L’écrivain flamand Hugo Claus, plusieurs fois favori pour le Prix Nobel de littérature, est mort, a annoncé son éditeur. Il avait la maladie d’Alzheimer et a demandé à être euthanasié. Il avait 78 ans.
Belga
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L’écrivain et poète flamand est mort mardi midi à l’hôpital d’Anvers, a annoncé son éditeur. « Claus souffrait de la maladie d’Alzheimer. », a précisé sa maison d’édition, Bezige Bij, dans un communiqué.
Hugo Claus était atteint de la maladie d’Alzheimer depuis dix ans déjà, indique Piet Piryns, le journaliste qui s’est vu autoriser de rédiger la biog raphie de l’auteur.
« Hugo Claus lui-même avait été le premier à détecter la présence de cette maladie », poursuit Piet Piryns. « Il y a un peu plus de deux ans, un diagnostic officiel avait été rendu. Hugo a alors décidé qu’il voulait choisir lui-même la date de son départ. » « La date de l’euthanasie a été arrêtée tout récemment », poursuit Piet Piryns. « L’écrivain était parfois très perturbé ces derniers temps mais il avait encore tout de même des moments de lucidité pendant lesquels il comprenait parfaitement ce qu’il se passait. » Les funérailles de l’écrivain auront lieu le 29 mars au théâtre anversois du Bourla. Il n’y aura pas de service religieux.
« Je le connais suffisamment pour savoir qu’il voulait partir dans la fierté et la dignité. Il va nous manquer », a déclaré le ministre flamand de la Culture, Bert Anciaux.
Son décès constitue une « grande perte pour toute la société », a-t-il dit, ajoutant que « pour moi, il est le meilleur poète de tous les temps ».
Né le 5 avril 1929 à Bruges, Hugo Claus, romancier, poète, dramaturge, scénariste, auteur d’une centaine d’ouvrages, avait également participé au tournant des années 1950 au mouvement artistique Cobra, comme son compatriote le peintre belge Pierre Alechinsky.
Ayant vécu un temps à Paris, où il a été influencé par le mouvement surréaliste et Antonin Artaud, mais a choisi d’écrire en néerlandais, il s’était présenté avec son sens bien connu de la provocation comme « un flamingant francophone ».
Dans son roman le plus célèbre, « Le chagrin des Belges », il décrivait avec le lyrisme brutal et truculent qui est sa marque de fabrique une certaine médiocrité réactionnaire du milieu provincial flamand. Il y dénonçait la collaboration flamande avec l’occupant allemand durant la Seconde guerre mondiale, un des thèmes tabous de la politique belge.
En septembre dernier, il a signé avec 400 autres personnalités flamandes une pétition pour s’opposer au « discours de séparatisme qui plane dans les négociations gouvernementales ».
Bravo l'artiste On ne peut pas ne pas être ému au fond du coeur devant le courage et le fierté de cet écrivain flamand qui avait su voir "qui "était qui " dans notre pays .Une seule chose m'a toujours gèné dans ses mer'veilleux livres et textes ,c'est le titre de 'Le chagrin des belges" ILa famille dont il y avait fait merveilleusement le portrait n'était pas à l'image des belges mais uniquement à,celle de certains flamands .
rien que pour le "chagrin des belges" (extraordinairement bien traduit en français), ses dialogues et monologues intérieurs à couper le souffle, ses personnages inoubliables (hubert seynhaeve - parrain -, staf, mèreke, bomaman, raf, becca, genevoix, sale sef, marnix de puydt, mononc robert, des dizaines d'autres), les coins et recoins du coeur humain exposés avec une acuité incroyable qui bouleverse encore à la dixième lecture,merci hugo clauset peu importe au fond que cela se passe en flandre, pendant l'occupation, c'est un livre universel
Claus le célèbre aventurier cosmopolite J'aime pas le mot "euthanasie" vu qu'on en parle plus souvent pour des chiens que pour des humanoïdes.Il ne pouvait rien arriver de mieux vu la vacherie de cette maladie.
Chagrin des Belges. Un grand monsieur nous quitte. Il a pu choisir de mourir, comme il le désirait. Son livre "Le chagrin des Belges" m'avait fort marquée.
Et il avait la maladie d'Alzheimer .... En septembre dernier, il a signé avec 400 autres personnalités flamandes une pétition pour s’opposer au « discours de séparatisme qui plane dans les négociations gouvernementales ». Comme quoi, ce genre de pétition, c'est du vent.
Hugo claus Un tout grand flamand bien trop méconnu en wallonie, un tout grand intellectuel flamand qui vomissait les flamingants plein de suffisances et autres nazilloneurs genre Vlams Belang and co. A l'occasion de son décès, nous allons probablement avoir droit de part et d'autre à des séances politico-médiatique d'une rare hypocrisie. La Belgique vient de perdre un personnage inestimable. Sincère condoléance...
###### --- ... La langue flamande a un vocabulaire moindre que le français, et c'est un fait. Point de vue mélodique, on peut aussi préférer les langues romanes aux autres langues ??? C'est un point de vue personnel... De là à dire qu'une langue est supérieure ou inférieure, ridicule, même si mon ignorance (relative) du flamand ne me frustre pas - il peut d'ailleurs y avoir de bonnes traductions, avec des livres bilingues "F-VL" ??? Dommage dans tous les cas pour la culture flamande et peut être aussi pour ce qui reste de la Belgique, qui perd un de ses géants.
@Jean Gerrekens Je suis bien d'accord avec toi, les critiques du Flamand sont dans 99% des frustrés qui ne connaissent pas assez le Flamand que pour pouvoir juger. Il s'agit là de l'opinion personelle de Claus. Cependant pour ne pas l'avoir lu, je me demande si, en prose comme en vers, la langue de ses écrits à une importance...
Hugo Claus a comme caractéristique d'user des patois flamands pour souligner l'action. Ainsi Claus,dans sa pièce de théatre "Vrijdag" (vendredi) qui décrit le retour d'un détenu dans sa famille, emploie le dialecte west flandrien afin de souligner le milieu social (défavorisé) des gens. Le nombre de dialectes flamands permet à certains auteurs de jouer avec ceux-ci pour souligner des actions. La langue française plus apurée et homogène le permet moins,bien que des auteurs comme Pagnol le font.
@Jean Gerrekens Je suis bien d'accord avec toi, les critiques du Flamand sont dans 99% des frustrés qui ne connaissent pas assez le Flamand que pour pouvoir juger. Il s'agit là de l'opinion personelle de Claus. Cependant pour ne pas l'avoir lu, je me demande si, en prose comme en vers, la langue de ses écrits à une importance...