Reçus-collés. Chat avec Marie-Dominique Simonet
Les reçus-collés de médecine ont gagné. Ils pourront mener leur cursus à terme. Et le numerus clausus sera revu de fond en comble. Chattez avec Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Enseignement supérieur en Communauté française de 14h à 14h45.

Marie Dominique Simonet dit:
Merci à tous. Je reste à votre disposition à l’adresse suivante : marie-dominique.simonet@cfwb.be
Bonne journée.
bac2 medecine dit:
Seront nous certains, non seulement d’obtenir un numeros inami mais aussi de pouvoir trouver un poste dans un hopital?
Le nombre d’étudiant ne risque t’il pas de dépasser l’offre d’emplois dans le milieu hospitalié?
Françoise dit:
@Lematon
Maternité - je connais des femmes médecin qui n’ont guère pratiqué… ou qui ne travaillent qu’à temps partiel. Et dans l’ensemble, les médecins pratiquent moins longtemps que leurs prédécesseurs qui allaient souvent au-delà des 70 ans…
Marie Dominique Simonet dit:
Yayou75 et Stéphane,
Les raisons du fédéral sont essentiellement budgéraires bien que différentes études n’établissent pas de lien direct entre nombre de médecins et consomation médicale. La Communauté française donne la possibilité à ceux qui le souhaitent, de poursuivre leurs études de médecine parce que c’est leur projet. Ceux qui ont entamé d’autres études, peuvent les poursuivre.
Jean-François dit:
J’espère que vos réponses dans les enceintes parlementaires sont plus rapides et fournies… Il faut arrêter de jeter la balle sur quelque autres responsables…
Il y a un problème récurent dans la profession… La Belgique n’est pas le seul pays à avoir mal négocié les besoins de la population.
Les médecins sont de plus en plus mobiles car l’emploi est aussi en manque dans des pays scandinaves (publique) ou alors à Malte et en Lybie (Privé).
Il faut donner la chance aux futurs médecins de pouvoir pratiquer chez nous car nous en avons besoin. Et il faut aussi accueillir sans crainte les médecins étrangers qui viennent en Belgique (pas pour prendre la place des médecins belges) mais pour avoir de plus grandes opportunités… J’espère que le système changera bientôt.
Salutations distinguées
JF
Lematon dit:
@Françoise
Le contingent est déterminé par une commisison de planification qui tient compte de ces données.
Il y a d’ailleurs plus d’étrangers entrant que de belges sortants, les médecins de labo ont un numero inami et une maternité ne compte que quelques mois (dans une carrière de 45 ans pour bénéficier de la pension complète, faut-il le rappeler?)
Marie Dominique Simonet dit:
Bas2 médecine, bonjour
Lorsque je suis arrivée en 2004 les étudiants en médecine m’ont dit combien leur situation était difficile à vivre. C’est pour cette raison que de manière courageuse, j’ai mis en place un système d’orientation à la fin de la première année. Parallèlement, nous avons pu obtenir une augamentation consistante du nombre de numéros INAMI réalité concrète pour les étudiants en médecine. Ce système , à l’époque, avait été qualifié de moins mauvais système, notamment par les recteurs et les doyens. Jusqu’à fin septembre 2008, ce système avait été conforté par les diverses décisions de justice intervenues depuis 2005. Les 29 septembre et 2 octobre, deux décisions de justice remettent en cause le système. Vu cette incertitude, et sans attendre la décision de la Cour constitutionnelle, j’ai proposé de régulariser dès lors les étudiants.
François dit:
Bonjour Madame Simonet,
Mon frère fesait partie en juillet 2007 des reçus-collés. Il a donc du recommencer son année et donc repayer un minerval, une année de kot…
Y a t’il un remboursement prévu pour ces étudiants ? Si à qui faut-il s’adresser ?
Stéphane dit:
Je me permets de remonter la question de Baussart qui n’a pas reçu de réponse…
Baussart dit:
Ma fille est une “reçue-collée” de l’année 2006-2007 (moyenne de 14 ) et reçue cette année (G.D.) aprés une année aussi pénible qu’inutile. Que comptez-vous faire pour réparer le préjudice d’une année perdue ?
morgane dit:
Merci de votre réponse mais seront-ils certains d’obtenir un numéro INAMI? sinon quelles seront leurs solutions après avoir fait 7 ans d’études pour ne pas obtenir de numéro INAMI? Ils devront faire un autre métier?
Françoise dit:
Réponse à Lematon
Vous oubliez sans doute tous les médecins diplomés qui ne pratiquent pas la médecine proprement dite mais travaillent en laboratoire, sont en “congé” de maternité parfois très prolongé, partent à l’étranger…
Marie Dominique Simonet dit:
Bonjour Morgane,
Le Gouvernement de la Communauté française s’est mis d’accord sur ma proposition vendredi dernier de permettre à tous les étudiants reçus-collés mais aussi tous ceux qui avaient obtenu les 60 crédits por les années 2005-2006, 2006-2007 et 2007-2008. Ceux qui entament cette année académique, seront évalués selon les règles normales de Bologne. Ceci vaut pour la médecine mais aussi la dentisterie.
Yayou75 dit:
Merci de votre réponse.
Pourquoi,selon vous alors, le fédéral veut-il absolument des mesures de contingentement en médecine ? Que comptez/pouvez vous faire afin de protéger (bétonner) vos compétences ?
Bac2 medecine dit:
Nous pensons qu’il serait temps de laisser les doyens gérer ce problème. Chacune de vos décisions, ou vos absence de décision empirent le problème. Ca fait peut-être bien de faire plaisir à quelques étudiant en première juste avant les élections mais penser que vous jouer avec des vies, penser à ce que nous vivrons dans 6ans.
Lematon dit:
C’est très juste, Madame Simonet.
L’AR du 12/6/2008 prévoit même 1230 attestations par an entre 2015 et 2018.
Si ce rythme effréné devait se maintenir une génération, cela signifierait 1 médecin pour 300 habitants. Qui parle pénurie?
Avec un quota si élevé, il est évident qu’aucun “reçu-collé” de cette année et des suivantes n’obtiendra d’attestation. Il faut qu’eux mêmes et les parents le sachent!!
petitvenin dit:
Madame,
vous dites “Il n’y a pas de réserve de numéros INAMI pour les étrangers, l’Europe nous oblige à les leur donner si ils peuvent professer chez eux”
A partir du moment où il n’y a pas de numéro INAMI pour nos enfants, nos étudiants comment arrive-t-on à en trouver pour les étrangers ?
Merci
Eveline dit:
Je m’étonne qu’au bout de 34 minutes de chat, vous n’ayez rendu qu’une seule réponse aux questions des lecteurs.
Marie Dominique Simonet dit:
car elle n’existe pas.
Françoise dit:
N° d’INAMI pour les médecins étrangers. Ne faudrait-il pas au moins instaurer un examen d’équivalence pour préserver le niveau élevé de la médecine en Belgique. Ces médecins étrangers sont loin d’avoir le niveau des médecins sortant de nos universités.
Merci Madame la Ministre.
Michel dit:
Bonjour,
Il y a un ENORME déséquilibre dans la pyramide des âges des médecins, car il y a eu un extraordinaire engouement dans les années ‘75. Sept ans plus tard, ces étudiants étaient diplômés…
L’accroissement du nombre d’étudiants a alors été jusqu’à 500 % dans certaines facultés.
Si cela s’est passé, c’est justement parce qu’il n’y avait pas de planification. On serait bien moins en difficulté si les âges des médecins étaient mieux répartis.
Il vaut bien mieux se préoccuper à trouver des solutions plutôt que de prôner une dérégulation très libérale.
(On sait à quoi cela conduit ….)
.
On fait grand cas des médecins “étrangers” qui travaillent chez nous.
Trois remarques à ce propos :
1. beaucoup ont fait leurs études chez nous
2. le nombre de migrants ne sont pas si élevés que cela
3. c’est une question salariale. si plombier polonais, médecin roumain : quelle différence ?
Quelles sont les solutions ?
Accepter l’idée de planification. Revoir le niveau des quotas (cela a déjà été fait au Fédéral). Stimuler les installations en zones rurales. Favoriser la médecine générale plutôt que la médecine spécialisée si chère (!) aux Universités.
Marie Dominique Simonet dit:
Yayou75 bonjour,
La Communauté française est responsable de la formation des étudiants et de la délivrance des diplômes. Le fédéral est responsable de l’accès à la profession et donc des numéros INAMI .
Ce n’est évidement pas la Communauté française qui souhaite le numerus clausus mais le fédéral qui le lui impose. Depuis 1997, tous les Gouvernements de la CF composés de tous les partis démocratiques ont du gérer cette situation sans jamais pouvoir apporter LA BONNE SOLUTION
petitvenin dit:
Merci pour votre réponse
Qu’en sera-t-il si nos enfants souhaitent pratiquer à l’étranger ?
Ils ont les titres, une excellente formation, mais pas de numéro INAMI. Ils ne pourraient donc pas pratiquer en France, Allemagne ou Luxembourg !!! Edifiant si tel était le cas.
Marie Dominique Simonet dit:
A Petivenin,
Il n’y a pas de réserve de numéros INAMI pour les étrangers, l’Europe nous oblige à les leur donner si ils peuvent professer chez eux. Le système fédéral depuis 1997, et avant il n’y avait pas de limitation, contingente les numéros INAMI rien que pour les diplômés de chez nous. C’est abérant et c’est pour cela que je dis que le système fédéral a démontré ses limites.
morgane dit:
Madame,
Si j’ai bien compris, les reçus-collés depuis 2005 peuvent retourner en médecine? Est-ce que la décision est définitive ou attend-on encore l’avis de la cour constitutionnelle? Qu’en est-il des étudiants qui se sont dirigés vers d’autres études et qui maintenant on la possibilité de retourner en médecine? Qui va leur rembourser leur année d’étude “perdue” dans d’autres sections qui ne les intéressaient peut etre pas mais qu’ils ont bien du fair en dépit d’autres choses?
Marie Dominique Simonet dit:
A Lematon,
C’est sûr que ce n’est pas simple mais depuis 2004, on a quand même fait progresser de manière significative le nombre de numéros INAMI …
Marie Dominique Simonet dit:
Allexandre bonjour,
D’abord, l’examen d’entrée en ingénieur a un tout autre objectif : vérifier un minimum de compétences en mathématique et certainement pas de réduire volontairement le nombre de candidats.
Bien au contraire, puisqu’on manque d’ingénieurs.
L’examen d’entrée médecine est mis en place en Flandre mais ne permet pas l’adéquation avec les numéros INAMI. Premier problème.
Ensuite, les étudiants sortant d’humanité devront être départagés sur des compétences acquises en humanités et donc éloignées de celles de la médecine. De nombreux parents d’étudiants qui avaient réussi la médecine la première année m’ont dit que leur enfant a l’entrée n’aurait sans doute pas réussi mais à force de travail, de persévérence, ils ont amélioré considérablement leur niveau. Tout le monde a un an pour être jugé sur les mêmes cours.
Et enfin, les étudiants reçus collés avec parfois des moyennes de 13,5 ou plus en médecine n’auraient-ils pas réussi l’examen d’entrée…
petitvenin dit:
Madame,
Vous dites :
“L’Europe est passée à 27 membres dont les ressortissants peuvent librement venir travailler en Belgique et dès lors obtenir sans difficulté, en ce qui concerne les médecins étangers, leur numéro INAMI. Le système doit être fondamentalement revu au fédéral notamment sur bases des conclusions attendues dans le cadre du cadastre médical.”
Ce qui laisserait donc sous entendre qu’il y a une réserve de numéros INAMI pour les médecins étrangers ?
Ne devrait-on pas leur faire passer les examens que nos médecins ont dû passer ?
Philippe SUNOU dit:
Madame,
Pour une fois, le système des reçus-collés n’étonne aucun des pays voisins. Partout, un concours de recrutement suit les études. Et beaucoup d’étudiants en médecine sont appréciés dans les administrations, les laboratoires, l’Armée … etc.
Lematon dit:
Merci de votre réponse Madame Simonet.
Néanmoins, lorque vous dites que vous allez vous battre au fédéral pour changer le système, vous rêvez tout éveillée.
J’ai siégé des années dans ces commissions: ça ne changera pas parce que tout va bien en Flandre.
Ou alors pire: vous allez poser une bombe sur notre sécurité sociale fédérale. J’en connais qui n’attendent que ça!
Françoise dit:
Stages avant inscription en médecine : Merci de votre réponse, Madame la Ministre.
Cela se pratique déjà dans certains pays. En Belgique, le stage “soins infirmiers” en fin de 1ère (si l’on a réussi) ou de 2e sont assez similaires à ce qui se passerait avant d’entamer les études. Les jeunes n’ont pas encore de formation médicale à proprement parler mais ils peuvent se rendre compte de certains aspects du métier, le coup de main qu’ils donnent soulage les équipes en place plus qu’il ne les gêne. Ils découvrent leurs réactions face au sang, aux plaies, aux maladies (certains abandonnent en cours de route parce qu’ils n’arrivent pas à y faire face, autant le savoir avant de commencer. Ils peuvent être évalués sur leurs qualités humaines et leurs rapports aux patients.
Marie Dominique Simonet dit:
Monsieur Magosse, bonjour,
Dite-le à Laurette, c’est ce que je fais depuis 4,5 ans et comme je l’ai toujours dit, au parlement ou ailleurs, je suis contre le numerus clausus fédéral en 4,5 ans on a quand même pu en se battant, passer de 280 numéros INAMI en 2004 à 492 en 2008. Ce système a été décidé par le fédéral en 1996. La situation a fondamentalement changée aujourd’hui. L’Europe est passée à 27 membres dont les ressortissants peuvent librement venir travailler en Belgique et dès lors obtenir sans difficulté, en ce qui concerne les médecins étangers, leur numéro INAMI. Le système doit être fondamentalement revu au fédéral notamment sur bases des conclusions attendues dans le cadre du cadastre médical.
petitvenin dit:
Merci pour votre réponse,
mais il s’agit d’étudiants qui sont actuellement en 2ème bachelier et qui ont dû recommencer la première, car pas assez bonne moyenne !
Donc, si on s’en était tenu “au numerus clausus”, ma fille, comme les étudiants ayant vécu cette atrocité de numerus clausus, auraient leur numéro INAMI à la fin de leurs études !
nous sommes donc repartis pour de longues années d’incertitude, de stress, de retournement de situation !
Yayou75 dit:
L’examen d’entrée n’est pas la solution : outre le fait que ce genre d’épreuve est discriminant pour les étudiants venant de milieux pas forçément préparé à l’université (Mais qui,grace à des mesures adéquates en promotion de la réussite,parviennent à dépasser ces “handicaps” de départ…) , cela ne regle absolument pas la question le nombre de médecins à la sortie.
Maintenant, vu la pénurie qui est réelle et qui pose pas mal de problemes dans les institutions hospitalieres etc.,pourquoi vouloir mettre un filtre à ces études à tout prix ?
Lematon dit:
@Yayou75
Sorry, je maintiens.
Naguère, on plaçait les étudiants sur une courbe de Gauss de manière à laisser passer ce qui était possible pour l’école. Il y avait donc aussi une sélection, bien plus obscure qu’aujourd’hui, mais personne ne se plaignait.
Les “beaux points” d’aujourd’hui, juste sous le quota, arrangent bien les recteurs.
Marie Dominique Simonet dit:
Lematon et Petivenin, Bonjour,
Les étudiants qui sont en 3ème année ainsi que les suivantes bénéficieront du système de contingentement en aduéquation avec le nombre de numéros INAMI imposé par le Fédéral. A partir du moment où l’on dissocie les études et les numéros INAMI, comme les étudiants l’ont demandé en justice, tous ceux qui réussissent peuvent dès lors poursuivre leurs études sans garantie absolue.
Je vais bien sûr poursuivre le combat pour mofifieir le système au fédéral.
petitvenin dit:
Bonjour,
Pourquoi instaurer des limitations dans l’attribution de numéro INAMI. Vous avez vécu un certain temps à Gouvy, vous devez connaître la situation des médecins dans cette région. Est-ce normal d’en arriver à une telle situation.
De même à la clinique de St vith, ils doivent faire appel à des médecins étrangers (de l’ancien bloc de l’est) qui ne correspondent pas du tout et qui y sont renvoyés vite fait vu leur niveau d’études extrêmement bas, alors qu’ici le niveau d’études est excellent et que nos universités et écoles supérieures forment des personnes très capables.
Votre parti est actuellement au pouvoir, ne pouvez-vous pas intervenir auprès des membres de votre parti au fédéral à ce sujet.
merci de m’avoir lue.
alexandre dit:
Il est tellement simple de réaliser un examen d’entrée…le système est clair et juste….même si l’on ne maitrise pas à l’unité pret le nombre d’étudiant…cela marche bien pour les ingénieur civil…et ce n’est pas cruel…qu’attendez-vous?
Magosse Eric dit:
Madame Simonet,
Comment peut-on encore justifier le numerus clausus alors que bon nombre services d’urgence d’hôpitaux sont “envahis” par des “médecins” d’origine diverse dont le diplôme et la compétence prêtent à sourire, quand il n’y a pas d’erreurs graves à la clé ? Le tout par manque de médecins formés sérieusement dans nos écoles. Je travaille dans le milieu et je pourrais vous raconter 200 anecdotes amusantes, ou souvent beaucoup moins !
Yayou75 dit:
Lematon : Les “reçus-collés” ne sont pas des “pétés” comme vous l’écrivez,certains ont même de trés beaux points,ils étaient juste en dessous du quota attribué à leur institution…
Par ailleurs,Madame la Ministre,que répondre aux “reçus-collés” d’il y a 2 ans ?
Marie Dominique Simonet dit:
A Françoise : Bonjour,
Il est évident que les stages en hopital sont extrêmement importants et sont déjà prévus dans le cursus partiellement. L’instaurer en début d’études est une piste mais qui présente également des inconvénients ; les jeunes n’ont à ce moment aucune formation médicale, ne pourront poser aucun acte bien sûr et être accompagnés de personnel qui par ailleurs, est particulièrement déjà sollicité.
petitvenin dit:
Bonjour,
Comment pouvez-vous maintenant garantir aux étudiants de deuxième bachelier médecine qu’ils obtiendront leur numéro INAMI à la fin de leurs études ?
Comment puis-je “rassurer” ma fille à ce sujet, elle qui a dû batailler pour arriver en deuxième bachelier ?
Devra-t-elle en revivre des années telle celle qu’elle a connue à Namur : vols de notes, vols de matériel, fausses informations, ambiance mortelle, aucune entraide entre les étudiants,…. ?
Merci
Lematon dit:
Bonjour.
C’est assez cocasse de lire les titres des journaux : « Les reçus-collés ont gagné » etc…
N’est-ce pas tout le contraire ? N’ont-ils pas tout perdu, puisqu’ils vont se lancer dans 7 années d’études pour NE PAS ÊTRE MÉDECIN à la fin !
Il serait temps que :
-les politiques leur disent la vérité
-les étudiants acceptent les règles (qu’ils avaient d’ailleurs déjà acceptées avant de s’inscrire en premier bacho)
-les recteurs cessent de ruminer le bon vieux temps où ils se remplissaient les caisses avec des 500-600 étudiants par unif en première.
-les journalistes appellent un chat un chat : « reçu-collé » c’est bien beau en comm, mais en réalité il s’agit de « pétés », point
Dernière chose : les études étaient bien plus difficiles et plus insécures de mon temps, avant le numerus clausus. Avec 13% de réussite en première sess en première candi. Et on ne se plaignait pas. Aujourd’hui, la mode est aux recours, mais tant qu’aucun problème ne se pose en Flandre (ni à l’UCL semble-t-il), le contingentement continuera (les nouveaux contingents promulgués par Laurette Onkelinck sont d’ailleurs très, très laxistes).
Eric dit:
Bonjour Madame la Ministre !
Affecté par une vilaine sclérose en plaques et vivant en plein cœur des Ardennes belges, j’ai souvent l’occasion de discuter avec mon médecin de famille. Bilan. Les médecins fuient les campagnes et rien ne nous dit que d’ici une dizaine d’année, il nous faudra faire plus de 50 km pour se rendre dans un hôpital en cas d’incident, même banal ! Hôpitaux qui, d’habitude, surfacturent n’importe quoi quand certains « toubibs » ne s’auto prescrivent pas sous le couvert d’asbl bien organisées (désolé, j’ai été auditeur interne/analyste financier dans un hôpital et je sais de quoi je parle !)
Ne croyez-vous pas que, dans une optique à moyen terme, afin de maintenir les personnes âgées et malades à domicile le plus longtemps possible (en tenant compte du vieillissement de la population, des incertitudes liées à nos futures pensions et des rêves du MR quand à la destruction du système de sécurité sociale actuel au profit de sociétés d’assurances qui risquent un jour d’investir nos cotisations dans des produits comme les subprimes – sic ! – encore désolé : j’ai débuté ma carrière dans une certaine société dénommée Shearson Lehman Hutton Inc et là encore, j’ai vu pas mal de chose… !!!), il faudrait lancer dans une véritable campagne de sensibilisation et de motivation des jeunes aux études de médecine !? D’entreprendre un travail de « dévénalisation » du métier en hôpital ? Avec un renforcement des cours de psychologie élémentaires pour leurs relations futures avec les patients (…) ?
Dur dur, mais avec tous mes respects.
Marie Dominique Simonet dit:
Bonjour,
Je suis prête à répondre à toutes vos questions.
Françoise dit:
En lieu et place
- d’un numerus clausus ridicule qui limite l’accès des belges à la profession médicale et obligeant les hôpitaux à faire appel à des médecins étrangers sans doute moins qualifiés
- d’un examen d’entrée qui établirait une discrimination entre riches et pauvres, entre élèves des bonnes écoles et les autres
Ne serait-il pas plus judicieux d’instaurer, à l’instar de ce qui se fait dans certains pays, un stage d’un mois en hôpital obligatoire et évalué, prérequis indispensable à l’inscription en fac de médecine. Stage qui permettrait aux jeunes de voir si c’est vraiment ce qu’ils veulent faire et qui éliminerait bien des touristes inscrits uniquement pour les allocations ou parce qu’ils ne savent pas quoi faire… et qui encombrent inutilement les auditoires au détriment des étudiants réellement motivés.
Merci d’explorer cette piste.
clip dit:
pourquoi faut-il qu’on change les règles pour un fils de prof (de médecine), petit-fils de prof, neveu de “leader” de parti (socialiste), liégeois, comme la ministre .. ??? pas besoin de répondre; ça s’appelle du copinage ! ah OUi ! ce gars était un doublant !! !! Il ferait mieux de postuler pour la présidence des jeunes gardes socialistes caviars; mais il deviendra prof, ou mieux encore, pistonné directeur du CHU ( d’Esneux ?)
ce que vous avez fait Madame est dég. pour tous les autres qui méritaient mieux les années précédentes, mais eux et elles vous les avez méprisés; c’est dégoutant, pour rester poli
Baussart dit:
Ma fille est une “reçue-collée” de l’année 2006-2007 (moyenne de 14 ) et reçue cette année (G.D.) aprés une année aussi pénible qu’inutile. Que comptez-vous faire pour réparer le préjudice d’une année perdue ?
ferro dit:
Comment pouvez-vous maintenant garantir aux étudiants de deuxième bachelier médecine qu’ils obtiendront leur numéro INAMI à la fin de leurs études ?
Comment puis-je “rassurer” ma fille à ce sujet, elle qui a dû batailler pour arriver en deuxième bachelier ?
Devra-t-elle en revivre des années telles qu’elle a connues à Namur : vols de notes, vols de matériel, fausses informations, ambiance mortelle, aucune entraide entre les étudiants,…. ?
Anne Kumps dit:
C’est bien pour les reçus-collés. Tous les étudiants peuvent donc mener leur cursus à terme. Auront-ils cependant tous un n° Inami en fin d’études et donc un accès réel à la profession ? Il faut établir d’urgence un “cadastre” des médecins qui exercent réellement! et tenir compte de ceux qui “prêtent” leur n° Inami à un collègue (pour des raisons fiscales ?, pour le garder pour couvrir les besoins de leur famille ? Merci.