Le palmarès des Césars
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vendredi 24 février 2012, 19:14
Meilleur film : "The Artist". Meilleur réalisateur : Michel Hazanavicius. Meilleure actrice : Bérénice Bejo. Seul Omar Sy ('Intouchables") a privé Jean Dujardin du César du meilleur acteur. Le palmarès complet
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Meilleur film : "The Artist" (Michel Hazanavicius)
Acteur : Omar Sy ("Intouchables")
Actrice : Bérénice Bejo ("The Artist"). "Je vous ai toutes adorées, les autres actrices, mais je le voulais vraiment", a-t-elle lancé aux comédiennes Ariane Ascaride, Marina Foïs, Leila Bekhti, Valérie Donzelli, Marie Gillain et Karin Viard, contre lesquelles elle était en lice.
Réalisateur : Michel Hazanavicius ("The Artist"). "Je voudrais dire aux autres réalisateurs que les films que j'ai vus étaient super bien. J'ai vraiment eu beaucoup de chance d'être choisi", a-t-il lancé, en rendant hommage au producteur Thomas Langmann: "L'audace du film, c'est à lui que je le dois, à son panache". Il aussi loué ses deux acteurs principaux, Jean Dujardin et Bérénice Bejo, sa compagne dans la vie : "Le charme, le travail accompli est dément, après c'est assez facile pour moi. Je voudrais dire à Bérénice: le film te doit beaucoup, tu l'as inspiré".
Film étranger : "Une séparation" (Asghar Farhadi)
Adaptation : Yasmina Reza et Roman Polanski ("Carnage"). C'est Kate Winslet - récompensée précédemment d'un César d'honneur qu'elle aurait dû recevoir des mains de son réalisateur - qui est venue chercher la statuette. Officiellement, Roman Polanski était grippé.
Scénario original : Pierre Schoeller ("L'exercice de l'Etat")
Actrice dans un second rôle : Carmen Maura ("Les femmes du 6ème étage"). "Je suis très fière d'être une actrice espagnole, ce soir. Grâce à vous, je sens que je suis une petite partie de la famille du cinéma francais et j'aime ça. Je me sens très bien chez vous", a déclaré cette actrice fétiche de Pedro Almodovar.
Premier film : "Le cochon de Gaza" (Sylvain Estibal). "C'est un grand honneur pour moi et tous les cochons vietnamiens", a lancé le réalisateur, photographe à l'AFP actuellement basé en Amérique du Sud, remerciant au passage son "producteur du septième lard". "Nous avons amené une cochonne à Malte manger des sardines, c'était pas gagné!", a-t-il ironisé, en rendant hommage à "tous les acteurs palestiniens et israéliens qui ont pris un grand risque en tournant ce film".
Espoir masculin : Grégory Gadebois ("Angèle et Tony")
Acteur dans un second rôle : Michel Blanc ("L'exercice de l'Etat"). Il était en lice contre Nicolas Duvauchelle, Frédéric Pierrot et Joey Starr dans "Polisse", Bernard Le Coq dans "La conquête". Michel Blanc, qui a été nommé huit fois au total déjà pour les Césars, a évoqué ce "rôle très différent de ce que j'ai pu aborder" auparavant. C'est "un type de rôle dont je rêvais" mais dans lequel je n'étais "pas sûr que le public m'accepte", a ajouté ce comédien qui campe dans ce film un personnage sérieux et austère, loin de ses rôles de comique.
Espoir féminin : ex aequo, Naidra Ayadi ("Polisse") et Clotilde Hesme ("Angèle et Tony")
Son : Olivier Hespel, Julie Brenta et Jean-Pierre Laforce ("L'exercice de l'Etat")
Musique originale : "The Artist" (Ludovic Bource, enregistrée par le Brussels Jazz Orchestra et le Brussels Philharmonic)
Montage : Laure Gardette et Yann Dedet ("Polisse")
Photographie : Guillaume Schiffman ("The Artist")
Décors : Laurence Bennet ("The Artist")
Costumes : Anaïs Romand ("L'Apollonide - Souvenirs de la maison close")
Film documentaire : "Tous au Larzac" (Christian Rouaud)
Film d'animation : "Le chat du rabbin" (Joann Sfar et Antoine Delesvaux). Le dessinateur Joann Sfar, qui avait déjà reçu un César du meilleur premier film l'an dernier pour avoir porté à l'écran "La vie héroïque" de Serge Gainsbourg, a adapté en 3D "Le chat du rabbin", son félin philosophe issu de la BD, qui triomphe depuis 2002 à travers cinq albums dans au moins huit langues. Il a remercié son épouse et sa grand-mère qui lui "parlait tout le temps de l'Algérie. Si c'étaient les grand-mères qui enseignaient le Maghreb, ce serait un peu moins dégueulasse", a-t-il ajouté.
Fim de court-métrage : "L'accordeur" (Olivier Treiner)
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très déçu pour Jean Dujardin qui le méritait plus deux fois qu'une (même si Omar Sy était très bon dans ce rôle mais que peut-il jouer d'autre ? L'avenir nous le dira) ! Et maintenant j'ai compris pourquoi Bérénice Béjo (que j'ai toujours trouvé une actrice très moyenne) tournait à nouveau avec Hazanavicius. Une grande famille le cinéma !