Belziek
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CHARLINE VANHOENACKER
mardi 28 octobre 2008, 08:49
Karl Zero fait parler George Bush sur un enchaînement endiablé darchives, souvent gravement anecdotiques. © D. R.
PARIS
DE NOTRE CORRESPONDANTE
Dans la lignée des grands acteurs comiques malgré eux comme Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, déjà exploités par Karl Zero George W. Bush surpasse tout le monde.
Il était donc tout naturel qu'après Dans la peau de Jacques Chiac, couronné par un César en 2006, et Starko !, sorti cette année, le duo Karl Zero et Michel Royer propose Being W., la biographique satirique du 43e président des Etats-Unis, sortie en salles dans l'Hexagone début octobre. En Belgique, le film n'est visible que ce mardi soir, sur Arte, dans une version longue.
Jim Meskimen, la voix off américaine, imite Bush à la perfection dans le commentaire, le monologue où Bush dit « sa vérité ». « J'avais écrit une version très drôle en français, mais à la traduction, elle ne fonctionnait pas. Tout refaire, c'était l'angoisse, mais ce n'était pas plus mal : le texte a été nourri par les images », explique Karl Zero.
Il a alors travaillé sur les vannes en anglais avec Max Haller, qui avait écrit celles de Borat. Et si votre télé permet de choisir la langue, la version française est assurée par Lambert Wilson, « Une volonté d'Arte, 50 % des gens préfèrent une version française, même sur une chaîne intello. On a alors choisi la forme de la traduction simultanée. »
Ce documentaire décalé, basé sur la moquerie, commence par égrainer les « bushisms » : « Je sais que les humains peuvent coexister en paix avec les poissons », ou « Ça va prendre du temps pour restaurer le chaos. »
Contrairement aux films sur Chirac et Sarkozy, devant Being W., le téléspectateur rit jaune, et regarde le film assis entre deux canapés celui d'un divertissement où le sourire culpabilise et celui d'une charge à la Michael Moore.
Parmi les films de famille, les extraits de westerns et les images de la télé américaine, beaucoup d'archives crispent le rire. Comme ce gala de presse, où à la tribune, le président fait son numéro de grand-guignol : devant une série de diapositives où on le voit se pencher dans les armoires du bureau ovale, il commente : « Mais elles doivent bien être quelque part ces armes de destruction massive ! » Ou, sur un green de golf : « Le 11 septembre ? Un jour intéressant Bon, maintenant, regardez ce swing ! »
Alors que Karl Zero a longtemps pratiqué Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ce qui lui a permis d'exceller dans l'écriture des monologues qui traduisent ce qui se passe « dans la tête de », ici, l'exercice est moins réussi, et frôle la paraphrase.
Michel Royer livre une fois de plus un étonnant travail de documentariste : « Il existe des services d'archives dans toutes les grandes chaînes et les agences de presse. Elles sont très bien organisées pour le commerce ces images », explique-t-il. Karl Zero ajoute : « Ils ont commencé la négociation à 11.000 dollars la minute ! Le prix a baissé ensuite, mais ça m'a coûté un bras. » L'aspect « bêtisier rythmé » permet d'égrener les séquences légères, comme la fiente de pigeon sur la veste à une minute d'un discours officiel, ou le frontal avec la porte de l'avion. Mais avec W., on tombe vite dans le consternant, comme lorsqu'il se moque d'un journaliste qui porte des lunettes de soleil sous le ciel gris, alors que le journaliste... est non-voyant.
Si ce film laisse un goût de concentré d'anecdotes et c'est donc un divertissement auquel il faut s'attendre , il retrace néanmoins l'ascension d'un jeune homme, dont certaines images montrent qu'il s'est longtemps désintéressé des affaires du monde (pour peu qu'il s'y intéresse aujourd'hui...). En travaillant sur les images, Karl Zero a trouvé Bush cynique. « Mais attachant, aussi. J'ai compris pourquoi il avait été réélu : il a su jouer de son côté crétin. » Selon le résultat des élections, l'auteur a déjà repéré son prochain sujet : Sarah Palin.
Being W., Arte, 21 h.
Belziek
ha
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bof
Après avoir partiellement visionné le film sur Arte (je n'ai tenu que la première partie), je suis plutôt d'accord avec le contenu de l'article.Karl Zero nous avait habitués à mieux. Une suite d’images d’archives commentées certes avec humour mais on frise l’overdose. Plus proche de l’esprit vidéo gag que de Michael Moore.
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J'ai hâte de le voir en tout cas...
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http://leweb2zero.tv/video/karl_9548bfc12bd2e34
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@[1] Leli
Les 50% restants comprennent les articles du soir, ne vous inquiétez pas pour eux. Relisez la phrase que vous citez partiellement...
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Busherie
http://users.dxadsl.be/spb34472/rechauffem...ique_humour.htm
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Une version française d'un phénomène purement américain... sur Arte? Quelle foutaise! Parce que le niveau langagier du Président Bush est à la portée du plus basique étudiant... Vraiment dommage.
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50 / 50
Une volonté d’Arte, 50 % des gens préfèrent une version française, même sur une chaîne intello. On a alors choisi la forme de la traduction simultanée. » Les autres 50 % ? On s'en fiche ?
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