On en parlait depuis trois ans au moins et elle avait failli voir le jour en 2007 avant d'être annulée. Mais cette fois, c'est sûr, la Brussels Biennial aura lieu dans la capitale du 19 octobre prochain au 4 janvier 2009.
Pratique
Parallèlement à ce programme officiel, plusieurs lieux s'associent à l'événement, pour un programme « Off » : Bozar, Argos, la Centrale électrique, le CCNOA, Yum 21C, le Wiels et, bien sûr, de nombreuses galeries bruxelloises.
Mercredi matin, dans un salon de la gare de Bruxelles-Midi, on en dévoilait les lieux d'exposition, la thématique et les lignes de force. « Le thème choisi est celui de la modernité, explique Barbara Vanderlinden, directrice artistique de la manifestation. La date d'ouverture n'a pas été choisie au hasard puisqu'il s'agit de la date de clôture, cinquante ans plus tôt, de l'Expo universelle de 1958. Celle-ci voulait montrer la modernité dans tous ses aspects. Cinquante ans plus tard, il nous a semblé pertinent de nous poser la question de savoir ce que signifiait la modernité aujourd'hui. »
Réalisée en étroite collaboration artistique avec huit institutions d'art contemporain et dix curateurs, elle occupera quatre espaces d'envergure qui furent par le passé des symboles de la modernité : l'ancien tri postal de Bruxelles-Midi, la station de prémétro Anneessens, la gare Centrale et la Banque nationale. Situés sur l'axe nord sud traversant Bruxelles, ceux-ci disposent de très larges espaces et deux d'entre eux (le tri postal et l'ancien centre culturel de la station Anneessens) sont actuellement inutilisés. Au total, un peu plus de 80 artistes se répartiront sur 8.000 mètres carrés d'espace d'exposition. Une surface impressionnante qu'il s'agira d'occuper avec des propositions fortes, susceptibles de placer Bruxelles sur la carte des manifestations incontournables dans le domaine des arts plastiques. Un pari à la fois risqué et excitant.
Se démarquant de la plupart des autres biennales, Barbara Vanderlinden a fait appel à plusieurs institutions artistiques invitées à présenter leur proposition. Le Muhka d'Anvers, le BPS 22 de Charleroi, l'Appartement 22 de Rabat, l'agence Drik de Dhaka et plusieurs institutions hollandaises font partie de ce petit groupe d'institutions dont sont issus les dix curateurs qui ont mis sur pied le programme.
Anneessens Scandaleux d'oser écrire qu'Anneessens était inoccupé !Le ministre Smet a viré au moins 6 associations diverses qui y trouvaient refuge (d'un club de photos à un club de modélisme) et qui utilisaient ces lieux bien plus que 2,5 mois par an......et qui représentaient également au moins 80 personnes.Malheureusement, politiquement c'était moins visible que de créer une biennale