LA UNE / Retour sur le drame de la cordillère des Andes

Témoignages de survivants

STAGIAIRE

lundi 11 février 2008, 10:14

*

Trente ans après, les survivants de cet accident d’aviation retournent sur les lieux de l’épisode le plus éprouvant de leur vie. © RTBF.

Uruguay. Un jeudi matin d’octobre 1972. L’équipe nationale de rugby est prête à s’envoler pour le Chili. L’ambiance est détendue, le printemps est chaud et l’excitation plus qu’intense. L’objectif est clair : ces jeunes sportifs veulent s’éclater pendant quatre jours, loin des parents. Lorsque l’avion survole la cordillère des Andes, les passagers sont émus face à ce paysage de montagnes enneigées. Ils ne savent pas encore qu’ils y vivront un enfer pendant 72 jours. Pour ceux qui ne mourront pas.

Rester en vie et espérer

Alors qu’une tempête envoie l’appareil tout droit dans les montagnes, un membre de l’équipage avertit les passagers : « Messieurs, préparez-vous à danser un peu. » L’angoisse ne se fait pourtant pas sentir. Les membres de l’équipe des Old Christians s’amusent à faire tanguer l’engin de plus belle. Après un deuxième trou d’air, ça devient plus grave : l’avion chute, se casse en deux et perd ses ailes entre les montagnes.

Seules 29 personnes sur les 45 présentes survivent à l’accident. Pendant plus de deux mois, il va leur falloir rester en vie et espérer. Jusqu’au 21 décembre, où deux des rescapés arrivent enfin à trouver de l’aide. La presse du monde entier leur tombe dessus pour récolter leurs impressions. « Je me sens presque heureux car je vais aller sauver mes amis », répondra Nando. Et quand, en hélicoptère, lui et Roberto retrouvent les quatorze autres miraculés, l’émotion est palpable.

Trente ans après, les survivants retournent sur les lieux de l’épisode le plus éprouvant de leur vie. Là où ils ont vécu la perte de leur mère, leur sœur, leur compagne ou leurs amis. Où ils se sont tantôt battus avec espoir tantôt réfugiés derrière l’envie de se laisser périr. Là où les souvenirs leur reviennent, bons ou mauvais. Ils y racontent leur histoire, accompagnés de leurs enfants. Ensemble, ils remercient ceux qui n’ont pas échappé à l’accident survenu des années plus tôt et leur ont permis de survivre. Mentalement et physiquement. Car après quelques jours sans alimentation, les cadavres sont devenus synonymes de nourriture.

Miracle

Le documentaire revient sur cette aventure au travers d’une reconstitution, de témoignages, photographies et image d’archives. Mais ce n’est pas la première fois qu’on s’y intéresse. En 1975 déjà, Piers Paul Read en écrivait un livre : Les survivants. Et en 1993, Frank Marshall en faisait un long-métrage du même nom. Pas étonnant quand on se rend compte à quel point cette aventure relève du miracle.

Naufragés des Andes , La Une, 22 h 30.

vos réactions

Pour réagir à cet article

  • introduisez votre nom d'utilisateur
  • rédigez votre commentaire
  • postez

Merci pour votre réaction. Votre message doit respecter la charte du Soir, à laquelle vous avez souscrit au moment de votre inscription (lire la charte): sont exclus notamment les messages racistes ou xénophobes, les propos calomnieux ou diffamatoires, les injures ou les attaques personnelles. Confirmez-vous que votre message respecte la charte ?

 

?

recevoir la newsletter quotidienne gratuite