Iznogoud, Grand Vizir
DANIEL COUVREUR
mercredi 22 février 2012, 09:33
L'idée du personnage s'est imposée à René Goscinny en relisant La Sieste, un gag du Petit Nicolas dans lequel un moniteur de colonies de vacances racontait aux enfants comment un ignoble vizir voulait prendre la place d'un gentil calife. Chagrin, méchant, avare, Iznogoud veut faire empaler tout le monde. Sujet à de violentes crises de nerfs et de larmes, il aime fouetter les chats et fréquenter les fakirs, les djinns, les voyants, les génies ou les magiciens dans l'espoir de prendre la place du calife. Victime de ses propres complots, il a été enfermé au cachot, perdu dans un labyrinthe, mis en cage, rendu invisible, précipité dans un piège à tigre, miniaturisé, vendu comme esclave, rendu amnésique, transformé en fou de jeu d'échecs, en boule de flipper, en asticot, en presse-livres mais il en faudrait beaucoup plus pour éteindre sa soif de pouvoir. Cinquante après sa naissance, il n'a rien perdu de son infamie.
















