Chat : Gérard Deprez sur la situation politique
Gérard Deprez, eurodéputé MR, fondateur du Mouvement des citoyens pour le changement (MCC), et ancien président du PSC, devenu CDH, a une longue expérience des négociations gouvernementales et institutionnelles houleuses. Chattez avec lui ce vendredi de midi à 13 heures.

Gerard Deprez dit:
Cette heure de chat s’achève. Merci pour vos questions et commentaires multiples. Je n’ai pas pu répondre à tout le monde. Je vous invite à consulter mon site http://www.gdeprez.be ou celui du MCC http://www.lemcc.be pour prolonger la discussion.
Bon après-midi.
Jean Claude dit:
Tu as raison Bryan
C’est compliqué prcq Shadock
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.
Oui je sais c’est un peu bateau, ….bien que….
Seb dit:
@ Patrick (116): Si la Flandre devient indépendante, je préfère de loins le rattachement à la France qu’une Belgique état-croupion, surendetté et mal gouverné (puis le népotsime par exemple est officiellement admis au PW, sauf par écolo). “L’Union fait la force”: appliquoins cette devise si la Flandre nous quitte! Je crois d’ailleurs que la Flandre ne craint rien de plus qu’une ville de Bruxelles française, signifiant que jamais Bruxelles ne deviendrait une ville ruinée suceptible de demander son rattachement à la Flandre contre monnaie.
Gerard Deprez dit:
Cher Patrick,
ce n’est pas moi qui désigne Mr Leterme comme premier ministre. la pratique en Belgique est que, jusqu’à présent, le Premier ministre est la personnalité choisie par le parti politique le plus important de notre pays. Il se fait, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, que ce parti est le CD&V NV/A et qu’il a choisi Mr Leterme comme candidat. Dont acte.
David dit:
Bonjour,
Pourquoi il n’y a pas un cours de politique en secondaire? Grace à cela, chaque jeune pourra avoir un avis critique sur la situation. La plus part des jeunes ne comprennent pas la politique. Et vote au hasard.??
En rendant le citoyen responsable de son vote en toute reflexion… Là est une solution à envisager…
David, 21ans
Alexandre dit:
Bonjour M. Deprez,
Les néerlandophones parlent de paresse congénitale à l’égard des wallons ? je suppose que cette idée est due au nombre de chômeur wallon, mais je me rend compte que ce n’est pas tout à fait faux, je suis persuader que certain jeune de mon âge (20 ans) n’ont jamais vu ni leur père, ni leur grand père travailler. Néanmoins, je pense que le potentiel wallon a été endormi par le gouvernement socialiste. Je ne comprends pas pourquoi les néerlandophones ne saisissent pas la chance de travailler avec des gens comme M. Reynders qui donnent l’impression de vraiment vouloir trouver des solutions. Quand les francophones parlent de solidarité je pense que le terme est assez bien choisi mais ce n’est pas d’argent que l’on parle, je pense que nous avons besoin des néerlandophones mais pas pour nous servir de vache à lait mais bien pour nous aider à trouver des solutions aux problèmes de la Wallonie.
Je me demande donc si les solutions ne sont pas déjà là mais qu’elles ont été ignorées jusqu’à présent ?
Louis dit:
J’ai l’impression que votre mouvement (centre droite) pourrait trouver une place plus importante dans toute négociation si il était associé au cdh (centre voir surtout centre gauche), votre expérience et votre intelligence influenceraient une personnalité telle que Joëlle Milquet qui il est vrai est trop peu contesté (au niveau des idées) au sein de son propre parti
Gerard Deprez dit:
Cher Omar,
merci beaucoup du message d’optimisme que vous me faites parvenir. Je suis d’accord quant à l’appréciation positive que vous formulez à propos de Mr Louis Michel et je suis convaincu que tous les Belges se porteraient mieux si l’image de notre pays à l’étranger n’était pas ternie par l’annonce récurrente des difficultés que nous avons à en maintenir l’unité. Peut-être pouvez-vous nous aider en rappelant en permanence cette évidence à tous les interlocuteurs belges que vous rencontrez.
Patrick dit:
A benoit:
sans répondre pour Mr Deprez. Ce ne serait pas un drame, ce serait risible. RWF ça fait quoi… 2% des votes ? Tout wallon ne veux pas devenir Français, loin de là.
En cas de scénario catastrophe maximum (une séparation), la wallonie sera toujours dans la Belgique, même si celle ci est amputée.
Bryan dit:
Mr. Deprez,
J’ai l’impresion que l’unité du pays n’aura jamais été aussi proche de l’éclatement ! Les (politiques)flamands veulent principalement deux choses :
la scission de BHV et une plus grande autonomie (fiscalilté, emploi, sécurité sociale,…). Les francophones veulent maintenir la solidarité nationale et la garantie de leur droit(et du respect)dans la périphérie bruxelloise.
Pourquoi ne pas élargir la région bruxelloise et garantir une parfaite parité 50/50 entre francophone et néerlandophone sur la gestion de cette région. Faire de Bruxelles une région parfaitement bilingue ! Voilà une piste qui me semble intéressante (prenez l’exemple du Luxembourg). 50/50 des cours dès la maternelles, des conseils et collèges communaux,… bref de toutes les instances (asbl, intercommunales…). Ca peut paraître anti-démocratique de donner la moitié du pouvoir au néerlandophone qui ne représente que 15% actuellement voir peut-être jusqu’à 25% avec l’élargissement, mais c’est peut-être le prix à payer pour convaincre les flamands de l’avantage de ce système. Si la Flandre fait ce “sacrifice” (diminution de territoire et de sa population) au profit de Bruxelles, la Wallonie peut peut-être en faire autand pour région des Cantons de l’Est (un région bilingue français-allemand), et cette fois-ci moitié du pouvoir pour la minorité francophone !
Quand à la sécurité sociale (chômage, emploi, retraite…) pourquoi ne pas la régionaliser et la remplacer par une solidarité “inter-régionale”. On donne plus d’autonomie aux régions tout en garantissant la solidarité nationale ! Les wallons et les flamands s’y retouveraient largement !
C’est si simple… pourquoi se compliquer la vie !
S. Bryan
Jurbise
Joel dit:
Il faut défendre l’unité de la Belgique pour permettre aux Flamands et aux Wallons de profiter du rayonnement dont elle continue à jouir. Il faut étendre les compétences (vers un confédaralisme! et alors?). Ce faisant, il ne sera plus question de scission. Bhv est un problème puisque nous, francophones, sommes fermés à toute réforme. Nous pourrons enfin reparler d’emploi et de développement - enfin! Vous n’imaginez pas comme nous, citoyens de l’est du pays, sommes étrangers à vos querelles. J’habite une commune à facilités (allemand/français), il apparaît clairement que les discordes ne sont pas d’ordre culturel mais bel et bien économique. Alors prenons-nous chacun en charge et pérennisons ainsi la Belgique …et l’entité de BXL
Patpok dit:
Monsieur Deprez,
En réaction à votre post 95 (et dans le prolongmeemnt de mon post 30), une majorité simple ne peut-il néanmoins pas baliser, dès la formation du gouvernement, le cadre des futures négociations qui, immanquablement, nécessiteront l’appoint de partis extérieurs à la coalition… Juste une question de donner aux partis flamands de quoi revenir devant leurs électeurs avec quelque cjhose…
Gerard Deprez dit:
Thierry,
je vous donne raison. Les problèmes institutionnels reviendront inéluctablement à l’ordre du jour de la formation du prochain gouvernement. Ce que je reproche personnellement à Yves Leterme, c’est d’avoir rendu son tablier trop vite après une seule tentative de négociation sur base d’un schéma qui à l’évidence n’a pas suffi. Il aurait dû comme J-L Dehaene en était capable dans les années 80-90, mettre sur la table des variantes pour essayer d’atteindre au moins un consensus sur la méthode.
Il ne l’a pas fait, il a donc échoué.
Bruno dit:
Cher Gérard,
Splendide,l’intervention de la maison DEPREZ ltd !
N’en déplaise à certain pisse-vinaigre coincé et pour autant que cela soit utilisé avec mesure et intelligence, cela fait du bien au débat politique et à sa perception par l’opinion publique !
Michel M dit:
On a fort peur de nos politiciens francophones. J’espère qu’ils garantiront au moins une Belgique francophone contiguë.
Seb dit:
Citation M. Deprez:
“Si je ne veux pas de cette solution, c’est parce que je sais que la majorité d’entre eux tient à l’unité de la Belgique telle qu’elle existe maintenant”
Camilles Desmoulins a dit: “nous n’étions pas dix républicains à Paris le 14 juillet 1788…”. “Maintenant” n’a pas d’importance en politique, pensons à demain!
Oliv dit:
Mr Deprez,
Si gouverner, c’est prévoir.
Il faudrait aussi envisager la scission parceque la scission serait plus avantageuse pour les francophones que la fédéralisation que les partis du Nord veulent nous imposer. De plus en plus de francophones pensent cela.
C’est dangereux de vouloir garder la Belgique à tout prix?
Oliv
Jean Claude dit:
M DEPREZ
Puisque les flamands veulent s’en aller de la Belgique.
Pourquoi ne pas leur laisser leur choix. Faisons un divorce à l’amiable.
On fait le comptes depuis le début du mariage. en 1830. La cour des comptes peut faire cela.
Bien evidememnt nous rectifions la frontière, puisque l’énorme erreur de la séparations linguistique a été de ne pas avoir de “frontière” commune entre Bruxelles et la Wallonie.
Les flamands oublient que nous avons été le poumon économique qui a permis de boire du lait tout les jours et ce jusque début années soixante.
Alors la Belgique existera toujours,plus petite, mais elle existera et nous n’aurons plus de conflits communautaires. On pourra prendre le temps au tavail.
COrdialemnet.
Gerard Deprez dit:
Cher Bruno (48),
je partage votre convition. L’ennui est que jusqu’à présent et malheureusement malgré des demandes réitérées de tous les partis démocratiques francophones, il n’a jamais été possible d’obtenir effectivement cette ratification et l’application effective de cette convention. Si je vous dis que je vais réussir tout seul à le faire, je vous autorise à me traiter d’arrogant et de menteur.
Jean-Pierre dit:
En réponse à votre post 86 : En tenant un pareil discours, qui reconnaît que les francophones ont besoin des euros flamands pour conserver un niveau de vie acceptable, on a évidemment plus beaucoup d’arguments pour s’opposer aux revendications flamandes qui, étant ce qu’elles sont, aboutiront tôt ou tard à la scission, formelle ou larvée, du pays. Les francophones sont-ils condamnés à mendier pour l’éternité ?
Nadine dit:
Quid de Bruxelles distric européen à l’image de Washington D.C ?
Seb dit:
Monsieur Deprez, convenez que 40 % des flamands environ souhaites l’indépendance de la Flandr (voir TOUS les derniers sondages qui sont d’accord avec ce chiffre), et que l’immense majorité des flamands ne lèvera pas le petit doigt pour sauver la Belgique, n’est-il pas temps de penser à nous, francophones, et de nous assurer une porte de sortie qui nous mène rapidement vers le redressement de l’économie wallone?
En cela, puisque l’”Union fait la force”, pourquoi ne pas nous réunir à la France, avec un statut particulier par exemple pour la “région de Belgique française” qui conserverait une monarchie protocolaire?
Les avantages? La fin du transfert de fond, énorme si l’on tient compte, en plus du système fiscal belge, du contrôle de l’hinterland économique bruxellois par la Flandre (Zaventem, zoning de Vilvorde, Drogenbos, etc…), de Bruxelles vers la Flandre, au profit de la Wallonie. Aussi, un état central fort qui par un contrôle rigoureux des entités régionales empêcherait que des affaires comme celles de Charleroi se reproduisent. Et ne parlons même pas des avantges politiques: sans appuis extérieurs, la Flandre n’autorisera JAMAIS de référundum en périphérie bruxelloise, car ils savent qu’ils y predraient au moins le “gordel” par l’entrée de Rhodes en région wallone. Seuls, jamais la Flandre ne l’acceptera, avec la France qui s’est remise au coeur de l’UE, nous pourrons forcer la Flandre à admettre un tel réferundum. Et surtout qu’il soit suivi de conséquences! Dois-je rappeler, sans vouloir mettre de l’huile sur le feu, que la Flandre s’est assisse sur la volonté populaire des fouronnais?
MAO dit:
M. Deprez,
comment se fait-il que Mme Milquet et M. Maingain soient les seuls à défendre réellement les francophones. M. Reynders et vous-même avez déjà commencé à céder du terrain alors que les flamands maitiennent toutes leurs revendications initiales. Ne verra-t-on pas bientôt un rapprochement FDF/CDH plutôt que MR/FDF ?
Gerard Deprez dit:
Cher Felix (46)
parfaitement d’accord avec vous sur la nécessité pour les Francophones de formuler des revendications précises, dont celles auxquelles vous faites allusion. Je suis convaincu qu’il n’y aura pas de scission de l’arrondissement BHV si elles ne sont pas rencontrées.