Pourquoi Adele fait-elle craquer tout le monde ?

PHILIPPE MANCHE

dimanche 04 décembre 2011, 10:23

L'Anglaise, 23 ans au compteur, est le phénomène 2011 avec son deuxième album déjà écoulé à 14 millions d'exemplaires. Voici les cinq raisons de son succès.

Adele est jeune. Née le 5 mai 1988 à Tottenham, berceau des Spurs, dans le Nord de Londres. Elle empoigne son premier micro à 14 ans et « sait » qu'elle a envie d'écrire, composer et chanter. Sur base de trois chansons sur MySpace, le premier réseau social axé sur la musique, Adele signe avec XL Recordings. Ce label britannique héberge les Beck, Radiohead ou Vampire Week-end. Un gage indéniable de qualité.

En 2008, avec son premier album 19, le monde découvre la « soul de cœur brisé » d'Adele. Qui depuis, a le monde à ses pieds. Tentative de décryptage de ce qu'il convient d'appeler un sacré phénomène.

La simplicité

Adele est une fille simple. Qui ne court pas les soirées à la mode et joue copain copain avec les paparazzi. Sans se prendre pour Mireille Dumas, on peut imaginer que son enfance y est pour beaucoup. Son père quitte le domicile lorsqu'Adele a à peine trois ans. Elevée par sa mère, elle manifeste dès son plus jeune âge une addiction à la voix. Et chante les classiques des Spice Girls, « le » groupe de son enfance.

Au quotidien, Adele est d'une coolitude sans nom. « C'est une fille simple et tout ce qu'il y a de plus normal » analyse Jan De Mars, general manager de XL Recordings Belgique. « Elle aime rigoler, boire une bière et ne crache pas sur une blague salace. En fait, elle raconte des blagues comme les mecs entre eux. Tout le monde achète Adele. Le fan des Stones comme celui des White Stripes. Tout le monde l'aime. » Pour revenir à cette simplicité qui la caractérise, on peut aussi imaginer sans verser dans la sociologie à deux balles, qu'à l'époque des Lady Gaga, Rihanna et de leurs concerts péplum, le public souhaite autre chose. De l'épure. Ou tout simplement un peu de douceur dans un monde de brutes…

Les textes

Adele ne s'en cache pas. Que ce soit sur 19 ou 21, ses textes évoquent des fêlures, des histoires d'amour qui finissent mal (en général). La vie quoi ! Quiconque a eu le coeur brisé se reconnaît immédiatement dans les textes de la chanteuse, compositeur et interprète. Et pour le coup, Adele, devient la grande soeur. La complice. La copine à qui on peut tout raconter grâce à une complicité immédiate et presque évidente.

La voix

Qu'on aime ou pas importe finalement peu. Le timbre de la Miss, chaud et rond, fait l'effet d'une grosse doudoune. D'une bouillotte pour l'âme, en quelque sorte. Sa tessiture est décrite comme « contraltro sensuelle ». Il y a dans la voix d'Adele des inflexions jazz et blues qui ajoutent une touche classe à ses cordes vocales. Des cordes vocales en surchauffe d'où une opération nécessaire et aujourd'hui réussie.

Une source au Sun racontait récemment qu'Adele ne devait absolument pas parler pendant sa convalescence au risque de courir à la catastrophe. Pas folle, elle se sert d'une application qui transforme ses messages écrits en messages vocaux. « Elle l'a utilisé pour acheter un café et commander un taxi », explique cette même source.

L'intelligence

Elle a beau dire à qui veut l'entendre qu'elle ne sait pas ce qu'elle pourrait bien faire si sa carrière partait en sucette, Adele sait très bien ce qu'elle fabrique. La façon de gérer sa carrière – même si elle est bien entourée – laisse pantois. Adele n'est venue que deux fois en concert chez nous alors que d'autres groupes débarquent tous les six mois. Et en salle alors que tous les festivals la réclament. Histoire, c'est louable et respectable, de se produire dans des salles aux jauges raisonnables (voir ci-dessous).

Amy Winehouse

C'est clairement le succès d'Amy Winehouse qui a ouvert les portes pour Adele mais aussi pour, au hasard, Duffy, Kate Nash ou même Amy Mc Donald avant que cette dernière ne se prenne pour la grande sœur d'Avril Lavigne. On a connu phénomène identique à la fin des années 80 avec l'arrivée des chanteuses folk comme Suzanne Vega ou Tracy Chapman. En attendant la suite...

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[11] sardonie2010 dit le 05/12/2011, 13:49

Pas un mot sur Joss Stone qui l'a précéda de 8 ans et qui n'a qu'un an de plus? On en parle moins, pourtant son talent est égal. Est-ce parce qu'elle a rompu son contrat avec EMI? Est-ce que dans les 5 raisons qui expliquent son succès, on a pas oublié le marketing?

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[10] pr2948 dit le 05/12/2011, 13:30

Je ne craque pas du tout. En tant que chanteuse, elle est insignifiante... Mais cet avis n'engage que moi.

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[9] Razoumikhine dit le 05/12/2011, 11:55

C'est qui celle-là?

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[8] Mr Wang dit le 05/12/2011, 11:34

A Alain 54 "On aime ou on n'aime pas" Voilà encore un bel exemple de nivellement par le bas, de jugement manichéen. Non, monsieur, on ne résume pas un artiste, une oeuvre à "on aime ou on n'aime pas". Il y a une sacrée marge et de la nuance entre les deux. Adele, par exemple, j'aime un peu, mais pas beaucoup. Pas au point de "craquer" comme Manche l'écrit, ou d'acheter son disque, mais pas au point non plus de couper la radio quand je l'entends, c'est même plutôt agréable. A dose homéopathique, quoi! Et il n'y a rien d'intello à avoir un avis différent du vôtre. Ceci dit, Adele en live, c'est pas extraordinaire malgré sa voix si typique (de contralto, M. Manche, pas contraltro!). Chez Jools Holland, je l'ai trouvée décevante. Mais ça vole déjà une classe plus haut que Rihanna ou Lady Gaga.

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[7] dushmol dit le 04/12/2011, 22:43

y'a une raison?

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