Le “Tess” : chat avec Christian Dupont

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Catégorie(s): Belgique, Politique
Le ministre de l’Enseignement francophone a relancé l’idée d’instaurer des examens uniques et communs à tous les élèves en fin de secondaire. Refusant le terme de “baccalauréat” à la française, il préfère parler de “Test d’enseignement secondaire supérieur” ou “Tess”. Retrouvez ici l’ensemble du chat avec Christian Dupont. 

89 réponses à “Le “Tess” : chat avec Christian Dupont”

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  1. Evelyne dit:


    “Christian Dupont dit:

    Fred,

    un premier pas est fait avec les échanges d’enseignants des deux communautés. Ne brûlons pas les étapes.”

    Oui des échanges se font et même que vous êtes venus les observer ce mardi justement dans ma classe, encore merci…
    Mais malheureusement mes élèves et moi-même attendons toujours les images de leur travail à la télévision, dans les journaux et à la radio…
    Ils me demandent, le lendemain de votre visite “c’est quoi le TESS? C’est pas notre projet ça madame? Pourquoi il parle de ca alors qu’on le voit dans notre école?”
    Pour une fois que notre travail allait obtenir un peu de reconnaissance…
    Je ne suis pas là pour faire de mon nez, je ‘naime pas ca, mais tout cela est encore bien dommage pour nos cocos et une fois de plus on se sent un peu manipulés ou dénigrés… Je reste positive, en retenant vos appréciations, mais mes élèves sont trop jeunes pour se contenter de cela…
    Bien à vous.

  2. Nic Nac dit:


    Pour ma part, le Tess, devrait aussi évaluer, le travail des étudiants et pas seulement la qualité (ou la non-qualité) de l’enseignement dispensé car même dans les écoles dîtes élitistes, il y a des étudiant-e-s qui n’étudient pas, ne travaillent pas régulièrement (ont bannis le mot efforts de leurs pensées) et échouent. Et dans les écoles non-élitistes, pendant des années on a renforcé le nivellement par le bas, pour soi-disant éviter les redoublements on laissait passer des élèves qui avaient parfois des difficultés telles que la compréhension de la langue parlée et écrite.
    Masquer les difficultés…de certaines couches socio-économiquement défavorisées ….ne les faits pas disparaître….les difficultés.

  3. Patrick B dit:


    A mon avis, un test en fin d’humanité n’a pas beaucoup de sens.
    Je privilégierais un test en 5ième année ou en début de rhéto afin de permettre aux professeurs d’insister sur des lacunes spécifiques et de pouvoir guider l’élève dans ses choix d’avenir. Le rhéto à mon sens devrait être plus axée vers l’orientation que vers l’apprentissage. Combien de jeunes ne sortent pas d’humanités sans avoir aucune idée de ce qu’ils valent et de ce qu’ils désirent ?
    De plus, je pense que l’instauration de ces tests n’est pas prioritaire.
    La priorité à mon sens : redonner du pouvoir et des libertés aux chefs d’établissements scolaires et au corps enseignant en général au niveau pédagogique, au niveau contenu, au niveau des orientations…

  4. Christian Dupont dit:


    Merci à tous pour vos questions.
    A bientôt.

  5. Christian Dupont dit:


    Je répète que je ne suis pas pour une fomule déshumanisée comme le bac mais que ma formule intègre évaluation externe et évaluation par le professeur.

  6. xavierg dit:


    Monsieur le ministre,

    Dans vos actions, passez un peu de temps à supprimer toutes les circulaires et directives absurdes qui se sont accumulées.

    Parfois supprimer le mauvais donne de meilleurs résultats que de créer du bon.

  7. Christian Dupont dit:


    Hubert,

    nous travaillons pour l’instant à un projet associant professeurs du supérieur, du secondaire et du primaire pour améliorer l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Ce projet est directement issu des conclusions des évaluations externes. Ce qui montre bien toute leur utilité.

  8. Yves dit:


    Bonjour M.Dupont,
    On a vraiment l’impression que chacun des ministres veut marquer de son empreinte, l’enseignement par sa petite réformette basée sur la psychologie, la psychiâtrie, le social etc.. Un peu comme une chaise musicale, celui qui n’a pas sa réforme del’enseignement s’en va prendre un autre ministère.

    Réalité du terrain : on fait des jeunes, des assistés, des enfants roi dénués de toute volonté de travail et stimulés dans leur comportement par les aides que l’on procure à leurs parents.

    Pourquoi ne pas responsabiliser ces derniers plutôt que de s’en prendre aux professeurs?
    Un professeur respecte les consignes de sa direction. Avant de s’en prendre aux profs, veuillez à ce que tout fonctionne correctement au niveau de la direction, des profs “piliers” d’établissement qui règnent unanimement sur les conseils de classe… privilégiant le nombre d’élèves plutôt que la qualité, le maintient des sections et donc des subsides

    Merci

  9. De Decker dit:


    Cher Ministre,

    Pensez-vous qu’entraîner l’Olympic de Charleroi nécessite un niveau de connaissance équivalant au TESS? Parce que la personne employée actuellement n’a pas l’air, vous le savez, au bon niveau…

  10. MD dit:


    Pour les problèmes linguistiques, pourquoi ne pas instaurer l’anglais comme 2eme langue tant au nord qu’au sud du pays???

  11. Huygens dit:


    Monsieur le ministre,

    Trouvez-vous normal que n’importe quel travailleur bruxellois dans le domaine public, de l’ouvrier aux cadres dirigeants, touche une rémunération supplémentaire lorsqu’il a réussi l’examen linguistique de néerlandais propre à son cadre de travail alors que l’enseignant primaire bruxellois du 2eme et 3eme cycle (3,4,5,6 eme primaire) a pour obligation de le passer pour pouvoir donner cours de néerlandais dans sa classe, mais sans rémunération?

    Ces enseignants sont également obligés de payer l’examen (2 fois 25 euros).

    Je trouve cela consternant.

  12. Murat dit:


    Pensez vous que 2 cycles de 6 ans soit suffisant à l’heure actuel pour préparer les jeunes à leur avenir? Ne devrait-on pas envisager de rallonger le cycle secondaire ou créer un nouveau cycle après les secondaires (en dehors des questions de budget et autre tracasserie monétaire)?

  13. Xavier dit:


    Merci pour cette idée en tout cas j’espère qu’elle fera son petit bonhomme de chemin et que surtout toutes les balises seront posées afin de ne pas exacerber notre système et d’être le plus objectif possible pour chaque étudiant.
    Comme dans tout, l’idée a du avantages et des dangers, à la commission de pilotage de vous mettre en garde face à ces derniers.
    A la prochaine…

  14. Fred dit:


    M. Le ministre,

    Avant de vouloir juger de la qualité de notre enseignement (que nous savons très mauvais et inadapté depuis bien longtemps), ne serait-il pas plus judicieux de réorganiser ce même enseignement en tirant les leçons de nos erreurs et de ce qui se fait de mieux à l’étranger (pays scandinaves) ? Pourquoi ne pas organiser les cours en modules plutôt qu’en année scolaire (comme cela se fait en Finlande) ? Ceci responsabilise les élèves dans le choix de leurs modules, les motive et les prépare mieux à leur avenir, et ne les fait pas perdre un an de redoublement lorsqu’ils échouent à un examen (ils n’ont alors qu’à repasser le module raté).

  15. Christian Dupont dit:


    Fred,

    un premier pas est fait avec les échanges d’enseignants des deux communautés. Ne brûlons pas les étapes.

  16. CLERFAYS Hubert dit:


    Monsieur le Ministre,

    Les comparaisons avec le système finlandais sont souvent un peu biaisées.
    En effet il y a très peu d’échecs dans le cursus mais il n’y a pas d’épreuves organisées sauf lors de la sélection pour entrer dans le monde universitaire et c’est souvent les drames…la compétition impitoyable pour être retenu et nombre de déçus qui n’auront JAMAIS accès aux études qu’ils aimeraient suivre.
    La Finlande a aussi un autre record celui du nombre de suicides chez les jeunes de 17 - 18 ans…Un lien peut-être avec la déception…Et cela n’apparaît pas souvent dans les études qui mettent le système finlandais en exergue. Pourquoi cacher ces faits?
    Certes le système finlandais a de bons aspects mais un tri est à faire.

  17. David dit:


    De tte manière, vu que cette idée n’est pas vraiment de vous (pour rappel, le MR l’avait déjà réclamée il y a qques années), et donc si enfin le MR et le PS sont ok sur une mesure.. et comme ces deux partis forment une grosse majorité côté francophone, je ne vois pas ce qui empêcherait enfin de la mettre en application très rapidement…

  18. Christian Dupont dit:


    Xavier,

    une évaluation externe est prévue à la fin du tronc commun à 14 ans. Celle que je propose s’inscrit donc dans une suite logique.

  19. wauthelet dit:


    ne trouvez-vous pas que “MERCI ONKELINCHX” d’avoir démoli l’enseignement en wallonie. Décidemment, le PS…..

  20. Sancho dit:


    Monsieur le Ministre,
    Le déjà vieux schnock de 32 ans que je suis est régulièrement effaré par le niveau de français (et de culture générale au sens plus large) des jeunes qui sortent de l’école secondaire ou qui s’y trouvent encore. Bien entendu, l’évolution de la société et de ses modes de communication joue un rôle, peut-être également un plus grand laisser-aller des parents. Mais j’ai la faiblesse de penser que l’école y est aussi pour quelque chose. Que pouvez-vous faire à votre niveau pour contribuer à enrayer ce phénomène ?

  21. Francois M dit:


    Bonjour,
    Etant Belge j’ai suivis le cursus francophone jusqu’a la 5eme secondaire pour ensuite passer le BAC francais a l’etranger.

    Je suis pour un Test d’access aux etudes superieures comme l’ete a l’origine le BAC mais ne peut pas eviter comme nos chers compatriotes de tous centrer sur ces examens et continuer a prendre en compte une dose d’evaluation continue.
    De plus la ponderation des notes via le systeme des coeficients a ceci de “vicieux” qu’il permet un certain mateux de ne ne rien comprendre a la literature ou l’histoire, ou certain Literraire ne comprenne rien aux sciences… pourquoi ne pas etablir un socle de “matieres non negociables”

    Le coup de l’organisation du BAC est plutot subtantiel… mail il a ceci d’avantageux que ce sont d’autre professeurs que ceux que les eleves voient toute l’annees qui corrigent les copies. d’ou une plus grande neutralite.

    cordialement

    Francois

  22. Christian Dupont dit:


    Nordin,

    le plan Marshall a accordé une part importante à l’apprentissage des langues. La CF est pilote en matière d’immersion. Nous travaillons à la préparation d’une épreuve externe en langues en fin de primaire.

  23. xavierg dit:


    Merci pour votre réponse, monsieur Dupont.

    Concernant l’évaluation des compétences, jetez un coup d’oeil sur les “outils d’évaluation” proposés sur le site enseignement.be

    Outre le nombre réduit de telles évaluations, on peut s’étonner que certaines donnent l’impression du “vite fait mal fait”.

    Pourtant un nombre d’heures important est consacré à la réalisation de ces outils.

  24. Fred Surrey dit:


    Monsieur le Ministre,

    A quand des ecoles billingues a Bruxelles et en Belgique basees sur le style des ecoles europeennes? Cela resoudrait bien des problemes communautaires, non?

    PS: Desole, les computers anglais ne possedent pas d’acents sur le keyboard.

  25. Christian Dupont dit:


    Eric,

    je ne partage pas votre avis tranché sur la dualité des écoles. Je pense que le niveau est bien plus homogène que vous ne le dites. Par contre, je n’ignore pas que notre système d’enseignement gère mal le problème des élèves les plus faibles. Le décret enseignement différencié que nous préparons vise à y apporter des réponses.

  26. Xavier dit:


    Peut-on imaginer que l’évaluation externe que vous proposez se fasse plus tôt (16 ans)? Afin de permettre au jeunes de s’orienter plus tôt mais aussi d’assurer un tronc commun jusqu’à cet âge?

  27. MD dit:


    Bonjour,

    N’ayant pas suivi le chat depuis le début, ma question à peut-être déjà trouvé réponse.
    Créer le TESS pourquoi pas mais ne faudrait-il pas d’abbord réorganiser les programmes? Le sport fait défaut dans le secondaire (en primaire aussi d’ailleurs), les cours d’éducation musicale et plastique semblent ne plus être très adaptés ( les remplacer par des cours philosophique???) et enfin certaines matières trouvent-elles rééllement leurs places?

  28. xavierg dit:


    Vous dites “l’autonomie pédagogique des écoles (plus grande en CF que partout ailleurs)”

    J’espère que c’est votre souhait.

    Dans ce cas, vérifiez sur le terrain. Outre le nombre de circulaires inouï, voyez les programmes de la CF(ceux du libre attachent plus d’importance aux objectifs qu’aux moyens), voyez aussi comment se passent certaines inspections où des directives sont contraires aux objectifs annoncés des programmes

  29. Bertrand dit:


    Monsieur le Ministre,
    Je suis heureux de votre initiative. Vous devez absolument continuer dans cette voie et uniformiser l’évaluation des compétences. ne vous laissez pas intimidé, ni par les parents, ni par les partis d’opposition.

    Dites moi, Monsieur le Ministre, pourquoi ne pas fusionner tous les réseaux publics pour n’en former qu’un seul et réaliser anisni des économies d’échelle?

  30. Nordin dit:


    Il y a d’autre priorités. Pourquoi ne pas commencer par augmenter le niveau des langues en wallonie . Tout le monde politique veut faire des reformes ont les as pas entendu parlé depuis 9 mois et maintenant tout le monde veut faire des changement.Il y a vraiement d’autres priorités que ce test. Pourquoi ne pas proposer des examens d’entrés au niveau supérieur. AU revoir le numerus closus en medeine ça se sont des priorités beaucoup plus importante que ce que vous proposez. Merci

  31. Xavier dit:


    Est-il possible d’avoir accès au dossier que vous allez proposer à la commission de pilotage?

  32. Christian Dupont dit:


    Xavier g,

    il faut évaluer les compétences et les savoirs. Il n’y a pas de compétence sans savoir. Et tout savoir s’exerce au travers d’une compétence.

  33. CLERFAYS Hubert dit:


    Monsieur le Ministre,

    Dans votre approche des réformes des “trop nombreuses options” (que dire alors de l’enseignement supérieur), quelle est votre approche de l’étude des langues anciennes au niveau secondaire?
    Les écoles conserveront-elles le choix et bien entendu les subsides qui en découlent pour continuer à organiser des options de ce type?
    Un certain nombre d’études de niveau universitaire semble exclure les langues anciennes des grilles horaires et pourtant les chefs d’entreprise, le SELOR et d’autres organismes se plaignent du faible niveau d’orthographe de nos jeunes…Les langues anciennes fournissent des outils…Quid?

  34. Eric dit:


    Monsieur Dupont,
    Vous dites que le but du Tess est de relever le niveau et ainsi supprimer la dualité.

    La dualité de l’enseignement est le fait qu’il y a (je caricature) deux sortes d’écoles secondaires : L’une, élitiste, exige beaucoup et ainsi prépare à l’Université. L’autre, plus populaire, étant beaucoup moins exigeante.
    Pour relever le niveau, il faudrait donc que le Tess soit un calque des examens présentés dans les écoles dites élitistes. Et, dans ce cas, comment vont faire les professeurs de rétho pour rattrapé le retard accumulé ?
    Si, au contraire, vous faites un Tess à peine plus compliqué que les examens généralement présentés dans les écoles dites populaires, vous casser la dualité en faisant du nivellement par le bas. (Ce qui est contre productif)
    Cet examen généralisé, ne devrait-il pas être présenté par les élèves de premières années ? Un test de niveau élevé

  35. Christian Dupont dit:


    Alexandre,

    vous avez raison, il faut renforcer la collaboration entre l’école et le club sportif. Nous pensons avec le ministre des sports à un outil commun permettant d’établir une collaboration accrue.

  36. Christian Dupont dit:


    Xavier,

    j’ai dit 90 % parce que je crois que l’école peut beaucoup mais elle ne peut pas tout et l’individu a évidemment sa part à jouer dans sa formation.
    Je crois en l’école mais aussi en l’individu.

  37. Christian Dupont dit:


    Renaud,

    Il faut réseauter les réseaux. Je suis assez d’accord : Pisa ne doit pas rester la seule forme de l’enseignement. D’où ma proposition.

  38. xavierg dit:


    J’ai lu que le but de l’évaluation était aussi de vérifier si les savoirs définis dans les programmes étaient respectés.

    Or, ne devrait-on pas plutôt parler de compétences?

    Compétences que l’on peut souvent développer malgré le fait que l’on ne respecte pas tout à fait les programmes? Ou peut-être grâce au fait qu’on ne les respecte pas tout à fait?

  39. Alexandre van Haute dit:


    Bonjour M. Dupont,

    Personnellement, j’ai fais mes classes secondaires dans des écoles étrangères. Dans ces écoles, le sport prenait une place considérable, et il existait même des ligues et des championnats entre établissement. Un peu comme ce que l’on voit au Etats-Unis et au Canada. Pourquoi n’est il pas possible de faire participer les clubs sportifs dans nos écoles? Pourquoi séparons nous l’enseignement par le sport de l’école ?

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