelles DC sera jolie, métissée et sentira bon le sable chaud.
Jean-François dit:
Je pense qu’il est fondamental que Bruxelles soit considérée comme une Région à part entière, politiquement et juridiquement. Les Bruxellois doivent renforcer leur solidarité interne et ne plus être les otages des Régions/Communautés. Dans un modèle confédéral, Bruxelles, à l’instar des autres entités confédérées, gagnera à être solidaires du Nord et du Sud. Mais pour cela, il est indispensable qu’elle soit reconnue comme l’égale des autres.
Il est aussi fondamental que l’intérêt de Bruxelles ne soit pas confondu avec celui des Flamands ou des Wallons. L’intérêt des Bruxellois, quelle que soit leur langue, doit être reconnu.
Je crois que ceux qui veulent maintenir la Belgique n’ont aucune idée de l’état de délabrement des institutions. On peut être partisan ou opposant du séparatisme, la réalité est là. La Belgique confédérale est la seule issue valable à terme.
Il est dommage que la RTBF n’st pas exploité une bonne idée pour démontrer que ce modèle n’est pas synonyme de “fin du monde” ou de “coup d’Etat”.
Olivier Mouton dit:
PVC, oui,je te suis, c’est la vocation de Bruxelles, mais aussi celle d’être un laboratoire de cohabitation pour l’Europe, non?
Olivier Mouton dit:
Théo, le manifeste citoyen publié ce jour dans le journal va précisément dans ce sens. Et le gouvernement bruxellois travaille à une réflexion propre à Bruxelles. Moi, je suis assez d’accord avec toi sur la nécessité de nouer des liens avec les deux autres Régions. Sachant que du côté flamand, cela ne va pas toujours sans arrière-pensée.
saifi dit:
Est-il possible que la Région bruxelloise puisse disposer de compétences équivalentes à celles de la Région flamande et wallone ?
saifi dit:
Est-il possible que la Région bruxelloise puisse disposer de compétences équivalentes à celles de la Région flamande et wallone ?
Si oui, avec ou sans tutelle de la région flamande et wallone et avec éventuellement une extension au delà des 19 communes.
Si non, la Région buxelloise est-elle amenée à perdre des compétences.
Olivier Mouton dit:
Yannick, tu parles d’une suppression de la Communauté française, cela va évidemment à contre-courant du discours actuels. Ne faut-ils pas plutôt sonfer à une vraie Communauté Wallonie-Bruxelles, tenant compte des spécificités des deux Régions?
mergeay dit:
Permettez-moi de vous informer que Monsieur Charles PICQUE était partisan
(pendant des années) de prélever 1% de contributions à tous les fonctionnaires
européens installés dans la région bruxelloise pour participer aux “frais communs” (pompiers, police, santé)
Il semble qu’il a renoncé à cette idée auquel il tenait et qui aurait permis de
soulager le budget bruxellois sans pleurer auprès du national et des autres
régions pour renflouer celui-ci
Thierry Luthers dit:
Qu’en sera-t-il de Miss Belgique ? Aurons-nous une miss Bruxelles DC ? Sera-t-elle blonde et flamande malgré tout?
PVC dit:
Je souhaite que Bruxelles reste qoi qu’il arrive la capitale de la Belgique, même au cas où cette dernière serait amputée d’une de ses régions, laquelle prendrait alors la forme d’un pays indépendant, dont Bruxelles ne ferait donc pas partie.
Theo Tsianakas dit:
Bonjour à tous, en tant que Bruxellois, je suis tout à fait opposé à un “front commun” francophone. Il n’y a aucune raison de privilégier un accord avec la Wallonie au détriment de la Flandre. La politique bruxelloise risque d’être plus qu’influancée par nos amis wallons mais apparement ça n’inquiète pas nos ministres, bizarre non?
Yannick dit:
Poser cette question revient à demander aux Bruxellois ce qu’ils veulent. Or j’ai souvent l’impression qu’ils veulent le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière.
Ils veulent la solidarité francophone des Wallons face aux revendications flamandes. C’est compréhensible.
Ils veulent qu’on respecte leur identité régionale. Ca l’est tout autant.
Mais dès que les Wallons revendiquent également leur identité régionale, on crie au scandale ! On hurle à la rupture de la solidarité francophone !
Je pense qu’on peut trouver des solutions de solidarité qui respectent les sensibilités de chacun. Mais je pense que cela passe par la suppression de la Communauté Française, une rationalisation des compétences sur le niveau régionale et la mise en place d’une synergie forte entre les régions.
Mais les Bruxellois sont-ils prêts à accepter cette solution ?
Olivier Mouton dit:
Bonjour à tous, bienvenue sur ce chat consacré à l’avenir de Bruxelles. Au lendemain de la publication d’un manifeste citoyen, d’un cri: “Nous existons!” Et alors que les présidents de parti francophones se réunissent, ce jour.